Best Moviz, Drame, Historique, Mystère, Policier

LE NOM DE LA ROSE (1986) ♥


Le Nom de la Rose (1986)

 

Synopsis : En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine, le moine franciscain Guillaume de Baskerville, accompagné de son jeune novice Adso, enquête sur de mystérieuses morts qui frappent la confrérie. Le secret semble résider dans la bibliothèque, où le vieux Jorge garde jalousement un livre jugé maudit.

Origine du film : Italie, Allemagne, France
Réalisateur : Jean-Jacques Annaud
Scénaristes : Andrew Birkin, Gérard Brach, Howard Franklin, Alain Godard
Acteurs : Sean Connery, F. Murray Abraham, Feodor Chaliapin, Jr., William Hickey, Michael Lonsdale, Ron Perlman, Christian Slater, Valentina Vargas
Musique : James Horner
Genre : Best Moviz, Drame, Historique, Mystère, Policier
Durée : 2 heures et 10 minutes
Date de sortie : 17 décembre 1986 (France)
Année de production : 1986
Sociétés de production : ZDF Zweites Deutsches Fernsehen, France 3 Cinema, Radiotelevisione Italiana, Neue Constantin Film, Les Films De Ariane, Acteurs Auteurs Associés, Cristaldi Film
Distribué par : 20th Century Fox, Columbia Pictures
Titre original : Der Name der Rose
Notre note :

Notre commentaire : « The Name of the Rose » ou « Le Nom de la Rose » pour la distribution française, est une production internationale impliquant l’Italie, l’Allemagne et la France, datant de 1986, réalisé par Jean-Jacques Annaud, basé sur le livre du même nom écrit par Umberto Eco. Les acteurs principaux sont Sean Connery, que l’on connaît pour avoir débuté sa carrière en interprétant James Bond dans sept métrages entre 1962 et 1986, F. Murray Abraham, qu’on a pu voir dans « The Grand Budapest Hotel » (2014), Christian Slater, qu’on a pu voir dans « Assassins Run » (2013), Ron Perlman, qu’on a pu voir dans « Les Animaux Fantastiques » (2016), et Michael Lonsdale, qu’on a pu voir dans de nombreux films depuis 1962, dont le délirant « Hibernatus » (1969) avec l’inoubliable Louis de Funès. 

Ce film, « Le Nom de la Rose » ouvre une nouvelle catégorie intitulée « Best Moviz« . Il s’agit de nos films préférés de tous temps, et sont signalés, non pas par des étoiles, mais par un . C’est Laurence qui ouvre le bal avec l’un de ses films préférés. Les chroniques de ces films viendront s’insérer prochainement dans l’onglet « À propos« .

Le réalisateur Jean-Jacques Annaud a expliqué qu’il était convaincu que le livre avait été écrit pour qu’une seule personne puisse l’adapter en film, c’est-à-dire lui-même. Il se sentait personnellement intrigué par le projet, entre autre, en raison de sa fascination permanente pour les églises médiévales et une grande familiarité avec le latin et le grec.

Jean-Jacques Annaud a passé quatre années à préparer le film, à voyager à travers les États-Unis et l’Europe, en recherchant un casting multiethnique parfait avec des visages intéressants et distinctifs. Christian Slater a été recruté à travers une audition d’adolescents à grande échelle. Pour la scène dans laquelle la jeune femme séduit Adso, Jean-jacques Annaud a permis à Valentina Vargas d’improviser la scène sans qu’il n’intervienne. Le réalisateur n’a pas expliqué à Christian Slater ce qu’elle allait faire afin d’obtenir une performance plus authentique des acteurs.

L’extérieur et certains des intérieurs du monastère que l’on peut voir dans le film ont été construits comme une réplique sur une colline, en dehors de Rome, et a fini par être le plus grand ensemble extérieur construit en Europe depuis Cleopatra. Beaucoup de scènes d’intérieur ont été réalisées à l’abbaye d’Eberbach, en Allemagne. La plupart des accessoires, y compris les « manuscrits d’époques », ont été produits spécifiquement pour le film.

