Action, Chine, Ciné-Asia, Drame

THE MASTER (2015) ★★★☆☆


The Master (2015)

 

 

Synopsis : Un maitre de Wing Chun originaire du Sud, arrive à Tianjin au début du 20ème siècle afin d’y ouvrir sa propre école de kung-fu. Pour cela, il doit obéir à certaines règles : se marier, entraîner un protégé, et passer un pacte avec le maître Zhen. Mais le pouvoir de ce dernier est ursupé par une certaine Madame Zou alliée à un seigneur de guerre.

Origine du film : Chine
Réalisateur : Xu Haofeng
Scénaristes : Xu Haofeng
Acteurs : Liao Fan, Song Jia, Jiang Wenli, Chin Shi-Chieh, Huang Jue, Song Yang
Musique : An Wei
Genre : Action, Drame
Durée : 1 heure et 49 minutes
Date de sortie : 11 décembre 2015 (Chine)
Année de production : 2015
Sociétés de production : Beijing Century Partner Culture & Media Inc., Heyi Pictures, Magilm Pictures, Wuxi Jieao Entertainment, Beijing Aizhi Ganchun Art, Thousands Delight Pictures, Funeng Investment, Qianhe Zhiyuan (Beijing) Capital Management, Beijing Weiying Shidai Technology
Distribué par : Magilm Pictures, Huaxia Film Distribution, Beijing Weiying Shidai Technology, Jumai, Film Plan, YL Pictures, United Entertainment Partners
Titre original : 師父 / Shi Fu
Notre note : ★★★☆☆

Notre commentaire : « Shi Fu » ou « The Final Master » pour la distribution américaine, et « The Master » pour la distribution internationale, est un film d’action chinois datant de 2015, écrit, co-produit et réalisé par Xu Haofeng à qui l’on doit également « Sword Identity » (2011). Les acteurs principaux sont Liao Fan, qu’on a pu voir dans « Black Coal, Thin Ice » (2014), Song Jia, qu’on a pu voir dans « The Bodyguard » (2016), et Jiang Wenli, qu’on a pu voir dans « Distance » (2015).

L’histoire proposée par « The Master » est relativement bien décrite dans le synopsis, un maître de Wing Chun doit vaincre huit écoles d’arts martiaux afin d’ouvrir sa propre école. Dans le même temps, il devient une pièce sur un jeu d’échec dans la dynamique du pouvoir local. Promesses, soutien discret, trahison, jeu de dupes, et finalement meurtres sont des éléments de l’intrigue.

« The Master » est donc le dernier long-métrage en date de Xu Haofeng, son quatrième film, et, par la même occasion le vainqueur de la catégorie Best Action Choregraphy des Golden Horse Awards en 2015. Xu Haofeng, également scénariste de « The Grandmaster » (2013) de Wong Kar-wai, avait déjà manifesté sa philosophie unique depuis son deuxième film, « Sword Identity » (2011), métrage à petit budget.

Shi Fu (2015)

Bien que nous n’ayons pas encore eu l’occasion de voir « Judge Archer » (2012), ce quatrième métrage, « The Master » est sans doute le travail le plus ambitieux et le plus abordable de Xu Haofeng à ce jour. Cependant, le casting nous est clairement apparu comme bancale, à la tête duquel on retrouve Liao Fan dans le rôle du maître Chen Shi, un expert de Wing Chun, arrivant à Tianjin au début du 20e siècle, essayant d’ouvrir sa propre école de Kung-fu. Il épouse Zhao (Jia Song), une sensuelle serveuse, puis recrute celui qui va devenir son protégé, Gen (Yang Song), qu’il forme personnellement. Mais les choses vont terriblement se compliquer avec Madame Zhou (Song Jia) qui brûle d’ambition.

Qu’est-ce qui rend vraiment le style de Xu Haofeng si particulier ? Visuellement parlant, c’est sa manière de filmer le combat rapproché, des techniques rapides et des techniques qui se veulent fluides et énergiques qui donnent l’impression que les compétences de combat sont finalement esthétiquement élégantes au point d’y voir quelque chose tenant de la dévotion rituelle et issue d’une maîtrise impressionnante. Cette approche est incroyablement efficace et trompeusement réaliste. En outre, on peut observer une surabondance d’armes chinoises antiques, ce qui peut piquer au vif l’intérêt du spectateur.

D’un autre coté, thématiquement parlant, « The Master » évoque une vision plutôt égoïste des caractéristiques conservatrices et capricieuses de ces artistes martiaux. En effet, leur poursuite mercenaire l’emporte sur la noble idée de la connaissance de leurs successeurs. Pour exemple, la relation maître-élève entre Chen Shi et Gen Liangchen est articulée uniquement sur l’intérêt personnel de l’ancien, et le plus jeune n’est qu’un pion que le plus ancien n’hésite pas à virer sans même cligner des yeux. La relation entre le Maître et son épouse, Zhao Guohui (Song Jia) est nettement plus compliquée, et il y a des zones d’ombre et un développement qui laisse à désirer.

Pour un film de Kung-fu, « The Master » propose un nombre de victimes relativement faible. En effet, seulement deux des personnages principaux meurent dans ce film. On prend ainsi conscience que tuer devient inhumain et totalement inutile quand vous pouvez paralyser vos adversaires. Enfin, la fin n’est pas pleinement satisfaisante, et laisse donc la porte grande ouverte à une suite possible.

Comme je le soulignais précédemment, le casting est d’un niveau inégal, où seuls les acteurs vétérans comme Liao Fan, Song Jia et Jiang Wenli assurent de très bonnes prestations avec une présence impressionnante. Pourtant, certains dialogues auraient parfois eu besoin d’un peu plus de raffinement pour apporter de la crédibilité à certaines situations. Une chose est cependant sure, Xu Haofeng apparaît comme un réalisateur ambitieux dans l’approche du Kung-fu, un territoire qui provoque toujours l’admiration d’un grand nombre de spectateurs.

En conclusion, « The Master » est un bon film d’action, disposant d’une histoire familière, mais accompagné d’un développement très singulier. Xu Haofeng se démarque très nettement par son travail d’écriture, puisqu’il signe également le scénario de ce métrage. L’intrigue peut s’avérer complexe, et certaines approches peuvent s’avérer difficiles à aborder pour un occidental. La distribution est clairement d’un niveau inégal, où seuls les personnages principaux sont assurés par des acteurs chevronnés livrant de bonnes prestations. La photographie est très agréable et la bande originale est particulièrement plaisante, marquant une forme d’anachronisme avec la thématique du film.

 

Bande-annonce :

Publicités

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Archives

Nbs de Visites

  • 61,347 visites
Follow CritiKs MoviZ on WordPress.com

Suivez-nous sur Twitter

%d blogueurs aiment cette page :