Action, Drame, Mystère, Policier

THE LAST WITNESS (2001) ★★★☆☆


The Last Witness (2001)

 

Synopsis : Un cadavre est retrouvé sur le fleuve Han. L’agent Oh est sur la brèche. Il identifie rapidement le cadavre comme étant celui d’un ancien soldat, chargé d’opérations anti-communistes pendant la guerre de Corée, connu sous le nom de Narcisse Noir. Ses investigations amèneront Oh à se pencher sur l’histoire trouble du camp de détention de l’île de Geoje, point de départ de tous ces événements. Des liens amoureux passés pourraient bien être la clef de voûte de cette intrigue haletante…

Origine du film : Corée du Sud
Réalisateur : Bae Chang-ho
Scénariste : Bae Chang-ho
Acteurs : Lee Jung-jae, Ahn Sung-ki, Lee Mi-yeon, Jung Joon-ho, Lee Ki-young
Musique : Kyung-Shik Choi
Genre : Action, Drame, Mystère, Policier
Durée : 1 heure et 44 minutes
Date de sortie : 16 novembre 2001 (Corée du Sud)
Année de production : 2001
Sociétés de production : CJ Entertainment, Cinema Service, NNP Capital, Seoul Broadcasting System (SBS), Taewon Entertainment
Distribué par : Cinema Service
Titre original : Heugsuseon
Notre note : ★★★☆☆

Notre commentaire : « Heugsuseon » ou « The Last Witness » pour la distribution internationale est un thriller sud-coréen datant de 2001, réalisé par Bae Chang-ho, à qui l’on doit également « The Trip » (2010). Les acteurs principaux sont Lee Jung-jae, qu’on a pu voir dans « New World » (2013), Ahn Sung-ki, qu’on a pu voir dans « The Last Knights » (2015) et Lee Mi-yeon, qu’on a pu voir dans « A Company Man » (2012). Le métrage est une adaptation du roman du même nom de Kim Seong-jong. Il s’agit de la seconde adaptation de ce livre, la première datant de 1980.

Alors que l’idée d’une structure proposant deux films en un est à la fois originale et offre beaucoup de potentiel, c’est également et probablement la principale raison pour laquelle « The Last Witness » ne se révèle pas être un excellent métrage. Le film est finalement trop plat, et finit donc par n’être que sporadiquement efficace. L’intrigue nous emmène dans deux époques distinctes, l’une actuelle et l’autre se référant à une période plus ancienne d’une cinquantaine d’années. 

Les segments de l’histoire policière se référant au présent sont plutôt fades, le processus d’enquête n’étant pas traité avec beaucoup d’éléments, et l’inspecteur Oh, interprété par Lee Jung-jae, en dehors de montrer qu’il est un flic à la limite du légal, n’offre pas beaucoup de profondeur à l’intrigue. Le temps qui aurait pu être utilisé à développer le personnage ou même l’intrigue, afin de maintenir un certain rythme est malheureusement perdu avec des scènes d’action, certes bien exécutées, mais inutiles, impliquant parfois des personnages qui ne s’avèrent pas forcément logiques. 

Les scènes de flashbacks sont plus intéressantes, car elles apportent une forme d’originalité dans le récit, et sont également à l’origine d’un des points cruciaux du métrage, l’évasion du camp de prisonniers. Cela semble être le segment du film auquel le réalisateur, Bae Chang-ho, semble s’être le plus focalisé, compte tenu du fait du temps qu’il lui consacre. On aurait pu souhaiter qu’il prenne autant de soin à filmer les autres scènes que celles où les personnes sont abattues. 

Malheureusement, les flashbacks ont tendance à vouloir apporter trop de mélodrame, ce qui, finalement, offre une sensation d’excès. Tout comme la scène finale qui délaisse la crédibilité pour apporter une grosse dose de mélodrame, ce qui la rend presque ridicule. Enfin, on a du mal à adhérer à certains personnages, car leurs différences physiques entre les deux époques n’est pas assez flagrantes. On pourrait croire que seulement 10 ou 20 années séparent les deux époques, alors qu’elle est censée être d’une cinquantaine d’années. La faute à un manque de moyens dans les effets spéciaux de maquillage. 

Malgré ses nombreux points négatifs, le métrage reste intéressant dans son ensemble, notamment par le sujet qui est abordé, la vengeance, certes maintes fois explorée dans le cinéma, mais avec une approche originale s’installant dans le temps. La vengeance, et l’amour, qui peuvent aller de paire. L’amour qui, là aussi, s’inscrit dans la durée, au-delà des distances, au-delà de l’incarcération, au-delà de la vie et du temps. 

« The Last Witness » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 20 janvier 2006 chez One Plus One. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « The Last Witness » est un film d’action correct, disposant d’une histoire originale développée sur deux époques distinctes. L’intrigue est parfois un peu molle et souffre d’un déséquilibre de traitement. Certains personnages auraient pu être nettement mieux développés et d’autres viennent parasiter la fluidité du récit. Le rythme n’est pas toujours d’un niveau égal. La distribution offre d’honorables prestations. La mise en scène joue parfois trop sur le mélodrame. 

 

Bande-annonce :

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