Action, Crime - Policier, Thriller

KILL BILL: VOLUME 1 (2003) ★★★★☆


Kill Bill Volume I (2003)

 

 

Synopsis : Une tueuse à gage professionnelle, La Mariée, décide de quitter Bill et son organisation criminelle. Au cours de son mariage, ses anciens partenaires font irruption dans l’église et tirent sur la foule. Laissée pour morte, la tueuse retrouve ses esprits après un coma de quatre ans et n’a plus qu’une idée en tête : tuer Bill…

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Quentin Tarantino
Scénariste : Quentin Tarantino
Acteurs : Uma Thurman, Lucy Liu, Vivica A. Fox, Michael Madsen, Daryl Hannah, David Carradine, Sonny Chiba, Julie Dreyfus, Chiaki Kuriyama, Gordon Liu, Michael Parks
Musique : RZA
Genre : Action, Crime, Thriller
Durée : 1 heure et 51 minutes
Date de sortie : 25 novembre 2003 (France)
Année de production : 2003
Sociétés de production : A Band Apart
Distribué par : Miramax Films
Titre original : Kill Bill: Volume 1
Notre note : ★★★★☆

Notre commentaire : « Kill Bill: Volume 1 » est un film d’action et d’arts martiaux américain datant de 2003, écrit et réalisé par Quentin Tarantino, à qui l’on doit également « Les Huit Salopards » (2015). Les acteurs principaux sont Uma Thurman, qu’on a pu voir dans « Bienvenue à Gattaca » (1997), Lucy Liu, qu’on a pu voir dans « Ballistic » (2002), Michael Madsen, qu’on a pu voir dans « Run or Die » (2012), Daryl Hannah, qu’on a pu voir dans « Blade Runner » (1982), Gordon Liu, qu’on a pu voir dans « Nightfall » (2012), et Michael Parks, qu’on a pu voir dans « Blood Father » (2016).

Du point de vue du concept, il est relativement simple, une ancienne tueuse à gages, Black Mamba (Uma Thurman) cherche à se venger de son ancienne équipe, qui l’a laissée pour morte, alors qu’elle était en pleine cérémonie de mariage et enceinte jusqu’aux yeux. Après être sortie du coma, et avoir repris du poil de la bête, elle part en quête de ses anciens « collègues » afin de leur régler leur compte. Elle retrouve rapidement la trace de Vernita Green (Vivica A. Fox) du nom de code Copperhead, désormais mère de famille et femme au foyer. Dans un combat épique et ultra violent, Black Mamba tuera son adversaire, ouvrant ainsi sa liste noire de meurtres.

Afin de poursuivre sa quête meurtrière, Black Mamba se rend sur l’île d’Okinawa afin de rencontrer Hatori Hanzo (Sonny Chiba) un forgeron de renom désormais à la retraite qui accepte finalement de lui fabriquer un sabre. De là, la vengeresse se rend à Tokyo pour y affronter O-Ren (Lucy Liu), devenue le chef d’un important gang de yakuza. Mais avant de pouvoir en découdre directement avec elle, Black Mamba va devoir affronter le fameux gang des 88, mais également la redoutable Gogo Yubari (Chiaki Kuriyama), une jeune étudiante sadique œuvrant comme garde du corps de d’O-ren. Après avoir défait tous ses adversaires dans un bain de sang, Black Mamba affronte O-ren dans un joli jardin à la Japonaise. Avant de mourir cette dernière lui révèle que sa fille est toujours vivante.

Quentin Tarantino, le scénariste-réalisateur, dans sa conception de « Kill Bill » s’est largement inspiré du cinéma « grindhouse », un terme pour désigner les films qui étaient diffusés dans les salles américaines bon marché dans les années 1970, où l’on pouvait voir des films d’arts martiaux, des films de samouraï, les films de blaxploitation ou encore les westerns spaghetti. Quentin Tarantino rend hommage au Show Brothers Studio, connu pour ses films d’arts martiaux avec l’inclusion du logo ShawScope dans le générique d’ouverture.

Autre exemple, lorsque la jeune mariée, Black Mamba, rencontre un membre des vipères mortelles, un écran rouge clignotant avec des séquences de flash-back superposées apparaît, en hommage au western spaghetti, « La Mort était au Rendez-vous » (1965) de Giulio Petroni, dont le héros est témoin du massacre de sa famille. Le thème musical de ce film, composé par Ennio Morricone, peut être entendu lorsque Black Mamba affronte O-Ren Ishii. Enfin, le survêtement, le casque et la moto jaune de Black Mamba ressemblent à ceux utilisés par Bruce Lee dans le film « Le Jeu de la Mort » (1978).

