Comédie, Found Footage

PROJET X (2012) ★★★☆☆


Projet X (2012)

 

Synopsis : Alors qu’ils semblaient jusque-là se fondre dans la masse, trois lycéens décident de sortir de l’anonymat. En apparence, leur projet est plutôt inoffensif puisqu’ils ont l’intention d’organiser une fête des plus mémorables. Mais rien n’aurait pu les préparer à la soirée qu’ils s’apprêtent à vivre… La rumeur se propage alors rapidement, tandis que les rêves des uns s’effondrent, les résultats scolaires des autres dégringolent, et des légendes se forgent…

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Nima Nourizadeh
Scénaristes : Matt Drake, Michael Bacall
Acteurs : Thomas Mann, Oliver Cooper, Jonathan Daniel Brown, Miles Teller
Musique : /
Genre : Comédie
Durée : 1 heure et 28 minutes
Date de sortie : 14 mars 2012 (France)
Année de production : 2012
Sociétés de production : Silver Pictures, Green Hat Films
Distribué par : Warner Bros. Pictures
Titre original : Project X
Notre note : ★★★☆☆

Notre commentaire : « Project X » ou « Projet X » pour la version française est une comédie américaine datant de 2012, réalisée par Nima Nourizadeh, à qui l’on doit également « American Ultra » (2015). Les acteurs principaux sont Thomas Mann, qu’on a pu voir dans « Hansel & Gretel: Witch Hunters » (2013), Oliver Cooper, qu’on a pu voir dans « Burying the Ex » (2014) et Jonathan Daniel Brown, qu’on a pu voir dans « Kid Cannabis » (2014). À noter également la participation de Miles Teller, qu’on a pu voir dans « Divergente » et ses suites.

Le producteur Todd Phillips a décrit le film comme une expérience, après que le producteur exécutif, Alex Heineman, ait fourni le concept de base, basé sur le partage des histoires de fêtes mémorables racontées par les différentes équipes de production, auxquelles ils avaient soit assisté, soit entendu parler. Le scénariste Michael Bacall a développé toutes ces histoires dans un scénario pour proposer une histoire qui se déroulerait sur une seule nuit dans le but de créer la meilleure fête de lycéens de tous les temps. Le reste de l’histoire s’est étoffé dans les semaines suivantes. 

Nima Nourizadeh avait uniquement travaillé sur des vidéos musicales et des publicités auparavant, mais il a attiré l’attention des producteurs pour son travail sur une série de publicités pour Adidas. Nima Nourizadeh a expliqué aux producteurs comment il voudrait développer le scénario et la façon dont il voulait que le film soit regardé et ressenti, et il a finalement été invité à venir de Londres à Los Angeles, pour ce qu’il croyait être deux semaines, mais qui s’est finalement étendu à deux ans. 

« Project X » n’était pas le titre qui était prévu initialement, mais il a été maintenu afin de capitaliser les intérêts générés par les rumeurs entourant ce projet secret. Pour amplifier cet aspect secret, les producteurs ont décidé de ne pas envoyer les scripts complets aux membres de la distribution, fournissant uniquement les pages qui concernaient leur personnage respectif.

Pour créer l’impression que les événements présentés dans « Projet X » s’étaient réellement passés, les producteurs ont décidé d’éviter d’enrôler des visages connus, en trouvant des acteurs complètement nouveaux. Todd Phillips, le producteur a déclaré que l’objectif de l’appel public était de trouver des « acteurs inconnus » et « des personnes de toutes les ethnies, qui n’auraient pas forcément eu la chance de jouer ensemble dans un film. Todd Phillips et le producteur Joel Silver ont décidé de créer un appel de casting public à l’échelle nationale, afin de permettre à tout résident des États-Unis de plus de 18 ans d’auditionner pour « Project X » par le biais d’un site Web spécialement conçu pour l’occasion. Les acteurs étaient invités à fournir des vidéos d’eux-mêmes en train de raconter des histoires embarrassantes ou drôles. 

Le recrutement d’acteurs n’ayant pas une grande notoriété a permis de maintenir le budget de production faible en évitant les gros salaires nécessaires pour s’attacher le service de célébrités. Pour se préparer aux rôles et créer une amitié crédible entre les trois comparses, Jonathan Daniel Brown, Oliver Cooper et Thomas Mann ont été envoyés à Disneyland ensemble et ont passé un week-end à Big Bear City, en Californie.