« Le Nom de la Rose » n’a pas rencontré un franc succès au box-office des États-Unis, étant seulement diffusé dans 176 salles et ne recevant que 7,2 millions de dollars en contrepartie d’un budget de 17 millions de dollars. Cependant, le film a rencontré un succès populaire dans de nombreux pays d’Europe pour rapporter une recette mondiale de plus de 77 millions de dollars.

Une grosse partie de notre perception du Moyen Age provient de films hollywoodiens, tels que « Robin des Bois » ou « Excalibur« . En réalité, l’Europe du moyen-âge était sombre, humide et sale, il n’y avait pas de classe moyenne, et le clergé et la noblesse dirigeaient la société comme des dictateurs. La prise en compte de l’hygiène personnelle était pratiquement inexistante, les pratiques médicales étaient atroces et la quête de connaissances était découragée par l’église. Mises à part les grandes cathédrales gothiques, une grande partie de l’architecture était composée, soit de grands bâtiments en pierre, soit de petites cabanes pour la paysannerie. Et le fanatisme religieux faisait rage partout dans la chrétienté. Si vous ne craignez pas pour votre vie dans l’au-delà, vous pouviez craindre que l’église ne vous y expédie pour hérésies. Mais il y avait une petite consolation, c’était la période où certains des plus beaux livres jamais créés apparurent par les mains artistiques des moines dans des scriptoriums. C’est ce que montre « Le Nom de la Rose », l’adaptation cinématographique du roman d’Umberto Eco.

L’histoire proposée par « Le Nom de la Rose » concerne plusieurs meurtres qui ont lieu dans un monastère médiéval vers 1327. Mais ce monastère est spécial, bien qu’essentiellement fictif, il contient l’une des plus grandes et des plus vastes bibliothèques de toute l’Europe médiévale. Tous les aspects du moyen-âge n’étaient pas obscurs et malhonnêtes. Le temps a produit des livres écrits à la main que la société occidentale n’ait jamais connus. La calligraphie était ornée de magnifiques illustrations dans les marges, des œuvres d’art qui entouraient le texte.

Bien qu’il s’agisse d’une adaptation d’un livre, « Le Nom de la Rose » est, en 1986, l’une des meilleures représentations du moyen-âge. Contrairement à la plupart des offres hollywoodiennes concernant la même période, les acteurs du film étaient probablement semblables aux moines étranges et éreintés qui avaient choisi la vie monastique du XIVe siècle. La plupart de ces personnages, en dehors des acteurs tels que Sean Connery et Christian Slater, sont des hommes décharnés, hideux et dont l’hygiène ne semble pas être le point fort. Leurs vies équivalaient à dormir, manger, travailler et adorer. Les loisirs n’étaient pas seulement évités, ils étaient largement inconnus. Leur seule consolation était le chant grégorien qui s’échappait du sanctuaire de l’église durant les services du matin et du soir.

Aucun personnage dans ce film n’est particulièrement attrayant, et il y a même un ou deux qui sont plutôt rebutants. Le casting, composé principalement d’acteurs français, italiens et américains, est exceptionnel avec quelques confrontations remarquables. Ron Perlman en Salvatore, un bossu dont on ne sait pas s’il parle latin, italien, allemand, anglais ou français, est certainement l’une des meilleures performances du film. Feodor Chaliapin comme le vénérable Jorge, un moine aveugle qui ne laisse pas son âge, ni sa cécité interférer avec son opinion, offre une performance solide. Et F. Murray Abraham est aussi mémorable que le personnage historique Bernardo Gui, un véritable inquisiteur du XIVe siècle. 

« Le Nom de la Rose » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 20 novembre 2013 chez Universal Pictures Vidéo (France). Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Le Nom de la Rose » est un excellent film historique, disposant d’une histoire dramatique articulée autour d’une série de meurtres et d’un enquêteur, un limier du moyen-âge, qui ne s’arrête pas aux superstitions et autres croyances discutables. L’intrigue est très bonne et le rythme est bien dosé de manière à développer, à la fois, l’intrigue, et les personnages. La distribution offre d’excellentes prestations. La photographie est splendide, tout comme les décors, les costumes et les accessoires permettant pleinement de s’immerger dans l’atmosphère glauque, malsaine et sale de cette époque. Un film qui permettra à Sean Connery de relancer sa carrière. 

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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