Action, Crime - Policier, Thriller

BULLITT (1968) ★★★★☆


Bullitt (1968)

 

 

Synopsis : Quarante-huit heures de la vie d’un flic dont l’efficacité permet de dénouer les fils d’une ténébreuse affaire malgré l’intimidation d’un politicien et la menace de gangsters particulièrement dangereux. Quelques morts violentes et une extraordinaire poursuite en voiture dans la ville la plus photogénique du monde : San Francisco…

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Peter Yates
Scénaristes : Harry Kleiner, Alan R. Trustman
Acteurs : Steve McQueen, Robert Vaughn, Jacqueline Bisset, Don Gordon, Robert Duvall, Simon Oakland
Musique : Lalo Schifrin
Genre : Action, Policier
Durée : 1 heure et 54 minutes
Date de sortie : 28 mars 1969 (France)
Année de production : 1968
Sociétés de production : Solar Productions, Warner Bros.-Seven Arts
Distribué par : Warner Bros.-Seven Arts
Titre original : Bullitt
Notre note : ★★★★☆

Notre commentaire : « Bullitt » est un thriller policier datant de 1968 dirigé par Peter Yates, à qui l’on doit également, entre autres, « Krull » (1983). Les acteurs principaux sont Steve McQueen, qu’on a pu voir dans « The Getaway » (1972), Robert Vaughn, qui était essentiellement connu pour avoir incarné le personnage de Napoléon Solo dans la série télévisée The Man from U.N.C.L.E. (Des Agents très Spéciaux) en compagnie de David McCallum dans les années 1960, Jacqueline Bisset, qu’on a pu voir aux côtés de Frank Sinatra dans « The Detective » (1968), mais également auprès de Burt Lancaster et de Dean Martin dans « Airport » (1970), Robert Duvall, qu’on a pu voir dans « Jack Reacher » (2012), et Simon Oakland, qu’on a surtout pu voir dans des séries télévisées, apparaissant dans plus de 130 épisodes de différentes séries entre 1951 et 1983.

« Bullitt » a été coproduit par la société de Steve McQueen, Solar Production et la Warner Bros.-Seven Arts. Ce métrage fut le premier métrage américain du réalisateur Peter Yates. Il a été choisi après que Steve McQueen ait vu son précédent film, « Robbery » (1967), déjà avec une course-poursuite en voiture. Steve McQueen s’est inspiré de l’inspecteur Dave Toschi de San Francisco, avec qui il avait longuement échangé sur le tournage du film. L’acteur a même copié l’étui d’épaule « fast draw » unique de Toshi. Ce dernier est devenu célèbre plus tard, tout comme l’inspecteur Bill Armstrong, comme étant les principaux policiers de San Francisco à enquêter sur les meurtres du Zodiac, qui a débuté sa série d’homicides peu de temps après la sortie de Bullit.

« Bullitt » est remarquable de par l’utilisation intensive, pour l’époque, de lieux réels plutôt que des studios, et l’attention particulière qui est portée aux détails procéduraux, du traitement des preuves policières et des procédures médicales dans le service d’urgence. L’utilisation de nouveaux modèles de caméras pour le tournage a permis à Peter Yates d’obtenir une plus grande flexibilité de travail.

Au moment de la sortie du film, la scène de poursuite en voiture a généré une excitation prodigieuse. Bien qu’elle apparaisse aujourd’hui comme un classique, cette séquence apparaît aujourd’hui comme basique, mais elle aura permit au réalisateur d’établir sa réputation. En effet, cette séquence est devenue instantanément un classique. En outre, l’édition de cette scène a probablement permis au directeur de la photographie du film, Frank P. Keller, de remporter l’Oscar du meilleur montage en 1968.

Deux Ford Mustang GT Fastbacks de 1968 de 325 ch avec transmission manuelle à quatre vitesses ont été utilisés pour la scène de course-poursuite, toutes deux prêtées par la Ford Motor Company à la société Warner Bros. dans le cadre d’un accord promotionnel. Les moteurs, les freins et les suspensions des Mustangs ont été profondément modifiés pour la poursuite.

Le réalisateur a fait circuler les véhicules à des vitesses moyennes d’environ 120-130 km/h), mais les voitures ont parfois atteint des vitesses de plus de 180 km/h. Des prises de vue depuis la position du conducteur ont été utilisées afin d’apporter les sensations de la poursuite. Le tournage de cette séquence a duré trois semaines, pour obtenir une scène de neuf minutes et 42 secondes. De multiples prises de vue ont été réalisées durant cette course-poursuite pour un montage permettant de donner l’illusion de rues différentes, les deux voitures lancées à pleine vitesse peuvent donc être vues en train de dépasser les mêmes véhicules à plusieurs reprises, notamment, une coccinelle Volkswagen verte.

Steve McQueen, pilote accompli, a conduit sa voiture dans les scènes rapprochées, tandis que le cascadeur habituel de l’acteur, Loren Janes, a assuré les parties à haute vitesse. Celui-là même qui doublait l’acteur dans la séquence où le personnage de McQueen saute par-dessus une clôture de fil de fer barbelé avec une moto dans le film « La Grande Evasion » (1963).

L’histoire proposée par « Bullitt » est relativement simple et le développement apparaît aujourd’hui comme basique. L’ensemble est clairement centré sur le Lieutenant de Police Frank Bullitt incarné donc par Steve McQueen. Peu de dialogues et de nombreuses scènes qui ne servent à rien. Un film qui n’est mythique que par la fameuse scène de course-poursuite évoquée précédemment. Aujourd’hui, c’est un métrage qui ne dépasserait en aucun cas une note de 2 sur 5. Replacé dans le contexte de l’époque « Bullitt » a dû faire son effet, et c’est à ce titre que je ne veux pas casser ce métrage en octroyant une note trop sévère. Pour beaucoup, il s’agit d’un film culte, et cela ne sert à rien de démolir ce type d’œuvre. Cela nous aura fait prendre conscience qu’il n’est pas forcément bon de chercher à revoir ces anciennes références au risque d’être profondément déçu. Il est plus sage d’en garder un souvenir plaisant, même si ce dernier s’est estompé dans notre mémoire.

« Bullitt » a fait l’objet de plusieurs éditions en DVD ainsi qu’en Blu-ray, dont celle parue le 29 novembre 2017 chez Warner Home Vidéo France. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Bullitt » est un film culte en raison de la célèbre course-poursuite dans les rues de San Francisco d’une durée d’une dizaine de minutes. L’histoire, le développement, l’intrigue sont pauvres, sans saveur, et si cela se voulait novateur à la fin des années 1960, cela apparaît aujourd’hui terriblement démodé et périmé. Notre note élevée tient essentiellement de l’aspect hommage et respectueux de l’œuvre dans son contexte d’origine. Un métrage qui peut néanmoins encore séduire les nostalgiques.

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

2 réflexions sur “BULLITT (1968) ★★★★☆

  1. Je suis fan de Mc Queen.
    Plus cool que ce mec tu meurs.

    Aimé par 1 personne

    Publié par takaken | 24/01/2018, 22 10 58 01581

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