Biopic, Drame, Historique

LES FIGURES DE L’OMBRE (2016) ★★★★★


Les figures de l'ombre (2016)

 

Synopsis : Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Theodore Melfi
Scénaristes : Allison Schroeder, Theodore Melfi
Acteurs : Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe, Kevin Costner, Kirsten Dunst, Jim Parsons, Mahershala Ali, Aldis Hodge, Glen Powell
Musique : Hans Zimmer, Pharrell Williams, Benjamin Wallfisch
Genre : Biopic, Drame, Historique
Durée : 2 heures et 7 minutes
Date de sortie : 8 mars 2017 (France)
Année de production : 2016
Sociétés de production : Fox 2000 Pictures, Chernin Entertainment, Levantine Films
Distribué par : 20th Century Fox
Titre original : Hidden Figures
Notre note : ★★★★★

Notre commentaire : « Hidden Figures » ou « Les Figures de l’Ombre » est un biopic dramatique datant de 2016, co-écrit et réalisé par Theodore Melfi, à qui l’on doit également « St. Vincent » (2014). Le scénario est basé sur l’ouvrage du même nom écrit par Margot Lee Shetterly, sur les mathématiciennes afro-américaines qui ont travaillé à la National Aeronautics and Space Administration (NASA) durant la course à l’espace. Les acteurs principaux sont Taraji P. Henson, qu’on a pu voir dans « Quatre Frères » (2005), Octavia Spencer, qu’on a pu voir dans « Flypaper » (2011), Janelle Monáe, qu’on a également pu voir dans ‘Moonlight » (2016), Kevin Costner, qu’on a pu voir dans « Criminal » (2016), Kirsten Dunst, qu’on a pu voir dans « Midnight Special » (2016), Jim Parsons, qu’on a pu voir dans « Visions » (2015), Glen Powell, qu’on a pu voir dans « Manipulations » (2016) et Mahershala Ali, qu’on a pu voir dans « Free State of Jones » (2016).

Le 9 juillet 2015, il a été annoncé que le producteur Donna Gigliotti avait acquis les droits cinématographiques de l’ouvrage « Hidden Figures » de Margot Lee Shetterly concernant un groupe de femmes noires mathématiciennes qui avaient participé à la course spatiale de la NASA. Allison Schroeder a écrit le script, qui a été développé par Donna Gigliotti à travers la société Levantine Films. Allison Schroeder a grandi près de Cape Canaveral, ses grands-parents ont travaillé à la NASA, et elle-même a fréquenté la NASA lorsqu’elle était adolescente et a, par conséquent, abordé le projet comme un défi parfait pour elle.

Après avoir été engagé comme réalisateur dans le projet, Theodore Melfi a révisé le scénario d’Allison Schroeder et s’est concentré en particulier sur l’équilibre entre la vie familiale des trois protagonistes et leur carrière à la NASA. Dès lors que le développement du film a été annoncé, plusieurs actrices ont été approchées pour jouer les rôles de femmes afro-américaines, dont Oprah Winfrey, Viola Davis, Octavia Spencer et Taraji P. Henson.

Le tournage principal a commencé en mars 2016. Le 1er avril 2016, Jim Parsons a été enrôlé dans le film pour incarner Paul Stafford, l’ingénieur principal du groupe de travail de la NASA. En avril 2016, Pharrell Williams a rejoint le projet en tant que producteur. Il a également écrit des chansons originales et travaillé sur la bande originale du film avec Hans Zimmer & Benjamin Wallfisch.

En date du 26 mars 2017, « Les Figures de l’Ombres » avait réalisé un chiffre d’affaires de 167 millions de dollars aux États-Unis et au Canada et 53,1 millions de dollars dans les autres pays, pour un total mondial de 220,1 millions de dollars, contre un budget de production de 25 millions de dollars. Le métrage a obtenu plus de 100 nominations pour différentes cérémonies de remise de prix dont trois aux Oscars et a reçu 29 récompenses. En outre, le film a reçu des commentaires positifs de la part de la critique. 

Pendant le générique de fin de ce film, « Les Figures de l’Ombre », je me suis dit, c’est bien de rendre à César ce qui est à César. En d’autres termes, il est juste de célébrer, par l’intermédiaire d’un film, les contributions négligées mais cruciales d’une partie des équipes de la NASA, dans un moment crucial de l’histoire américaine, soit la fameuse conquête de l’espace, pour le simple fait que ces personnes étaient des afro-américaines, ou, autrement dit des « noires ».

