Drame, Horreur, Thriller

I AM NOT A SERIAL KILLER (2016) ★★★☆☆


I Am Not a Serial Killer (2016)

 

Synopsis : L’adolescent John Cleaver est obsédé par les monstres et les tueurs en série, il sent au plus profond de lui qu’il pourrait succomber à ses pensées meurtrières du jour au lendemain. Assister sa mère April lors d’autopsies au salon funéraire familial semble le garder calme pour l’instant, tout comme son amitié avec son voisin âgé, M. Crowley. Cependant, lorsqu’une série de meurtres violents secoue la petite ville où John habite, ses pulsions se ravivent. Un vrai monstre a débarqué dans les environs, et bien que la poursuite de celui-ci puisse être sa fin, John n’a pas d’autre choix. Après tout, qui de mieux placé pour comprendre un tueur en série qu’un adolescent secrètement sociopathe ?

Origine du film : Irlande, Royaume-Uni
Réalisateur : Billy O’Brien
Scénaristes : Christopher Hyde, Billy O’Brien
Acteurs : Max Records, Laura Fraser, Christopher Lloyd, Christina Baldwin, Karl Geary, Tim Russell
Musique : Adrian Johnston
Genre : Drame, Horreur, Thriller
Durée : 1 heure et 44 minutes
Date de sortie : 9 décembre 2016 (Royaume-Uni)
Année de production : 2016
Sociétés de production : Irish Film Board, Quickfire Films, The Fyzz Facility
Distribué par : IFC Midnight
Titre original : I Am Not a Serial Killer
Notre note : ★★★☆☆

Notre commentaire : « I Am Not a Serial Killer » est un thriller d’horreur à la sauce surnaturelle, datant de 2016, dirigé par Billy O’Brien et basé sur le roman du même nom signé par Dan Wells. Les acteurs principaux sont Christopher Lloyd, qui restera à tout jamais Doc Brown dans la trilogie Retour vers le Futur, Max Records, qu’on a pu voir dans « The Sitter » (2011) et Laura Fraser, qu’on a pu voir dans « The Sisterhood of Night » (2014).

Le roman de Dan Wells, « I Am Not a Serial Killer » a été publié pour la première fois en 2009, et aux États-Unis en 2010. Le scénariste et réalisateur irlandais Billy O’Brien, qui avait précédemment écrit et réalisé le film d’horreur « Isolation », a adapté le roman à l’écran avec le co-scénariste Christopher Hyde. Robbie Ryan a oeuvré sur le film en tant que producteur ainsi que directeur de la photographie. Toby Froud était chargé de la création de la créature. William Todd-Jones fut le consultant de la créature en mouvement.

Doté d’un budget de 1,45 million de dollars, le tournage principal s’est déroulé dans l’état du Minnesota, pour débuter le 28 février 2015 et s’est achevé le 20 mars 2015. L’équipe de production s’est ensuite installée dans différentes villes du Minnesota pour filmer plusieurs scènes censées se dérouler en automne. Le métrage est sorti dans un nombre limité de salles aux États-Unis en simultanés avec une disponibilité en VOD.

La trame principale de « I Am Not a Serial Killer » est assez basique. Le bien nommé John Wayne Cleaver (Max Records) est notre personnage principal dans cette histoire. Un adolescent qui a quelques problèmes qu’on ne rencontre pas chez la plupart des protagonistes de ce type de métrage.

I Am Not a Serial Killer (2016)

I Am Not a Serial Killer (2016)

Ce jeune homme a été diagnostiqué comme étant un sociopathe. Il se bat avec l’idée qu’il risque de devenir un tueur en série. Il arrive cependant à se contrôler en s’imposant un certain nombre de règles pour éviter de se laisser submerger par ses pulsions. Curieusement, en plus de ses études, il travaille dans la morgue que dirige sa mère. La petite ville dans laquelle vit John est en proie à une série de meurtres ressemblant à des attaques de grizzly. John sent qu’il peut découvrir qui se cache derrière ces crimes.

« I Am Not a Serial Killer » est un métrage relativement lent, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. Le film prend le temps de mettre en place les relations entre les personnages ainsi que le développement des différentes personnalités. La mise en scène permet aux acteurs de s’exprimer pleinement afin de laisser s’installer l’intrigue et de laisser au spectateur le temps de développer de l’empathie pour les principaux protagonistes. Max Records, qui interprète John Wayne Cleaver fait un excellent travail permettant de laisser planer le doute sur son personnage. Est-il réellement un sociopathe ? Est-ce qu’il ne se fait pas un film ? Et finalement n’est-il pas lui-même le tueur ? 

Le développement du rythme n’est pas le seul point positif du métrage, lui permettant de se démarquer des autres films d’horreur avec un tueur en série. « I Am Not a Serial Killer » ne fait pas trop ressentir son faible budget. Il mélange d’ailleurs différents genres de manière intelligente, en s’appuyant sur son histoire en développant un ton particulier pour amener une forme d’émotion. Il n’y a pas de jump scare dans ce métrage. Bien qu’on apprécie le principe qui veut faire sursauter le spectateur dans son fauteuil, trop n’est pas forcément une bonne chose. Dans le cas de ce métrage, il y a donc une absence totale de frayeur. Le film n’est pas destiné à provoquer des cauchemars. Tout au plus il peut provoquer une réflexion sur la véritable nature du monstre. 

Bien que « I Am Not a Serial Killer » ne soit pas aussi intense que « Babadook » (2014) ou que « It Follow » (2014), mais comme pour ces deux productions de l’année 2014, il évite d’être bêtement un clone des films d’horreur produits ces dernières années, tout en ayant un budget 100 ou 200 fois plus important. Non, l’histoire est bien racontée, l’intrigue est correcte, permettant de développer une belle atmosphère. 

« I Am Not a Serial Killer » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 7 mars 2017 chez Arcadès. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « I Am Not a Serial Killer » est un film d’horreur au capital sympathie tout à fait correct. L’histoire est plaisante, évitant pleinement les clichés du genre et l’intrigue est au rendez-vous. Le rythme permet de bien développer le caractère de chacun des principaux personnages. La photographie est basique et la bande originale est convenable. La distribution est agréable et c’est un véritable plaisir de retrouver Christopher Lloyd, désormais âgé de 78 ans. Un film qui s’avère être une plaisante découverte, que l’on peut aisément recommander. 

 

Bande-annonce :

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