Action, Aventure, Historique

LE 13ème GUERRIER (1999) ★★★★☆


Le 13ème Guerrier (1999)

 

Synopsis : Au Xème siècle, Ahmed Ibn Fahdlan est contraint à l’exil par le calife de Bagdad. Ambassadeur en Asie Mineure, son chemin croise celui de rudes voyageurs vikings qui s’apprêtent à rentrer en Scandinavie pour porter secours à un village victime des assauts répétés d’une horde de démons. Selon l’oracle, treize guerriers doivent se mettre en route immédiatement… et le treizième guerrier doit être un étranger. Ni équipé, ni taillé pour ce genre d’aventure, Ahmed est contraint de les accompagner. Ce qui l’attend à l’arrivée est pire de tout ce qu’il pouvait imaginer…

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : John McTiernan
Scénaristes : William Wisher, Jr., Warren Lewis
Acteurs : Antonio Banderas, Diane Venora, Omar Sharif, Vladimir Kulich, Dennis Storhøi, Clive Russell, Richard Bremmer, Tony Curran
Musique : Jerry Goldsmith
Genre : Action, Aventure, Historique
Durée : 1 heure et 42 minutes
Date de sortie : 18 août 1999 (France)
Année de production : 1999
Sociétés de production : Touchstone Pictures
Distribué par : Buena Vista Pictures
Titre original : The 13th Warrior
Notre note : ★★★★☆

Notre commentaire : « The 13th Warrior » ou « Le 13ème Guerrier » pour la distribution française, est un film d’action historique américain datant de 1999, réalisé par John McTiernan, à qui l’on doit également « Predator » (1987). Le film est basé sur le roman Eaters of the Dead de Michael Crichton. Les acteurs principaux sont Antonio Banderas, qu’on a pu voir dans « Desperado » (1995), Diane Venora qu’on a pu voir dans « Heat » (1995), Vladimir Kulich, qu’on a pu voir dans la série télévisée Angel, et Dennis Storhøi, acteur norvégien. À noter également la participation du regretté Omar Sharif. 

À l’origine intitulé « Eaters of the Dead« , la production a débuté à l’été 1997, mais le film a rencontré plusieurs rééditions après que le public test n’ait pas bien réagi au montage initial. Michael Crichton a pris le poste de réalisateur lui-même en raison de la mauvaise réception de ce public test, ce qui a repoussé la date de sortie d’un an. Le film a fait l’objet d’un nouveau montage, une nouvelle fin a été ajoutée, avec une nouvelle bande originale. Graeme Revell a été remplacé par Jerry Goldsmith en tant que compositeur. Enfin le titre a été changé en « 13ème Guerrier ».

Le budget, qui était à l’origine d’environ 85 millions de dollars, aurait grimpé jusqu’à 100 millions de dollars avant que le tournage principal ne soit terminé. Avec l’ensemble des aléas et les dépenses promotionnelles, le coût total du film a été estimé à 160 millions de dollars. Les résultats médiocres au box-office, avec 61,7 millions de dollars de recette mondiale, « Le 13e Guerrier » est considéré comme l’un des plus gros flops de l’histoire du cinéma. 

L’histoire proposée par « Le 13e Guerrier » n’est pas sans rappeler, dans une certaine mesure, le classique d’Akira Kurosawa, soit « Les Sept Samouraïs » (1954). La principale différence réside dans l’époque choisie, l’Europe moyenâgeuse. Les guerriers, au nombre de treize, partent dans le grand nord (Norvège ?) porter secours à un village en proie à des attaques perpétrées par des êtres apparentés à des démons ressemblant fortement à des ours. En fait, il s’agit de cannibales humanoïdes qui vivent et s’identifient aux ours. La bataille est rude, et peu parmi les treize guerriers survivront à cette aventure.  

L’intrigue repose dans un premier temps sur la découverte de ce à quoi cette équipe a réellement à faire. Bien que le réalisateur, John McTiernan, joue avec la nuit et/ou la brume pour faire apparaître les pseudos monstres, il n’y a que peu de doutes sur le fait qu’il s’agit d’êtres humains déguisés en ours. Cet aspect semble avoir mal été travaillé, ce qui enlève beaucoup à l’aspect mystérieux. L’intrigue évolue ensuite vers une forme de chasse à l’homme dans la seconde partie du film. Partant du principe que la meilleure défense est souvent l’attaque, le reste du groupe de valeureux guerriers décide d’aller porter l’estocade dans le camp ennemi. Cette partie du film me semble plus intéressante. Il faut s’approcher de la reine-mère afin de la neutraliser, ce qui offre quelques scènes intéressantes du type infiltrations furtives. 

De la distribution, et bien que l’ensemble des acteurs livre d’honorables prestations, on retiendra la prestation d’Antonio Banderas, qui nous offre le personnage du treizième guerrier, un Arabe du nom de Ahmad ibn Fadlan, qui à l’origine était un poète auprès du calife de Bagdad, à l’époque où cette ville magnifique régnait sur une bonne partie du Moyen-Orient. On peut s’interloquer sur la rapidité avec laquelle il apprend la langue des autochtones vikings. On peut aussi rester perplexe quant à sa rapidité à se sentir à l’aise au combat. Reste que sa performance est correcte.

Le rythme est assez bon, ne laissant que peu de répit aux guerriers à l’écran, comme aux spectateurs devant leur écran. Le travail sur les décors est plus que correct, rendant une bonne idée de l’atmosphère dans laquelle vivaient ses populations à une époque où la vie n’avait que peu de valeur aux yeux de nombreuses personnes. La boue, la crasse était le lot quotidien des gens, et que dire de l’hygiène. Cela m’horrifie toujours quand, dans ce type de film, on suggère ou montre une scène d’amour, rien qu’en imaginant dans quel état de malpropreté ils devaient faire la chose. Beurk !

« Le 13ème Guerrier » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 23 août 2000 chez Seven7. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Le 13e Guerrier » est un film d’action correct, légèrement au-dessus de la moyenne, disposant d’une histoire intéressante sans pour autant être novatrice. L’intrigue est mal travaillée dans la première partie du film. La photographie offre de beaux paysages et les scènes de combat sont bien orchestrées. Le rythme est également correct. La distribution offre d’honorables prestations, même si c’est clairement Antonio Banderas qui dispose du meilleur développement. Un film agréable, qui ne vieillit pas vraiment en raison de l’époque lointaine où se situent les faits relatés, offrant un divertissement plaisant.  

 

Bande-annonce :

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