Drame, Science fiction

EX MACHINA (2015) ★★★★☆


Ex Machina (2015)

 

Synopsis : Caleb, 24 ans, est programmeur de l’une des plus importantes entreprise d’informatique au monde. Lorsqu’il gagne un concours pour passer une semaine dans un lieu retiré en montagne appartenant à Nathan, le PDG solitaire de son entreprise, il découvre qu’il va en fait devoir participer à une étrange et fascinante expérience dans laquelle il devra interagir avec la première intelligence artificielle au monde qui prend la forme d’un superbe robot féminin.

Origine du film : Royaume-Uni, États-Unis
Réalisateur : Alex Garland
Scénariste : Alex Garland
Acteurs : Alicia Vikander, Domhnall Gleeson, Oscar Isaac, Sonoya Mizuno
Musique : Ben Salisbury, Geoff Barrow
Genre : Drame, Science-fiction
Durée : 1 heure et 48 minutes
Date de sortie : 3 juin 2015 (France)
Année de production : 2015
Sociétés de production : Film4, DNA Films
Distribué par : Universal Pictures
Titre original : Ex Machina
Notre note : ★★★★☆

Notre commentaire : « Ex Machina » est un thriller psychologique de science-fiction datant de 2015, écrit et réalisé par Alex Garland, qui signe ici son premier long-métrage. Les acteurs principaux sont Domhnall Gleeson, qu’on a pu voir dans « The Revenant » (2015), Alicia Vikander, qu’on a pu voir dans « Jason Bourne » (2016), Oscar Isaac, qu’on a pu voir dans « Mojave » (2015) et Sonoya Mizuno, modèle et ballerine britannico-japonaise, qui fait là ses débuts devant la caméra. 

Les fondations de ce qui allait devenir « Ex Machina » ont pris forme lorsque Alex Garland avait 11 ou 12 ans, après que ses parents lui aient acheté un ordinateur et qu’il ait expérimenté des notions de base du codage en ayant parfois l’impression que celui-ci lui donnait parfois l’impression d’avoir son propre esprit. Ses idées se sont affinées plus tard après avoir eu des années de discussions avec un ami qui s’était spécialisé dans la neuroscience, et qui affirmait qu’une machine ne pourrait jamais développer du sentiment. En essayant de trouver des réponses à ses propres interrogations, il a commencé à consulter des ouvrages sur le sujet. Durant la pré-production de « Dredd » (2012), sur lequel il fut co-producteur et scénariste, Alex Garland finalisa ses idées en les couchant sur le papier. D’autres inspirations sont venues de films comme « 2001, l’Odyssée de l’Espace » (1968) de Stanley Kubrick ou encore « Altered States » (1980) de Ken Russell, mais également des ouvrages de Ludwig Wittgenstein et de Ray Kurzweil. Désirant une liberté totale, sans avoir à ajouter des séquences d’action conventionnelles, Alex Garland a fait son film sur un budget aussi petit que possible. 

Le film a été tourné comme une live-action ordinaire. Il n’y avait pas d’effets spéciaux, d’écran vert, ou des marqueurs de suivi utilisés pendant le tournage. Tous les effets ont été réalisés en post-production. Pour créer les caractéristiques robotiques d’Ava, ils ont filmé les scènes avec et sans la présence de l’actrice Alicia Vikander, ce qui leur a permis de capturer l’arrière-plan derrière elle. Les parties qu’ils voulaient garder, en particulier les mains et le visage, étaient alors rotoscopées tandis que le reste était peint en numérique et l’arrière-plan derrière elle a été restauré. D’autres effets visuels ont été réalisés, comme les vêtements d’Ava vus à travers les zones transparentes de son corps, le sang de Nathan après avoir été poignardé, et l’intérieur des cerveaux artificiels.

Le tournage principal a commencé le 15 juillet 2013 et s’est déroulé pendant quatre semaines aux Studios Pinewood plus deux semaines au Juvet Landscape Hotel à Valldalen, en Norvège. Le métrage a été filmé en numérique sur une résolution en 4K. L’éclairage a fait appel à des leds de tungstène sur les différents ensembles de décors pour éviter la lumière fluorescente utilisée généralement dans les films de science-fiction.

« Ex Machina » est une nouvelle fois, comme je le soulignais dans la critique de « Morgane » (2016), une nouvelle interprétation du mythe de Frankenstein, où comment l’être humain essaie de se prendre pour un concepteur de vie. Et fatalement, ça lui revient toujours dans les dents… Dans le cas présent on ajoute une forte dose de psychologie et de technologie. Là où Morgane était un être génétiquement modifié, Ava est à 100 % un robot. Mais si effectivement les protagonistes du métrage font preuve d’une évidente capacité intellectuelle, le film n’est pas une prison cérébrale. C’est un thriller psycho-technique élégant. Un film intelligent et élégant sur les hommes et les machines qu’ils fabriquent. Et ainsi, de poser la sempiternelle question, qu’advient-il lorsque la machine dépasse son concepteur. 

Pour une première réalisation, Alex Garland signe un métrage dont la mise en scène est non seulement très soignée et esthétique mais parfaitement maîtrisée. L’histoire permet au film de progresser vers une fin entièrement justifiée et prévisible, mais à travers des idées travaillées et une exploitation d’idéaux ainsi qu’une exploration des rôles masculins et féminins de la société. Le tout en faisant appel à l’utilisation d’une intelligence artificielle. Le travail du scénariste-réalisateur a toutes les chances de devenir un classique. 

La distribution est judicieuse, Alicia Vikander, Domhnall Gleeson et Oscar Isaac donnent beaucoup de relief à leur rôle respectif. Chaque acteur mettant parfaitement en lumière les caractéristiques particulières de leur personnage. La photographie est vraiment très plaisante, dans les choix d’éclairage, de luminosité. Les décors sont réellement agréables, offrant un mix entre modernisme et nature. La bande originale est tout aussi captivante. « Ex Machina » a obtenu de nombreuses nominations et remporté plusieurs prix dont l’Oscar 2015 dans la catégorie « Best Visual Effects« .

« Ex Machina » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 6 octobre 2015 chez Universal Pictures Vidéo (France). Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Ex Machina » est un très bon film de science-fiction doublé d’un tout aussi bon thriller psychologique. L’histoire est une revisite moderne du mythe de Frankenstein, malgré les engrenages high-tech et la fibre optique, tout ceci ressemble fortement à la même histoire, où la création échappe à son concepteur. Les décors sont très plaisants tout comme la luminosité qui accompagne le métrage. La distribution est judicieuse et la mise en scène est vraiment séduisante. L’ensemble dégageant un divertissement très agréable et captivant. 

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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