Action, Comédie, Crime - Policier, Thriller

L’OMBRE BLANCHE (1996) ★★★★☆


L'Ombre Blanche (1996)

 

Synopsis : A l’époque où il se battait dans les commandos d’élites, Jack Cole était surnommé l’Ombre Blanche, allusion à sa rapidité d’éclair et à son infaillible précision pour éliminer les ennemis. Devenu criminologue, il est envoyé à Los Angeles pour enquêter, avec un jeune inspecteur, sur une étrange vague de meurtres rituels à connotation mystique. Cole découvre bientôt que les dernières victimes ne sont autres que son ex-femme et le mari de celle-ci.

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : John Gray
Scénariste : Kevin Brodbin
Acteurs : Steven Seagal, Keenen Ivory Wayans, Bob Gunton, Brian Cox, Michelle Johnson, John M. Jackson, Stephen Tobolowsky
Musique : Trevor Rabin
Genre : Action, Comédie, Policier, Thriller
Durée : 1 heure et 31 minutes
Date de sortie : 8 janvier 1997 (France)
Année de production : 1996
Sociétés de production : Seagal/Nasso Productions
Distribué par : Warner Bros.
Titre original : The Glimmer Man
Notre note : ★★★★☆

Notre commentaire : « The Glimmer Man » ou « L’Ombre Blanche » pour la distribution française, est un film d’action policier datant de 1996, à qui l’on doit également « White Irish Drinkers » (2010). Les acteurs principaux sont Steven Seagal, qu’on a pu voir dans « Ultime Décision » (1996), Keenen Ivory Wayans, qu’on a pu voir dans « Wanted, recherché Mort ou Vif » (1997), Bob Gunton, qu’on a pu voir dans « Dead Silence » (2007), Brian Cox, qu’on a pu voir dans « Morgane » (2016), et Michelle Johnson, qu’on a pu voir dans « Horizons Lointains (1992).

C’est dans le cadre de notre « Steven Seagal Challenge » que nous avons visionné ce film. Il s’agit du neuvième long-métrage de l’acteur dans sa filmographie.

Initialement, « L’Ombre Blanche » était envisagé comme un film d’action beaucoup plus dynamique, d’une portée similaire au métrage « Le Dernier Samaritain » (1991). Plusieurs scènes d’action ont été supprimées pour réduire le budget. Le scénario originel incluait le bombardement d’un bateau appartenant au détective Campbell (Keenen Ivory Wayans), qui habitait sur une péniche à la place d’un appartement, une rencontre musclée entre le détective Cole (Steven Seagal) et une équipe SWAT, la confrontation/fusillade finale au musée Los Angeles.

Roland Joffré (La Déchirure – 1994 ; Mission – 1996) avait été envisagé pour réaliser le film. Le personnage de Monsieur Smith, incarné par Brian Cox, était initialement destiné à Tommy Lee Jones, qui avait déjà partagé l’affiche avec Steven Seagal sur « Piège en Haute Mer » (1992), et il était prévu qu’il tienne le rôle avant de finalement quitter le projet peu de temps avant le début du tournage. Brian Cox a dû le remplacer dans l’urgence. Le tournage principal s’est essentiellement déroulé à Los Angeles et dans divers endroits de Californie. 

L’histoire proposée par « L’Ombre Blanche » nous invite à suivre deux policiers de la police criminelle de Los Angeles enquêtant sur une série de meurtres dont les éléments permettent de mettre en lumière le côté mystique de ces assassinats qui semblent tous être calqués sur le même rituel. Contrairement à ce que l’on pouvait suivre dans « Seven » (1996) avec Brad Pitt et Morgan Freeman, film d’ailleurs sorti la même année que « L’Ombre Blanche » (1996), chaque meurtre n’est en rien différent l’un de l’autre, mais se veut être une copie conforme du précédent. Les choses vont se compliquer lorsqu’on va découvrir que le dernier massacre a visé l’ex-épouse du détective Jack Cole, incarné par Steven Seagal. 

L’intrigue prend une toute autre tournure dès lors que l’on prend conscience que les derniers assassinats sont en fait l’œuvre d’un copieur, un professionnel et qu’une histoire d’anciens agents de la CIA se met en place. À partir de là, on bascule dans un schéma plus classique rencontré dans les films de l’acteur à la queue-de-cheval. Les personnages incarnés par Steven Seagal, comme je le soulignais déjà dans « Terrain Miné » (1994), sont toujours des « ex » quelque chose. Ex-forces spéciales, ex-Marines, ex-agent de la CIA, etc. Il est indispensable d’avoir recours à ce stratagème pour valider les dispositions particulières du personnage et justifier les capacités spécifiques de l’acteur dans les scènes d’action, maniement des armes, dextérité aux arts martiaux. 

La nouveauté dans « L’Ombre Blanche » (1996), par rapport aux précédentes productions de Steven Seagal, c’est l’humour. En effet, ce métrage à une bonne dose d’humour. Certes, ce n’est pas une comédie, on n’y trouve pas de gags ou d’effets humoristiques de situation. Mais les dialogues apportent cette pointe d’humour, notamment dans les échanges entres les deux personnages principaux. C’est certainement la raison de la présence de Keenen Ivory Wayans pour donner la réplique à Steven Seagal. Malheureusement de nombreuses scènes ont été coupées au montage de la volonté de la Warner Bros. d’éditer le film de manière à ce qu’il apparaisse dans le même style que ce que Steven Seagal avait fait auparavant. Les scènes coupées incluaient de nombreux échanges comiques et dramatiques entre Campbell et Cole, mais également plusieurs scènes avec Michelle Johnson, qui incarne l’épouse de Cole. 

L’autre nouveauté, c’est l’aspect bouddhiste clairement affiché par Steven Seagal. L’acteur envisageait à cette époque de ne plus systématiquement tuer les méchants de ses films, car il jugeait que cela était contraire à ses croyances spirituelles. Cela s’est principalement manifesté pour la scène dans l’église, où le personnage de Steven Seagal, le détective Jack Cole, doit tuer un sérial killer, Christopher Maynard, incarné par Stephen Tobolowsky. Ce dernier a dû longuement discuter avec Steven Seagal pour le convaincre de jouer la scène telle qu’elle était écrite dans le script. Cependant, quelque mois plus tard, Steven Seagal voulait refaire la scène pour montrer que Maynard avait survécu au tir. Stephen Tobolowsky a dû rejouer quelques scènes afin d’indiquer que Maynard était encore en vie. Mais cela n’a pas été utilisé lors du montage final. 

« L’Ombre Blanche » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 5 mai 1999 chez Warner Home Vidéo France. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « L’Ombre Blanche » est un très bon film d’action policier où l’on retrouve tous les ingrédients du genre, fusillades, baston, serial-killer, magouilles, agents secrets véreux, etc. Cependant, dans ce métrage, il y a un plus, c’est l’humour. Bien que malheureusement de nombreuses scènes aient été coupées au montage, les échanges entre Steven Seagal et Keenen Ivory Wayans amènent beaucoup de légèreté et d’esprit dans les dialogues. Le rythme est assez dynamique et la bande originale, signée Trevor Rabin, ancien membre du groupe de rock Yes, est très plaisante. L’ensemble s’avère donc être un agréable divertissement. 

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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