La photographie principale a commencé le 14 juin 2010, à Los Angeles, en Californie, disposant d’un budget de 12 millions de dollars. Le tournage a eu lieu pendant vingt-cinq nuits entre 17 heures et 5 heures du matin sur la Warner Ranch à Burbank, en Californie. Cet ensemble contient une fausse zone résidentielle avec plusieurs maisons. La maison des parents de Thomas était située directement en face de la maison utilisée par le personnage de Danny Glover, Roger Murtaugh, dans le film d’action de 1987 que Joel Silver avait produit, « L’Arme Fatale ».

La production a décidé de filmer sur cet ensemble parce qu’il aurait été difficile de réaliser la chose dans un vrai quartier. Todd Phillips, le producteur a expliqué que l’utilisation d’un vrai quartier aurait également été difficile, voir impossible, en raison des dommages engendrés par les incendies nécessaires pour le film. Une grande partie de l’ensemble a été détruite dans le cadre de ce tournage. Le film a été en grande partie tourné dans l’ordre chronologique. Le tournage était maintenu dans une « ambiance de fête », avec Jesse Marco, un disc-jockey new-yorkais qui assurait la musique même lorsque les caméras ne tournaient pas afin de maintenir l’énergie des acteurs et des figurants. Pendant le tournage, la police de Burbank a reçu de nombreuses plaintes concernant le bruit et la musique, par les riverains de cet ensemble de studios en plein air.

Le film est principalement présenté du point de vue du personnage de Dax et sa caméra, mais Nima Nourizadeh, le réalisateur, a également obtenu des images fournies par les acteurs et les figurants avec des appareils tels que des BlackBerry et des iPhone pour capturer des événements qui se produisaient en dehors de la perspective ou la connaissance du cameraman. Il en est résulté des heures d’images qui ont dû être observées par NimaNourizadeh et son équipe pour trouver des segments qui pouvaient être incorporés dans le film final.

Au cours de sa course au box-office, le film a rapporté près de 55 millions de dollars en Amérique du Nord et 48 millions de dollars sur les marchés étrangers pour un total mondial d’environ 103 millions de dollars.

L’histoire proposée par « Projet X » est relativement simple, pour ne pas dire simpliste, voir même stupide : devenir un « mec cool » au lycée, être reconnu, sortir de l’anonymat. Pour atteindre cet objectif, organiser une fête mémorable à l’occasion d’un anniversaire. Les choses s’organisent et atteignent des proportions inimaginables, puis incontrôlables pour finalement devenir dangereuses. Pour développer ce film, il faut avouer que le script est amusant et certaines scènes sont en effectivement très drôles.

Mais le problème est ailleurs. Le film met en avant un comportement irresponsable, des agissements inconscients, des pratiques irréfléchies. Le film banalise l’usage de la drogue, ou tout du moins rend la prise d’ecstasy insignifiante et la consommation de grande quantité d’alcool, comme étant un élément indissociable de la fête, de l’amusement. Par ailleurs, ce film est profondément misogyne. Les jeunes femmes ne sont perçues, par la majorité des protagonistes, que comme des proies, comme de la « chatte à fourrer ». Cela ne peut que conforter une partie du jeune public à penser comme cela, banalisant le sexe sans sentiment, en l’associant de facto à la surconsommation d’alcool et à l’absorption de drogue. Le tout sans réfléchir aux conséquences. 

D’un autre côté, il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse et tomber dans le rejet massif en remplissant le rôle que jouaient tous les parents « coincés du cul » dans les années 1950 en dénonçant les dangers du rock & roll, en appliquant les mêmes jugements moraux sur les événements du film. Ça reste un film et encore une fois, certaines situations sont fondamentalement drôles. L’anarchie pure des événements du film est passionnante. Tout part en « live », tout part en vrille, tout part en sucette. 

« Projet X » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 7 août 2012 chez Warner Home Vidéo France. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Projet X » est une comédie complètement déjantée, mais drôle. En tant que parents, on ne peut qu’être horrifié par l’ampleur du désastre, mais en tant que fêtard, on ne peut que se délecter d’autant d’idées à mettre en application. L’histoire tient du ridicule, notamment sur les motivations, mais le script est amusant. Le casting est sympathique, et même attachant. L’intrigue est quasiment inexistante, car on se doute dès le début que tout va partir de travers, même sans avoir lu le synopsis. L’ensemble reste divertissant même si la morale est allègrement foulée du pied.

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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