Drame

WONDER (2017) ★★★★☆


Wonder (2017)

 

 

Synopsis : L’histoire de August Pullman, un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. Aujourd’hui, il rentre en CM2 à l’école de son quartier. C’est le début d’une aventure humaine hors du commun. Chacun, dans sa famille, parmi ses nouveaux camarades de classe, et dans la ville toute entière, va être confronté à ses propres limites, à sa générosité de cœur ou à son étroitesse d’esprit. L’aventure d’Auggie finira par unir les gens autour de lui.

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Stephen Chbosky
Scénaristes : Jack Thorne, Steve Conrad, Stephen Chbosky
Acteurs : Julia Roberts, Owen Wilson, Jacob Tremblay, Izabela Vidovic, Mandy Patinkin, Daveed Diggs, Noah Jupe, Kyle Harrison Breitkopf, Sônia Braga, Ali Liebert, Danielle Rose Russell
Musique : Marcelo Zarvos, Bea Miller
Genre : Drame
Durée : 1 heure et 53 minutes
Date de sortie : 20 décembre 2017 (France)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Lionsgate, Mandeville Films, Participant Media, Walden Media, TIK Films
Distribué par : Lionsgate
Titre original : Wonder
Notre note : ★★★★☆

Notre commentaire : « Wonder » est un drame américain datant de 2017, co-écrit et réalisé par Stephen Chbosky, à qui l’on doit également « Le Monde de Charlie » (2012). Les acteurs principaux sont Jacob Tremblay, qu’on a pu voir dans « Before I Wake » (2016), Julia Roberts, qu’on a pu voir dans « Money Monster » (2016), Owen Wilson, qu’on a pu voir dans « The Grand Budapest Hotel » (2014), Danielle Rose Russell, qu’on a pu voir dans « Pandemic » (2016), et Izabela Vidovic, qu’on a pu voir dans « Homefront » (2013).

L’histoire proposée par « Wonder », basée sur le roman du même nom signé R.J. Palacio, nous invite à suivre une année de la vie d’August Pullman (Jacob Tremblay), surnommé Auggie. Il est né avec une anomalie génétique qui l’a obligé à subir des opérations de chirurgies du visage et des traitements médicaux depuis sa naissance.

Stephen Chbosky, le réalisateur, est parvenu à raconter une histoire qui aurait pu être douloureusement mièvre et qu’il a subtilement développé. Le travail de maquillage ici est formidable et parfaitement crédible, révélant les yeux tristes d’Auggie derrière des lignes faciales affaissées et des bouts de peau en guise oreilles. Le scénario, co-écrit par Stefen Chbosky, Steve Conrad et Jack Thorne, est judicieux, permettant d’établir rapidement qu’Auggie est un gamin normal pour toutes les autres choses. Il aime « Star Wars » et les jeux vidéo comme Minecraft. Il a une aptitude particulière pour la science, un sens de l’humour sournois et une imagination active qui l’aide à naviguer dans les situations les plus inconfortables.

Des performances exceptionnellement fortes aident à ancrer l’histoire. Jacob Tremblay, qui avait déjà montré ses capacités incroyables malgré son jeune âge dans le drame dévastateur « Room » (2015) de Lenny Abrahamson, apporte à son personnage de 10 ans une douceur et une intelligence qui le rendent ouvert même lorsqu’il porte un casque d’astronaute pour cacher son visage. Julia Roberts et Owen Wilson trouvent juste les bonnes notes pour incarner ses parents bienveillants. Mais la vraie surprise ici est probablement Izabela Vidovic. La jeune actrice incarne la sœur aînée de Jacob Tremblay, qui est généreuse afin de permettre à son frère d’être le centre de l’attention de la famille au détriment de ses propres besoins émotionnels.

Sa mère, Isabel (Julia Roberts), a mis sa carrière entre parenthèses pour faire l’école à domicile pour Auggie depuis son jeune âge dans le cocon familial de Brooklyn. Mais maintenant que le jeune garçon avance dans l’âge, Isabel et son père, Nate (Owen Wilson), décident de l’envoyer à l’école afin qu’il apprenne à fréquenter d’autres enfants et à se sentir plus à l’aise dans le monde extérieur. Tous sont compréhensiblement inquiets à propos de ce changement majeur, aussi lourd soit-il avec les possibilités de brutalités et d’isolement. Et en effet, lorsque ses parents l’accompagnent aux portes de l’école et le laissent seul pour la première fois, les autres enfants du campus arrêtent leurs conversations et s’écartent à son passage. Mais Stephen Chbosky dépeint cet événement de manière détachée, avec un ton tellement neutre, que la tension du moment s’évapore naturellement.

Il y a quelques personnages familiers dans « Wonder » : le professeur qui dispense des leçons qui coïncident avec les thèmes du film (Daveed Diggs) ; l’enfant riche et stupide qui tourmente Auggie entouré d’une bande de suiveurs tout aussi stupides (Bryce Gheisar) ; la gamine réservée qui devient une amie inattendue (Millie Davis). Mais la connexion aisée entre Auggie et Jack Will (Noah Jupe), un autre camarade de classe, est l’une des joies du métrage, tout en étant une source de la dramaturgie de l’histoire.

Au moment où le métrage semble s’installer dans la routine de l’école, il change d’orientation et revisite ce premier jour à partir des perspectives d’une variété de personnages. Ainsi, nous apprenons ce qui est arrivé à la sœur d’Auggie, Via (Izabela Vidovic), comment elle a rencontré un garçon qui ne semble pas la laisser insensible (Nadji Jeter) et a osé s’inscrire pour les cours de théâtre du lycée. Nous avons un aperçu de la vie de Jack Will (Noah Jupe), qui enrichit la compréhension de sa relation avec Auggie. Nous découvrons ce qui se passe réellement avec la meilleure amie de Via, Miranda (Danielle Rose Russell), qui l’a soudainement boudée au début de l’année scolaire.

Le réalisateur, Stephen Chbosky gère les événements majeurs de ces adolescents avec décence et grâce. L’effet cumulatif est la compréhension profonde de ce que l’on ressent lorsqu’on se met à la place de quelqu’un d’autre. L’émotion de cette illumination se faufile discrètement sur vous. Même Owen Wilson, dont le personnage offre une forme de soulagement comique pendant les moments de tension familiale, bénéficie peut-être de la scène la plus déchirante et la plus exaltante de tout le métrage. Il est alors très difficile de ne pas lâcher une larme ou deux, surtout si vous êtes un parent, tellement la charge émotionnelle est forte. En vérité, on se fait avoir à plusieurs reprises durant le film.

On peut cependant regretter la toute dernière partie du film, la séquence de fin d’année dans le gymnase, qui n’est rien de plus qu’un énorme cliché. Mais « Wonder » est tellement bien dans son ensemble que sa conclusion stéréotypée est pardonnable.

En conclusion, « Wonder » est un très beau film dramatique, disposant d’une histoire intéressante avec une intrigue à forte charge émotionnelle. Le développement est relativement familier, mais la mise en scène, tout comme la photographie et le montage sont exemplaires. L’ensemble est servi par une très bonne distribution, avec des acteurs magnifiques, sincères et authentiques dans leurs prestations. Un métrage qui ne peut que difficilement laisser insensible, avec un beau message de tolérance et de respect. À voir …

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Une réflexion sur “WONDER (2017) ★★★★☆

  1. Ah, l’un de mes derniers coups de coeur de 2017, une belle pépite ❤

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 13/02/2018, 15 03 33 02332

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