Horreur, Thriller

BABYCALL (2011) ★★★☆☆


Babycall (2011)

 

Synopsis : Anna fuit son ex-mari violent, avec son fils de 8 ans, Anders. Ils emménagent à une adresse tenue secrète. Terrifiée à l’idée que son ex-mari ne les retrouve, Anna achète un babyphone pour être sûre qu’Anders soit en sécurité pendant son sommeil. Mais d’étranges bruits, provenant d’un autre appartement viennent parasiter le babyphone. Anna croit entendre les cris d’un enfant…

Origine du film : Norvège, Allemagne, Suède
Réalisateur : Pål Sletaune
Scénariste : Pål Sletaune
Acteurs : Noomi Rapace, Kristoffer Joner, Vetle Qvenild Werring
Musique : Fernando Velázquez
Genre : Horreur, Thriller
Durée : 1 heure et 36 minutes
Date de sortie : 2 mai 2012 (France)
Année de production : 2011
Sociétés de production : 4½ Film
Distribué par : SF Norge
Titre original : The Monitor
Notre note : ★★★☆☆

Notre commentaire : « The Monitor » ou « Babycall » est un thriller psychologique datant de 2011, réalisé par Pål Sletaune. Les acteurs principaux sont Noomi Rapace, qu’on a pu voir dans « Sherlock Holmes : Jeu d’ombres » (2011) et Kristoffer Joner, qu’on a pu voir dans « The Wave » (2015)ainsi que dans « The Revenant » (2015).

Bien que le film soit classifié dans la section « Horreur » , « Babycall » tient plus du thriller psychologique, malgré le fait qu’il y ait, en effet, une scène teintée de gore dans la dernière partie du film. Après avoir visionné ce film, deux autres métrages reviennent en tête. Le premier serait « Dark Water » (2005) pour l’atmosphère type HLM dans lequel la principale protagoniste, Anna (Noomi Rapace), vit en compagnie de son fils, Anders (Vetle Qvenild Werring). Le deuxième film serait « Les Intrus » (2009) pour l’intrigue qui consiste à se demander quelle est la part de vérité et quelle est la part de fantasme ou de délire. 

Le rythme proposé par « Babycall » est vraiment lent. On peut donc pleinement faire connaissance avec cette femme, qui sous ses airs paranos semble avoir vécu un drame, une rupture avec son conjoint, qui manifestement serait violent, brutal, et selon toute vraisemblance, non seulement envers elle, mais également à l’encontre d’Anders, leur fils. Malheureusement, les choses ne se mettant en place que dans la dernière partie du film, cette lenteur est préjudiciable, malgré le format assez court du film, annoncé à 1h36, mais ramené autour des 1h27 avant générique de clôture. On se demande franchement où tout cela nous emmène, avant cette dernière partie où le puzzle se met en place afin de délivrer les réponses à nos interrogations. 

Noomi Rapace délivre une très bonne prestation. L’actrice nous emmène dans ses angoisses, dans sa paranoïa et finalement dans sa folie. La mise en scène laisse beaucoup de place au doute, le personnage de Noomi Rapace, a, dans une certaine mesure, conscience de ses absences, de ses visions et donc que son esprit montre des signes de faiblesse.

L’actrice offre à son personnage des moments de lucidité extrême, permettant de mettre à jour des actes de maltraitances sur un autre enfant vivant dans le même immeuble, notamment grâce au baby phone qu’elle utilise pour veiller sur le sommeil de son propre fils. Ce dernier ayant une dizaine d’années, il n’a nullement besoin d’une telle surveillance, mais cela s’inscrit dans une démarche où la mère a peur d’une irruption soudaine du père, et c’est plus elle-même qu’elle cherche à rassurer, se sentant manifestement seule et lutte sans cesse contre ses peurs.

De son côté, Kristoffer Joner, délivre également une bonne prestation. L’acteur offre un personnage en proie avec la culpabilité de devoir prendre la décision d’interrompre le traitement thérapeutique qui maintient artificiellement sa mère en vie, tout en voulant aider son prochain et ainsi venir en aide à Anna (Noomi Rapace). 

« Babycall » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 4 décembre 2012 chez Arcadès. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Babycall » est un film qui s’élève au-dessus de la moyenne, essentiellement grâce à la très bonne performance de Noomi Rapace, qui nous livre un personnage criant de sincérité et de crédibilité. Cependant, en dehors de cela, il n’y a que peu de raisons de trouver de la satisfaction dans ce film, sauf pour le suspense et l’aspect dramatique de la situation. Et la manière dont tout cela se termine n’est guère optimiste. En d’autres termes, l’histoire est sombre et la mise en scène renforce l’aspect cauchemardesque de la trame principale. En outre, il faut oublier le côté horreur, il n’y a rien de surnaturel, juste un drame profond. Un film à ne pas regarder en période de dépression !

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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