Biopic, Drame, Policier, Thriller

BRAQUAGE À L’ANGLAISE (2008) ★★★★☆


Braquage à l'Anglaise (2008)

 

Synopsis :  Jusque là, Terry Leather s’était toujours contenté de vols de voitures et de petites magouilles, mais lorsque Martine lui propose de participer au braquage infaillible d’une prestigieuse banque londonienne, il y voit la chance de sa vie… L’enjeu est la salle des coffres remplie de millions en liquide et de bijoux extraordinaires, mais Terry et son équipe ignorent que l’endroit renferme aussi quelques secrets que les plus puissants dignitaires du royaume ne veulent à aucun prix voir sortir…

Origine du film : Royaume-Uni
Réalisateur : Roger Donaldson
Scénaristes : Dick Clement, Ian La Frenais
Acteurs : Jason Statham, Saffron Burrows, Richard Lintern, David Suche, Keeley Hawes, Stephen Campbell Moore, Gerard Horan
Musique : J. Peter Robinson
Genre : Biopic, Drame, Policier, Thriller
Durée : 1 heure et 51 minutes
Date de sortie : 6 août 2008 (France)
Année de production : 2008
Sociétés de production : Mosaic Media Group, Relativity Media LLC
Distribué par : Lionsgate
Titre original : The Bank Job
Notre note : ★★★★☆

 

Ce film est le choix de nos twittos suite à notre sondage de la semaine #05 (2017)

 


Notre commentaire :
« The Bank Job » ou « Braquage à l’Anglaise » est un thriller dramatique britannique datant de 2008, réalisé par Roger Donaldson, à qui l’on doit également « Le Pacte » (2011). Les acteurs principaux sont Jason Statham, qu’on a pu voir dans « Mechanic: Resurrection » (2016), Saffron Burrows, qu’on a pu voir dans « Peur Bleue » (1999), Richard Lintern, qu’on a pu voir dans « Unmade Beds » (2009) et David Suchet, que l’on connaît essentiellement pour avoir interprété le détective Hercule Poirot. 

Le film est basé sur le braquage de Baker Street dans le centre de Londres en 1971, dans lequel l’argent et les objets de valeurs dérobés n’ont jamais été récupérés. Les producteurs prétendent que l’histoire n’a pas été racontée en 1971 en raison d’une requête D-Notice (secret défense) imposée par le gouvernement de l’époque, prétendument pour protéger un membre de la famille royale britannique. Toujours selon les producteurs, ce film est destiné à révéler la vérité pour la première fois, bien qu’il inclût des éléments significatifs de fiction.

« Braquage à l’Anglaise » est donc un film basé sur une histoire vraie. C’est toujours impressionnant de voir le travail qui est effectué afin de reconstituer une atmosphère correspondant à une époque particulière. Un travail spécifique a dû ici être effectué au niveau des décors, des costumes, des véhicules et du look arboré par les acteurs pour se fondre dans leur personnage respectif censé évoluer au début des années 1970.

L’histoire débute comme un braquage classique. Le premier acte consiste à recruter les membres qui vont composer l’équipe ainsi que la préparation du braquage. Le second acte se focalise sur le braquage à proprement parlé et le troisième acte, le plus complexe, la gestion des conséquences de ce cambriolage. L’affaire prend une tournure particulière, car en dévalisant la banque, les malfaiteurs mettent la main sur divers documents compromettant. Des photos pornographiques d’un membre de la famille royale prises lors d’une partouze, qui permettent à un truand de faire chanter le gouvernement. Un carnet de notes révélant les pots-de-vin que verse un mafieux à des flics corrompus. Des photos d’imminents membres du gouvernement prises lors de séance SM dans un bordel. De quoi avoir le MI5 et le MI6 sur le dos, la mafia, des policiers véreux et la police régulière en prime. 

Le rythme est plutôt soutenu, surtout dans la deuxième partie du film où les choses s’accélèrent et où Terry Leather, le personnage principal de cette histoire, interprété par Jason Statham, doit jongler avec les différents antagonistes qui veulent tous récupérer, coûte que coûte, les biens qui leur ont été dérobés à l’occasion de ce braquage. Quelques scènes d’action viennent agrémenter l’intrigue, sans pour autant être prédominantes. 

Pour la petite anecdote, selon Roger Donaldson, le réalisateur, la journée de tournage la plus difficile fut lorsqu’il dut filmer la scène du bordel. Cette scène exigeait que les femmes se déplacent en étant vêtues uniquement de jarretières. Cependant, le réalisateur précise, que lorsqu’il a voulu débuter la scène, il a découvert que la plupart des femmes avaient le pubis rasé, ce qui était anachronique pour 1971. Les actrices ont donc dû porter des perruques pubiennes appelées merkins. Cela a causé de nombreux problèmes, car les merkins étaient difficiles à maintenir en place. Ils glissaient et le tournage de cette scène fut bien plus complexe qu’il n’y paraissait. 

Bien que l’intrigue se complique de par la multiplication des intervenants et des personnes concernées par le braquage, la compréhension reste fluide et on peut facilement suivre les tenants et les aboutissants de chaque séquence. La distribution est très britannique et on retient essentiellement les prestations de trois acteurs. Jason Statham, un peu plus calme qu’à l’habitué, mais qui dispose tout de même d’une petite scène de baston dans la dernière partie du film. Saffron Burrows, qui dispose d’un rôle intéressant, avec un personnage qui joue un double-jeu. James Faulkner, qui interprète un pseudo-dandy roublard, escroc sans grande envergure. L’acteur s’en donne à cœur joie en jouant les pseudos nobles. 

« Braquage à l’Anglaise » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 17 mars 2009 chez Seven7. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Braquage à l’Anglaise » est un très bon thriller policier, articulé autour d’une histoire de braquage de banque, qui se complique sérieusement en raison du contenu des coffres qui sont vidés. L’intrigue est évolutive, protagonistes et antagonistes se multiplient tout en préservant une fluidité dans la compression des événements. Quelques scènes d’actions viennent ponctuer le métrage. Le travail concernant les décors, les costumes, l’apparence des personnages, les véhicules est superbe et permet de bien s’immerger dans l’atmosphère des seventies. La distribution est plaisante et le rythme est cohérent avec la trame proposée. L’ensemble offrant un agréable divertissement. 

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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