Ciné-Asia, Crime - Policier, Japon

ANIKI, MON FRÈRE (2000)


Aniki, mon frère (2000)

 

Synopsis : Pour ne pas se soumettre au clan qui a tué son boss, Yamamoto (Takeshi Kitano), un yakuza de Tokyo, retrouve son jeune demi-frère, Ken (Claude Maki), à Los Angeles. Celui-ci a arrêté ses études pour devenir dealer. Il présente Aniki, « son grand frère », à sa bande.Débarqué aux Etats-Unis sans parler un mot d’anglais et confronté à une culture qui lui est totalement étrangère, Yamamoto reconnaît Denny (Omar Epps), un gangster afro-américain qu’il a balafré dans la rue. Malgré une certaine méfiance au départ, une amitié inattendue s’instaure entre les deux hommes, Denny étant le seul à comprendre réellement le code d’honneur des yakuzas.Rapidement, Yamamoto retrouve la vie criminelle qu’il menait au Japon. Il prend la tête du gang, supprime le fournisseur de Ken et donne une leçon à un gang chicano qui voulait quitter son territoire. Le business est florissant, le gang en pleine expansion, le yakusa et ses hommes finissent même par s’allier avec leur rival japonais pour s’agrandir. Mais après son refus de traiter avec la mafia, Yamamoto va engager une nouvelle guerre qui s’annonce sans pitié.

Origine du film : Japon, États-Unis
Réalisateur : Takeshi Kitano
Scénario : Takeshi Kitano
Acteurs : Takeshi Kitano, Omar Epps, Claude Maki, Amaury Nolasco, Masaya Kato, Susumu Terajima
Genre : Policier
Durée : 1h 54min
Date de sortie : 13 décembre 2000
Année de production : 2000
Titre Original : Brother
Distribué par : Bac Films

Notre commentaire : « Aniki, mon frère » est un film américano-japonais datant de l’année 2000 et réalisé par Takeshi Kitano, dont nous avons programmé de revoir prochainement « Outrage » (2010). Les acteurs principaux sont Takeshi Kitano, que nous avons récemment dans « Battle Royale » (2000), Omar Epps, que l’on connaît essentiellement pour son rôle du Dr. Foreman dans la série télévisée « Dr. House » (2004-2012) ou encore Masaya Kato, qui fut à l’affiche de « Shinjuku Incident » (2009), aux côtés de Jackie Chan.

Nous sommes des grands fans du génie cinématographique du brillant Takeshi Kitano. Ses deux films, « Hana-Bi » (1997) et « Violent Cop » (1991) sont probablement parmi  nos favoris malgré que plusieurs autres films tels l »excellent « Zatoichi » (2003) et ce « Aniki, mon frère » (2000), trouvent, bien entendu, également grâce à nos yeux. Il est cependant une espèce de parenthèse dans l’œuvre du réalisateur, ayant la particularité d’avoir été en partie tourné aux Etats-Unis. Takeshi Kitano en est encore une fois et le réalisateur, et l’acteur principal, et nous offre encore une fois une grande performance. 

Takeshi Kitano est certainement l’un des plus grands talents multi-cinématographiques qui ait jamais vécu. Les personnages sont fantastiques, les plans longs, les silences, le déferlement soudain de violence, tout est magnifiquement filmé. Le choc des cultures est violent, et pour peu que l’on soit passionné par la culture nippone, on comprend ce qui anime les différents protagonistes et le détachement qu’ils peuvent avoir par rapport à la mort. 

Le reste de la distribution offre également de belle performance, et Omar Epps s’en plus que bien dans cette aventure de petits dealers de quartiers qui se retrouvent progressivement à la tête d’un gang qui va engranger des milliers de dollars. La violence est très présente sans pour autant être trop brut de décoffrage. 

« Aniki, mon frère » possède tous les éléments habituels de Takeshi Kitano et malgré que nous y sommes habitués, c’est toujours à couper le souffle. Les flashbacks sur des événements essentiels au déroulement de l’histoire, de longs plans séquence, sans montage, les plans serrés sur les visages qui expriment les pensées en silence, un humour tordu, entre autres éléments. Le thème principal de « Aniki, mon frère » est la loyauté et l’amitié qui devient presque de l’amour. La dernière scène est fantastique et très inhabituelle pour Takeshi Kitano, n’ayant jamais souligné son message que comme il le fait dans ce film. 

Un film qui ravira les fans du réalisateur, mais qui pourrait décevoir un grand nombre d’occidentaux, tant le style est imprégné de la culture nippone. Cela dit, même au Japon, Takeshi Kitano ne fait pas l’unanimité. Certainement en raison du déferlement de violence. Reste à se forger sa propre opinion. 

 

Notre note :

 

Bande-annonce du film :

Publicités

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Les commentaires sont fermés.

Nombres de Visites

  • 184 646 visiteurs ont fréquenté ce blog. Merci à tous !

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :