Crime - Policier, Drame, Mystère

THE DEAD GIRL (2006) ★★★★☆


The Dead Girl (2006)

 

Synopsis : La découverte du corps d’une jeune fille dans un champ aux abords de Los Angeles bouleverse l’existence de plusieurs personnes étrangères les unes aux autres mais liées d’une manière ou d’une autre à ce meurtre brutal…

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Karen Moncrieff
Scénariste : Karen Moncrieff
Acteurs : Toni Collette, Brittany Murphy, Rose Byrne, Marcia Gay Harden, Mary Beth Hurt, Kerry Washington, Giovanni Ribisi, Josh Brolin, Piper Laurie, Nick Searcy, Mary Steenburgen, Bruce Davison, James Franco
Musique : Adam Gorgoni
Genre : Drame, Mystère, Policier
Durée : 1 heure et 25 minutes
Date de sortie : 5 mars 2008 (France)
Année de production : 2006
Sociétés de production : Bruin Grip Services, Lakeshore Entertainment, Pitbull Pictures
Distribué par : First Look International
Titre original : The Dead Girl
Notre note : ★★★★☆

Notre commentaire : « The Dead Girl » est un film dramatique américain datant de 2006, écrit et réalisé par Karen Moncrieff, à qui l’on doit également « L’Affaire Cate McCall » (2013). Les acteurs principaux sont Brittany Murphy, qu’on a pu voir dans « Sin City » (2005), Toni Collette, qu’on a pu voir dans « xXx: Reactivated » (2017), Rose Byrne, qu’on a pu voir dans « X-Men: Le Commencement » (2011), Marcia Gay Harden, qu’on a pu voir dans « Into the Wild » (2007), Giovanni Ribisi, qu’on a pu voir dans « Gangster Squad » (2013), James Franco, « The Boyfriend » (2016), Josh Brolin, qu’on a pu voir dans « True Grit » (2010), Kerry Washington, qu’on a pu voir dans « Django Unchained » (2012), Mary Beth Hurt, qu’on a pu voir dans « L’Exorcisme d’Emily Rose » (2005), et Mary Steenburgen, qu’on a pu voir dans « La Proposition » (2009).

Nous nous sommes intéressés à ce film par l’intermédiaire de sa réalisatrice, Karen Moncrieff, lorsque nous avons préparé la critique du film « L’Affaire Cate McCall » (2013), mais également en fouillant dans la filmographie de Toni Colette alors qu’on planchait sur la chronique de « xXx: Reactivated » (2017). 

« The Dead Girl » est présenté en cinq segments, chacun ayant son propre titre, et s’arrête sur une personne en particulier. Ces cinq personnages n’ont pas forcément de liens entre eux, si ce n’est la fille morte, dont la personnalité est explorée dans le dernier segment. Chaque segment met en lumière des maux, des troubles, des désordres de la personne qui est scrutée par ce focus. 

L’approche se fait de manière simple, mais avec une certaine subtilité, parfois avec une absence de dialogue qui offre son lot d’informations. En outre, la scénariste-réalisatrice suggère, plus qu’elle ne montre. Bien que le film propose un titre qui fait plutôt penser à un métrage d’horreur, c’est un regard sur la société américaine qui est proposée. Un regard sans complaisance, un regard rude mais réaliste d’un système qui engendre des troubles et des monstres. Une société qui laisse beaucoup trop de personnes sur le carreau. 

Le premier segment est intitulé « The Stranger » ou l’étranger, mais qu’on peut aussi traduire, dans une certaine mesure par novice voire même par ignorant. On peut suivre Arden (Toni Collette) qui découvre le corps sans vie d’une femme nue sur la propriété familiale. Arden vit seule avec sa mère. Cette dernière est invalide, mais s’avère odieuse, tyrannique, autoritaire, abusive, faisant d’Arden une femme perdue, sans âme, sans expérience réelle de la vie et des hommes. 

Le deuxième segment est intitulé « The Sister » ou la sœur. On peut y suivre Leah (Rose Byrne), une jeune femme qui travaille à la morgue. Alors qu’elle prépare le corps de la défunte découverte dans le premier segment, elle remarque une marque de naissance similaire à celle de sa sœur, disparue quinze années auparavant. On découvre les troubles psychologiques engendrés par cette disparition lointaine, que ce soit chez ce personnage, comme chez ses parents. Depuis quinze années, la vie s’est organisée autour de ce kidnapping. Toutes les discussions tournent autour de ce sujet, à la maison, en voiture, au restaurant. Leah souffre finalement d’être dans l’ombre de sa sœur, malgré sa disparition. 

Le troisième segment s’intitule « The Wife » ou la femme, mais plus précisément l’épouse. On peut y suivre Ruth (Mary Beth Hurt), une femme en colère après son mari, car ce dernier la délaisse, l’abandonnant à sa vie misérable et fuyant nuit après nuit le domicile conjugal. Cette dernière va découvrir les preuves que son mari est le sérial killers qui sévit depuis quelque temps dans la région. Ce segment montre l’attachement d’une femme à son mari, qui, au-delà du manque de considération, au-delà de l’absence de communication, malgré les preuves accablantes, malgré l’atrocité des crimes relatés avec moults détails dans les médias, va protéger son époux en détruisant toutes ces preuves en y mettant le feu. Une forme de syndrome de Stockholm appliqué au couple, où ces femmes battues, qui une fois sortie des griffes de leur bourreau, reviennent vers lui, se nourrissant de l’espoir qu’il aura changé, pour finalement revivre la même histoire, recevoir les mêmes brimades, encaisser les mêmes coups. 

Le quatrième segment est le plus chargé émotionnellement, intitulé « The Mother » ou tout simplement la mère. On peut y suivre Melora (Marcia Gay Harden), la mère de la victime, qui a finalement été identifiée par les services de police. Melora découvre le logement de sa fille Krista. Cette dernière avait fugué quelques années auparavant. Elle découvre que sa fille se droguait et se prostituait, et que son défunt mari, avait abusé de Krista, trouvant ainsi une explication à ses fugues à répétition. Melora découvre également que sa fille avait donné naissance à une fille. Elle se retrouve donc grand-mère. Dans ce segment, on prend en pleine figure des sujets difficiles comme la prostitution, l’addiction aux drogues, l’inceste, la misère sexuelle, les difficultés de l’éducation des enfants en famille nombreuse, l’hygiène, la souffrance face à la perte d’un enfant…

Le cinquième, et dernier segment, est tout simplement intitulé « The Dead Girl » ou, la fille morte. On peut y suivre Krista (Brittany Murphy) et le cheminement qui va la conduire à rencontrer Carl, le mari de Ruth, qu’on avait découvert dans le deuxième segment. La boucle est alors bouclée, et le film se termine avec Krista qui sourit en parlant avec bonheur de sa fille. On comprend la suite, sans même une image. Ce dernier segment montre l’amour d’une mère pour sa fille, au-delà de ses propres difficultés, au-delà du fait que le personnage ait un esprit probablement détruit par l’abus de drogue, la malnutrition, le manque d’hygiène. Finalement, là où s’installe une lueur d’espoir tout se termine par le vide. 

Dans ce dernier segment, Krista échange par téléphone avec Rosetta, sa co-locataire, en disant qu’ils vont fuir ensemble cette vie de merde, dès le lendemain, pour aller dans un endroit avec des arbres et de l’herbe. Dans le premier segment, « The Stranger« , Arden racontant son point de vue sur le cadavre trouvé sur le terrain de sa propriété disait que la dernière chose que la morte avait vu c‘était les arbres et le ciel. La boucle narrative est, là aussi, bouclée… À noter que l’actrice Brittany Murphy qui incarne Krista, la fille morte autour de laquelle tourne toute cette histoire, est malheureusement décédée en 2009 d’une pneumonie à l’âge de 32 ans, trois ans après la sortie de ce film. 

« The Dead Girl » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 9 septembre 2009 chez TF1 Vidéo Distribution. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « The Dead Girl » est un très beau film dramatique, disposant d’une histoire scindée en cinq segments distincts, mettant aux prises différents personnages dont les liens avec les autres se dessinent progressivement. Le film met en lumière les maux d’une société qui souffre continuellement, et essentiellement à travers le regard des femmes. En effet, la femme est au cœur de ces récits, trop souvent victime de la barbarie des hommes. Le rythme est plaisant, et la photographie est soignée. La distribution offre de très bonnes prestations notamment Toni Collette, Rose Byrne, Marcia Gay Harden et la regrettée Brittany Murphy. Un divertissement qui invite à la réflexion, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. 

 

Bande-annonce :

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

4 réflexions sur “THE DEAD GIRL (2006) ★★★★☆

  1. Tu ne t’es pas trompé, cet avis m’intéresse grandement, tu m’as fait découvrir un film qui me tente beaucoup et le casting est absolument génial en plus !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 07/08/2017, 16 04 47 08478
  2. J’avoue avoir détesté ce film…

    Aimé par 1 personne

    Publié par tinalakiller | 07/08/2017, 19 07 09 08098

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