« Les Figures de l’Ombre » permet donc de combler un vide, ou tout simplement de nous expliquer une partie de l’histoire largement inconnue dans l’histoire des États-Unis. Grace à Theodore Melfi, le réalisateur, c’est de bien belle manière : chic, engageante, amusante et très satisfaisante. À travers de superbes performances et une histoire fascinante, le métrage devient un film accompli et habilement orchestré, qui laisse une énorme sensation de bien-être, et le plaisir de se dire qu’on a ni perdu notre temps, ni notre argent. De plus, on rentre chez soi, en sachant désormais qui sont Katherine Johnson, Dorothy Vaughn et Mary Jackson.

Katherine Coleman Goble Johnson, née le 26 août 1918, est une physicienne et mathématicienne afro-américaine qui a contribué aux programmes aéronautiques et spatiaux des États-Unis, avec l’utilisation précoce des ordinateurs électroniques numériques au sein de la NASA. Connue pour la précision de la navigation céleste informatisée, elle a effectué des travaux techniques à la NASA qui a duré des décennies. Pendant ce temps, elle a calculé les trajectoires, les fenêtres de lancement et les chemins de retour d’urgence pour de nombreux vols du Projet Mercury, y compris les premières missions de John Glenn et Alan Shepard ainsi que pour le vol d’Apollo 11 en 1969 vers la Lune. Ses calculs étaient essentiels au succès de ces missions. Katherine Johnson a également fait des calculs pour les plans d’une mission vers Mars. Aujourd’hui âgée de 98 ans, elle vit paisiblement en Virginie.

Dorothy Johnson Vaughan, née le 20 septembre 1910 et décédée le 10 novembre 2008, était une mathématicienne afro-américaine et un « ordinateur humain » qui travaillait pour le National Advisory Committee for Aeronautics (NACA), puis pour la NASA, au Langley Research Center à Hampton, en Virginie. En 1949, elle devient superviseur intérimaire de la West Area Computers, la première femme afro-américaine à superviser du personnel au centre. Elle a ensuite été promue officiellement à ce poste. Au cours de ses 28 ans de carrière, Dorothy Vaughan s’est préparée à l’introduction des ordinateurs au début des années 1960 en apprenant et en enseignant à son personnel le langage de programmation FORTRAN. Elle a ensuite dirigé la section de programmation de la Analysis and Computation Division (ACD) à Langley.

Mary Winston Jackson, née 9 avril 1921 et décédée le 11 février 2005, était mathématicienne et ingénieure aérospatiale afro-américaine au National Advisory Committee for Aeronautics (NACA), puis à partir de 1958 à la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Elle a travaillé au Langley Research Center à Hampton, en Virginie, pour la plupart de sa carrière. Elle a commencé en tant que calculateur à la division West Area Computing. Elle a suivi des cours de génie avancé et est devenue, en 1958, la première femme noire ingénieure de la NASA.

En conclusion, « Les Figures de l’Ombre » est un excellent biopic, disposant d’une histoire qui permet de découvrir le travail irremplaçable et déterminant dans la course de la conquête de l’espace, de trois femmes afro-américaines à la NASA. L’intrigue se focalise sur les conditions difficiles qu’ont rencontrées ces femmes en raison de la ségrégation raciale, doublée du manque d’équité entre les hommes et les femmes. Le travail de Theodore Melfi, le réalisateur, offre un métrage particulièrement engagé du début à la fin, sans négliger l’aspect émotionnel avec une petite touche de romance. Un film qui permet de capter l’attention du cinéaste le plus inopportun. Un film à ne pas manquer.  

 

Bande-annonce :

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Discussion

6 réflexions sur “LES FIGURES DE L’OMBRE (2016) ★★★★★

  1. Ah, ce film a été un immense coup de coeur pour moi, incroyablement fort et bouleversant !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 27/03/2017, 18 06 50 03503
  2. Quelle bonne idée d’avoir porté cette histoire vraie, jusque-là, restée dans l’ombre, sur grand écran ! Pour ma part, j’ai passé un excellent moment ; c’est à la fois divertissant, instructif et touchant. Ce film valorise également les femmes scientifiques (rire).

    Aimé par 1 personne

    Publié par Jessie | 29/03/2017, 8 08 22 03223

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