On peut cependant aller plus loin dans l’étude des références. En effet, « Kill Bill » partage une grande partie de son intrigue avec le film japonais « Lady Snowblood » (1973) de Toshiya Fujita , dans lequel une femme tue le gang qui a assassiné sa famille. Ce métrage utilise d’ailleurs également des illustrations et des images pour certaines parties du récit, tout comme « Kill Bill » utilise une animation de style japonais pour briser le récit. L’intrigue ressemble également au film français « La Mariée était en Noir » (1968) de François Truffaut, dans lequel une mariée cherche à se venger de cinq membres de gangs et les supprime dans l’ordre d’une liste qu’elle a établie.

Il faut donc reconnaître tout simplement que « Kill Bill » n’est rien d’autre, comme je soulignais précédemment, qu’un thriller de vengeance. Sa force, c’est qu’il est fortement stylisé et que Quentin Tarantino est un réalisateur a l’esprit foisonnant, accompagnant sa mise en scène par une surabondance inventive et stylisée. Il y a une forme d’esthétisme, un véritable talent pour la chorégraphie de la violence, mais le réalisateur-scénariste est assurément un cinéphile hors pair. À bien y réfléchir, l’histoire proposée par « Kill Bill » est certainement la partie la moins intéressante de l’équation.

Enfin dans cette période troublée que nous vivons actuellement avec la vague amorcée par l’affaire Weinstein, un personnage comme Black Mamba, superbement interprété par Uma Thurman fait assurément du bien. Rappelez-vous le sort qu’elle réserve, au début du film, à l’homme venu la violer alors qu’elle est supposée être dans le coma. N’ai-je pas entendu Laurence dire « qu’est-ce que j’aimerais être une femme comme ça… ».

Comme dans les long-métrages précédents de Quentin Tarantino, « Kill Bill » présente une bande originale éclectique comprenant de nombreux genres musicaux. La musique va du style country aux partitions musicales des western spaghetti signé Ennio Morricone. Le thème de Bernard Herrmann, tiré du film « Twisted Nerve » (1968) est sifflé par la menaçante Elle Driver (Daryl Hannah) dans la scène se déroulant à l’hôpital. Un court extrait de 15 secondes de l’ouverture du thème musical signé Quincy Jones pour la série télévisée « L’Homme de Fer » est utilisé comme signal de vengeance lorsque Black Mamba se retrouve face à sa prochaine cible.

Uma Thurman a reçu une nomination pour le Golden Globe de la Meilleure Actrice en 2004. Elle a également été nommée en 2004 pour un BAFTA Award toujours dans la catégorie de Meilleure Actrice dans un Rôle Principal. En plus de quatre autres nominations aux BAFTA. « Kill Bill : Volume 1 » a été placé dans la liste des 500 plus grands films de tous les temps dans le classement du magazine Empire. Le personnage incarné par Uma Thurman a également été classé à la 66ème place du classement des « 100 plus grands personnages de film » par le même magazine.

« Kill Bill: Volume 1 » fut le premier film de Quentin Tarantino, six ans après la sortie de « Jackie Brown » (1997). Ce métrage a rapporté 70 millions de dollars en Amérique du Nord et près de 111 millions de dollars dans les autres pays, engrangeant près de 181 millions de dollars au box-office mondial.

« Kill Bill – Vol. 1 » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 26 mai 2004 chez Universal Pictures Vidéo (France). Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Kill Bill: Volume 1 » est un très bon thriller d’action, disposant d’une histoire classique de vengeance, et d’une intrigue relativement familière. Le film de Quentin Tarantino brille par sa mise en scène particulière, rendant hommage à une certaine forme de cinéma. Les visuels sont particulièrement soignés, avec des scènes d’action dignes des plus grands métrages d’arts martiaux, particulièrement sanglants, pour ne pas dire gores. La distribution est excellente, et Uma Thurman se balade tout au long de cette histoire, katana à la main, comme d’autres se baladeraient avec un parapluie. Le rythme est plaisant et la bande originale est particulièrement engageante. Un divertissement qui fonctionne encore pleinement quinze ans après sa sortie, pourquoi s’en priver ?

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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