Drame, Horreur

VERÓNICA (2017) ★★☆☆☆


Verónica (2017)

 

 

Synopsis : À Madrid, après avoir participé à une séance de spiritisme avec ses amies, une jeune fille est assaillie par des créatures surnaturelles qui menacent de s’en prendre à sa famille. Le seul cas d’activité paranormale officiellement reconnu par la police espagnole.

Origine du film : Espagne
Réalisateur : Paco Plaza
Scénariste : Fernando Navarro
Acteurs : Sandra Escacena, Bruna González, Claudia Placer, Iván Chavero, Ana Torrent, Consuelo Trujillo, Sonia Almarcha, Maru Valduvielso, Leticia Dolera
Musique : Chucky Namanera
Genre : Drame, Horreur
Durée : 1 heure et 45 minutes
Date de sortie : 24 janvier 2018 (France)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Apaches Entertainment, Expediente La Película A.I.E.
Distribué par : Wild Bunch Distribution, Film Factory Entertainment
Titre original : Verónica
Notre note : ★★☆☆☆

Notre commentaire : « Verónica » est un film d’horreur espagnol datant de 2017, réalisé par Paco Plaza, à qui l’on doit la co-réalisation de « REC » (2007) et de « REC 2 » (2009), ainsi que la réalisation en solo de « REC 3: Genesis » (2012). L’actrice principale est Sandra Escacena qui fait là ses premiers pas devant la caméra. À noter également la participation de Leticia Dolera, qu’on avait pu voir dans « REC 3: Genesis » (2012). Ce métrage est librement inspiré des éléments de l’affaire Vallecas datant de 1991, où Estefanía Gutiérrez Lázaro est décédée mystérieusement après avoir utilisé un panneau Ouija.

Les films basés sur une histoire vraies, ou inspirés de faits réels sont légions, mais ce n’est pas forcément un gage de qualité. Pour transformer l’essai et obtenir un métrage intéressant, avec une histoire engageante, il faut un bon scénario, et, au minimum, une bonne mise en scène. Ce qui n’est malheureusement pas le cas avec « Verónica », et cela pour différentes raisons. Ainsi donc, de notre point de vue, « Verónica » est un échec. Paco Plaza, le réalisateur avait frappé un grand coup en 2007 avec « REC« , dans un travail collectif avec Jaume Balagueró. Et son « REC 3: Genesis« , bien que sympathique, n’était déjà de loin pas le film du siècle. Un signe ? Possible. Serait-ce donc du côté de Jaume Balagueró qu’il faudrait regarder pour obtenir plus de satisfaction, et retrouver les frissons qu’avait apporté « REC » (2007) ? Le visionnage à venir de « Muse » (2017) devrait nous apporter une réponse à cette question.

L’histoire proposée par « Verónica » nous invite donc à suivre Verónica (Sandra Escacena), une adolescente de 15 ans, vivant avec sa mère et trois frères et sœurs plus jeunes dans un appartement de Madrid. Leur père est décédé récemment et leur mère travaille durant de longues heures dans un bistrot, laissant à Verónica la charge des autres enfants de la fratrie. Avec quelques copines de classe, Verónica va organiser une séance de spiritisme à l’aide d’une planche Ouija, espérant rentrer en contact avec son père. Malheureusement pour elle, c’est un esprit maléfique qui va être libéré, et qui va venir la harceler, jusqu’au point de non-retour.

Analysons maintenant ce qui ne va pas dans ce métrage. Le rythme est relativement lent avec une mise en scène poussive. Quand on regarde sa montre plusieurs fois pendant un film d’une heure -trois quart, ce n’est jamais bon signe. Trop lent, trop long. Et, bien que le réalisateur cherche à installer une atmosphère de tension, une ambiance inquiétante, on n’arrive pas à y adhérer. C’est trop classique pour l’amateur de films d’horreur. Les ficelles utilisées sont trop classiques, une ombre qui se déplace sur les murs de l’appartement, une silhouette qui passe dans le contre-champ, des portes qui s’ouvrent toutes seules ou qui refusent de s’ouvrir alors qu’il n’y a pas de clé ou de verrous. C’est du déjà vu, pour ne pas dire du vu et du revu.

Il y a également une absence globale d’explications, probablement volontaire, de la part du scénariste, Fernando Navarro. On ne sait donc pas si la créature, qui rôde autour de Verónica, est son père, ou s’il s’agit d’un esprit maléfique autre, voire de la matérialisation d’une malédiction. Il y a une absence de développement sur le caractère du père. Était-il un homme bon, un être malfaisant, ce qui pourrait expliquer pourquoi, si c’était effectivement son esprit, ce dernier s’en prend ainsi uniquement aux enfants. La mère étant complètement exclue des manifestations paranormales. La cible des « attaques » est bien l’ensemble de la fratrie, comme le prouvent les tâches sur l’envers des matelas, ayant une forme humaine. L’esprit maléfique tente de prendre possession du corps des enfants, et c’est Verónica qui semble la plus réceptive.

La photographie n’est guère engageante, bien que le réalisateur ait apporté beaucoup de soin à recomposer l’ambiance du début des années 1990. La bande originale est relativement insignifiante et rien ne perdure au-delà du visionnage. La distribution faisant une large part à des acteurs inconnus, il est difficile de jauger de la qualité de leurs prestations. On peut néanmoins apprécier les performances des différents enfants de la fratrie, notamment les deux sœurs jumelles qui disposent de dialogues faisant appel à de belles réparties. Le garçon, plus jeune, est nettement moins crédible, ne montrant que peu de frayeur lorsque les éléments se déchaînent autour de lui. Reste la performance de Sandra Escacena dans le personnage de Verónica. L’actrice marque bien l’évolution de son personnage, qui bascule progressivement dans la terreur avec un maquillage très réaliste pour dépeindre l’impact physique de la situation.

« Veronica » va faire l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, à paraître le 6 juin 2018 chez Warner Home Vidéo France. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Verónica » est un film d’horreur étriqué, disposant d’une histoire usuelle, d’une intrigue poussive et d’un développement peu engageant. Le rythme est particulièrement lent, ce qui rend 105 minutes du métrage particulièrement longues. La dernière partie est la plus intéressante, mais malheureusement concentrée en une vingtaine de minutes. La frayeur n’est pas au rendez-vous en raison d’une structure horrifique faisant appel à tout ce qu’il y a de plus convenu dans le genre. Un film dont on peut aisément s’exempter du visionnage.

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Une réflexion sur “VERÓNICA (2017) ★★☆☆☆

  1. Pour ma part, ce fut un coup de coeur ! Effectivement, il est plus lent que les autres films du genre, bien mois spectaculaire également, mais justement, il est d’un réalisme saisissant et c’est pour moi, sa vraie force 😃

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 12/04/2018, 14 02 51 04514

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