Action, Ciné-Asia, Corée du Sud, Drame, Espionnage, Thriller

ASSASSINATION (2015) ★★★★☆


Assassination (2015)

 

 

Synopsis : En 1933, la Corée vit sous l’occupation japonaise. Le gouvernement provisoire coréen demande à Yeom, personnalité de la résistance, de recruter trois mercenaires qui auront pour objectif d’éliminer deux figures importantes de l’Occupation. Mais certains préféreraient voir cet assassinat échouer, et engagent Hawaï Pistol, tueur à gages redoutable, pour supprimer les trois assassins avant qu’ils n’accomplissent leur mission.

Origine du film : Corée du Sud
Réalisateur : Choi Dong-hoon
Scénaristes : Choi Dong-hoon, Lee Ki-cheol
Acteurs : Jun Ji-hyun, Lee Jung-jae, Ha Jung-woo, Oh Dal-su, Cho Jin-woong, Choi Deok-moon, Lee Geung-young, Kim Eui-sung, Jin Kyung, Jo Seung-woo, Kim Hae-sook
Musique : Jang Young-gyu, Dalparan
Genre : Action, Drame, Espionnage, Thriller
Durée : 2 heures et 20 minutes
Date de sortie : 22 juillet 2015 (Corée)
Année de production : 2015
Sociétés de production : Caper Film
Distribué par : Showbox
Titre original : Amsal / 암살
Notre note : ★★★★☆

Notre commentaire : « Amsal » ou « Assassination » pour la distribution internationale, est un thriller d’action et d’espionnage sud-coréen datant de 2015, co-écrit et dirigé par Choi Dong-hoon, à qui l’on doit également « The Thieves » (2012). Les acteurs principaux sont Jun Ji-hyun, qu’on a pu voir dans « The Berlin File » (2013), Lee Jung-jae, qu’on a pu voir dans « Operation Chromite » (2016), Ha Jung-woo, qu’on a pu voir dans « The Tunnel » (2016), Oh Dal-su, qu’on a pu voir dans « Memoir of a Murderer » (2017), Cho Jin-woong, qu’on a pu voir dans « Hard Day » (2014), v, qu’on a pu voir dans « The Terror Live » (2013), et Lee Geung-young, qu’on a pu voir dans « The Battleship Island » (2017).

La période très trouble durant laquelle la Corée fut sous l’occupation du Japon a fait l’objet de différents métrages. Certains sont d’ailleurs basés sur des faits réels. On peut citer le récent « The Age of Shadows » (2016) de Kim Jee-woon, ou encore « The Silenced » (2011) de Lee Hae-young. On peut également invoquer « My Way » (2011) de Kang Je-gyu. « Assassination » vient s’inscrire dans cette catégorie. Doté d’un budget de 16 millions de dollars, ce métrage a été tourné à Shanghai ainsi qu’à Séoul, sur une période de cinq mois. Un plateau spécial de 13.500 m² a été créé à Goyang, dans la province de Gyeonggi afin de recréer la rue Seosomum de Gyeongseong.

L’histoire proposée par « Assassination » nous invite tout particulièrement à suivre Ahn Okyun (Jun Ji-hyun), une jeune femme issue de la résistance coréenne, tireur d’élite, chargée, avec deux comparses, de se rendre à Séoul pour assassiner Kang In-guk (Lee Geung-young), un homme d’affaires pro-japonais, ainsi qu’un général nommé Kawaguchi Mamoru (Shim Cheol-jong). Les services secrets japonais sont informés qu’une tentative d’attentat a été programmée. Ils chargent Yem Sek-jin (Lee Jung-jae), lui-même capitaine dans une faction coréenne rivale, mais jouant un double-jeu au service des Japonais, d’identifier le commando dirigé par Ahn Okyun. Yem engage Hawaï Pistol, un mercenaire coréen, pour intercepter les trois membres de la résistance, laissant croire qu’ils sont des espions japonais. Tout va se compliquer lorsqu’on va comprendre que Kang est finalement père d’Ahn Okyun. En outre, lorsque Hawaï Pistol va prendre conscience qu’il a été manipulé, il va rapidement se ranger du côté de la résistance et appuyer Ahn Okyun dans son projet.

« Assassination » offre donc une histoire plaisante, faite de rebondissements, avec des trahisons, des fourberies et toutes sortes de traîtrises. Personne ne fait confiance à personne, et tout le monde espionne l’autre. On retrouve également des personnages fourbes usant de manipulations. Certains n’hésiteront pas à se sacrifier pour la réussite de la mission. Ce concept du don de soi, de l’abnégation, et du renoncement à la vie pour servir une cause que l’on croit juste est très présente, faisant finalement de ces personnages de véritables héros.

Une fois encore, « Assassination » montre la qualité du travail des personnes qui travaillent sur les décors, avec de superbes reconstitutions d’intérieurs d’époque, mais également d’extérieurs magnifiques. Les costumes sont également somptueux. Toutes ces élaborations permettent de créer une excellente photographie, accompagnée d’une atmosphère particulière où l’on peut aisément saisir les tensions, le stress, mais également les motivations, la détermination. En outre, la bande originale ajoute de la valeur au métrage, venant parfaitement souligner les moments clé de l’intrigue.

Choi Dong-hoon, le co-scénariste-réalisateur de cet « Assassination » offre, à travers sa gestion de la mise en scène, un métrage très rythmé, où finalement il n’y a que peu de temps mort. Le jeu est toujours en mouvement, il n’y a que rarement des scènes statiques. Bien qu’il y ait une distribution considérable, dont tous proposent de très bonnes prestations, c’est essentiellement sur Jun Ji-hyun, Lee Jung-jae et Ha Jung-woo qu’on se focalisera. La première incarne donc un tireur d’élite, qui cherche à se venger de son père. L’actrice incarne également sa sœur jumelle à l’écran. Elle offre beaucoup de détermination, de présence, de charisme à son personnage. Une sorte de rebelle, particulièrement motivée. Le second dispose finalement du rôle du principal antagoniste de l’histoire. Un personnage tourmenté par son passé. Ancien résistant, passé à l’ennemi après avoir été torturé. Enfin, le dernier incarne un mercenaire, qui se retourne contre son employeur dès lors qu’il comprend qu’il a été manipulé. L’acteur offre un personnage solide, déterminé, aventurier et finalement nettement moins cupide qu’on aurait pu l’imaginer.

En conclusion, « Assassination » est un très bon film d’action, dont l’histoire nous plonge dans cette période trouble où la Corée était sous occupation japonaise, et plus particulièrement dans les années 1930. L’intrigue nous offre de nombreuses trahisons et une atmosphère particulière où l’espionnage était partout de mise. Le développement est très fluide et la mise en scène est très dynamique, n’offrant que peu de temps mort, ce qui est très agréable pour un métrage de cette durée. La distribution offre de très bonnes prestations. La photographie est magnifique et la bande originale vient pleinement appuyer les moments importants du récit. Un film qui permet, une nouvelle fois, de mieux cerner l’Histoire de ce pays. Un excellent divertissement que l’on ne peut que conseiller.

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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