Western

DJANGO UNCHAINED (2012) ★★★★★


Django Unchained (2012)

 

Synopsis : Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves… Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Quentin Tarantino
Scénariste : Quentin Tarantino
Acteurs : Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, Kerry Washington, Samuel L. Jackson, Don Johnson, Walton Goggins, James Remar, Franco Nero
Musique : Mary Ramos
Genre : Western
Durée : 2 heures et 45 minutes
Date de sortie : 16 janvier 2013 (France)
Année de production : 2012
Sociétés de production : The Weinstein Company, Columbia Pictures
Distribué par : The Weinstein Company, Sony Pictures Releasing
Titre original : Django Unchained
Notre note : ★★★★★

Notre commentaire : « Django Unchained » est un western américain datant de 2012, écrit et réalisé par Quentin Tarantino, à qui l’on doit également « Les Huit Salopards » (2015). Le réalisateur tient également un petit rôle dans le film. Les acteurs principaux sont Jamie Foxx, qu’on a pu voir dans « Comment Tuer son Boss ? » (2011), Christoph Waltz, qu’on a pu voir dans « Tarzan » (2016), Leonardo DiCaprio, qu’on a pu voir dans « Arrête-Moi si tu peux » (2002), Kerry Washington, qu’on a pu voir dans « Les Quatre Fantastiques » (2005), Samuel L. Jackson, qu’on a pu voir dans « Cell Phone » (2016), et Walton Goggins, qu’on a pu voir dans « Mojave » (2015).

L’histoire se déroule dans une période que l’on pourrait qualifier de prélude de ce que sont devenus les États-Unis, peu de temps avant le début de la Guerre de Sécession. On peut aborder le métrage comme un hommage très stylisé aux westerns spaghetti, et en particulier au film « Django » (1966) de Sergio Corbucci, dont l’acteur principal, Franco Nero, fait une apparition dans ce métrage. 

Le développement de « Django Unchained » a commencé en 2007, lorsque Quentin Tarantino a écrit un livre sur Sergio Corbucci. En avril 2011, le réalisateur a envoyé son projet final de scénario à la société The Weinstein Company. Le casting a commencé durant l’été 2011, avec Michael K. Williams puis Will Smith pressentis au départ pour tenir le rôle-titre du film avant que Jamie Foxx ne soit finalement engagé. Le tournage principal a eu lieu de novembre 2011 à mars 2012 en Californie, au Wyoming et en Louisiane.

La première de « Django Unchained » a eu lieu au Ziegfeld Theatre de New York le 11 décembre 2012, et fut disponible en salles à partir du 25 décembre 2012 aux États-Unis. Le film a été nominé pour plusieurs prix dont cinq Oscars. Christoph Waltz a remporté plusieurs prix pour sa performance, dont celui de meilleur acteur dans un second rôle aux Golden Globes, BAFTA et Oscars. Quentin Tarantino a remporté un Oscar, un Golden Globe et un BAFTA pour avoir écrit le scénario original du film. Le film a rapporté plus de 425 millions de dollars dans le monde entier pour un budget de 100 millions de dollars, ce qui en faisait, à ce moment-là, le film le plus rentable de Quentin Tarantino.

Après presque trois heures de projection, qu’on ne voit d’ailleurs pas passées, les impressions à chaud sont que nous venons de voir un nouveau chef-d’œuvre incendiaire de Quentin Tarantino. Un film audacieux, sanglant et stylistiquement osé. En effet, ce métrage offre une séquence sensationnelle à la suite de l’autre. Le tout construit, pour l’essentiel, autour de ces deux personnages intrigants, qui semblent tellement opposés, mais qui partagent finalement des motivations pragmatiques, pécuniaires et personnelles. 

Comme « Inglourious Basterds » (2009), qu’il faut d’ailleurs que Laurence et moi revisionnions pour vous en proposer une critique, « Django Unchained » est follement divertissant, incroyablement frénétique, souvent drôle et décalé, et merveilleusement esthétique. Mais ce film est également éthiquement sérieux dans la présentation sans concession qu’il fait de l’esclavagisme, un pan de l’histoire américaine qui n’est en rien glorieux.

Du côté du casting, on s’est délecté des envolées lyriques de Christoph Waltz qui incarne le Dr. King Schultz. Ses joutes verbales face à Leonardo DiCaprio incarnant le personnage de Calvin Candie, sont savoureuses. Jamie Foxx est excellent dans le personnage de Django, tantôt drôle, tantôt sérieux, et presque toujours sur le fil du rasoir, prêt à exploser face à la ségrégation raciale développée par les blancs d’asservir les noirs par la violence, allant jusqu’à l’indicible.

On reconnaîtra au passage Don Johnson dans le rôle d’un négrier, propriétaire de plantation, dont l’un de ces acolytes stupides n’est autre que Jonah Hill, dans une scène hilarante et décalée concernant la confection hasardeuse des cagoules qu’ils doivent porter dans une action du Ku Klux Klan, présentée comme un flashback, au milieu d’une scène de charge à cheval. Samuel L. Jackson est délectable en vieux serviteur bougon au phrasé fleuri et acerbe, dont la relation avec son Maître est ambiguë. 

Deux autres points de ce métrage sont également à souligner. D’une part, la bande originale qui est totalement excellente, mélangeant avec subtilité des titres de rap avec Rick Ross, de R’n’B avec John Legend ou encore Anthony Hamilton ainsi que des titres plus conventionnels d’Ennio Morricone, ponctués de quelques morceaux de musique classique de Beethoven ou de Verdi. D’autre part, la photographie et les visuels avec des zooms disproportionnés et des séquences allongées à la Sergio Leone. 

« Django Unchained » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 17 mai 2013 chez Sony Pictures Home Entertainment. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Django Unchained » est un excellent western, tout en étant bien plus qu’un western. Ce métrage porte une signature, celle de Quentin Tarantino. Un style bien à part, tout en étant gorgé de références. L’histoire est somptueuse avec des mares de sang, des scènes hilarantes et finalement extrêmement jouissives. La distribution est flamboyante et les prestations sont des purs moments de bonheur. La photographie est plus que plaisante et la bande originale est une petite pépite de judicieuse diversité. Bref, rien n’est à jeter dans ce film. Un pur et grand moment de divertissement. À voir absolument ! 

 

Bande-annonce :

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