Horreur, Thriller

MUSE (2017) ★★★★☆


Muse (2017)

 

 

Synopsis : Samuel Salomon, un professeur de littérature, s’est absenté durant 1 an après le décès de sa fiancée. Depuis, chaque nuit, il fait un cauchemar dans lequel une femme est assassinée selon un étrange rituel. Quand cette femme est retrouvée morte dans la même position que le rêve de Samuel, ce dernier décide de se rendre sur la scène du crime. Il y fait la rencontre de Rachel, qui fait chaque nuit le même rêve que lui. Ensemble ils vont tenter de découvrir l’identité de cette mystérieuse femme et entrer dans un monde terrifiant contrôlé par Les Muses.

Origine du film : Espagne
Réalisateur : Jaume Balagueró
Scénaristes : Jaume Balagueró, Fernando Navarro
Acteurs : Elliot Cowan, Franka Potente, Ana Ularu, Joanne Whalley, Christopher Lloyd, Leonor Watling, Manuela Vellés
Musique : Stephen Rennicks
Genre : Horreur, Thriller
Durée : 1 heure et 47 minutes
Date de sortie : 29 novembre 2017 (France)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Castelao Pictures
Distribué par : Filmax International
Titre original : Musa / Muse
Notre note : ★★★★☆

Notre commentaire : « Musa » ou « Muse » pour la distribution internationale, est un thriller d’horreur à orientation surnaturelle, datant de 2017, co-écrit et réalisé par Jaume Balagueró, à qui l’on doit également « REC 4: Apocalypse » (2014). Les acteurs principaux sont Elliot Cowan, qu’on a pu voir dans « Howl » (2015), Franka Potente, qu’on a pu voir dans « Le Cas Enfield » (2016), Ana Ularu, qu’on a pu voir dans « Inferno » (2016), Joanne Whalley, qu’on a pu voir dans « Twixt » (2011), Christopher Lloyd, qu’on a pu voir dans « Braquage à l’Ancienne » (2017), Leonor Watling, qu’on a pu voir dans « Risen » (2016). Ce métrage est basé sur le roman espagnol The Lady Number Thirteen signé par José Carlos Somoza.

Dans notre critique du film « Verónica » (2017), j’expliquais que le réalisateur de ce film, Paco Plaza, s’était fait connaître avec « [REC] » (2007) co-réalisé en partenariat avec Jaume Balagueró. La déception rencontrée avec « Verónica » m’avait fait dire qu’il me fallait attendre le visionnage de « Muse » pour me faire une opinion plus tranchée sur lequel des deux réalisateurs était le plus intéressant. Et ce que je pressentais s’est confirmé, car ce « Muse » est nettement plus intéressant que le dernier métrage de Paco Plaza.

L’histoire proposée par « Muse » nous invite à suivre Samuel Solomon (Elliot Cowan), un professeur de littérature, qui fait un cauchemar récurrent depuis le suicide de sa petite amie. Dans son rêve terrifiant, une femme est brutalement assassinée. Quand cette même femme présente dans ses rêves est retrouvée morte dans la réalité, Salomon cherche une explication à ce qui semble être des rêves prémonitoires. Sur les lieux du meurtre, le professeur rencontre Rachel (Ana Ularu), qui prétend faire les mêmes rêves que Salomon. Cette dernière va l’aider à découvrir l’identité de la femme mystérieuse. Progressivement, ils vont rentrer dans le mythe des Muses. Alors que Rachel va progressivement retrouver la mémoire et comprendre qui elle est vraiment, Salomon va comprendre que la poésie est la clé pour la manipulation, le contrôle de l’esprit, et même le meurtre.

Le scénario est vraiment très bien écrit, offrant une intrigue très originale, où la mythologie vient s’emboîter dans la réalité, tout en utilisant la poésie comme une clé de l’esprit, s’apparentant à des sortilèges, des phrases magiques qui permettraient de contrôler l’esprit de celui à qui l’on conte la chose au creux de l’oreille. Le rythme est très plaisant, plutôt dynamique, où les deux principaux protagonistes partent à la recherche d’indices, de preuves, allant de preuves en présomptions.

Alors que les deux principaux personnages se rapprochent graduellement de la vérité, les Muses font le nettoyage par le vide, et n’hésitent pas à s’en prendre au fils de Rachel afin de faire pression, d’orchestrer un chantage. C’est bien entendu dans la dernière partie que les différentes pièces du puzzle se mettent en place, et que Jaume Balagueró place son twist majeur, qui, une fois révélé, semble tellement évident.

Le réalisateur installe un climat de tension, et propose quelques jump-scares sans pourtant en abuser. L’horreur est plutôt articulée sur le visuel, avec des victimes tailladées, avec quelques litres d’hémoglobine pour appuyer les effets gores. La photographie et la bande originale viennent parfaitement harmoniser l’ensemble, avec quelques classiques, comme l’hôpital psychiatrique abandonné où l’intrigue va se dénouer. Les muses arborent un look gothique qui n’est pas sans rappeler la « Dame en Noire » (2011).

Du côté de la distribution, on retiendra essentiellement le duo formé par Elliot Cowan et Ana Ularu. Le premier livre un homme fortement perturbé par le suicide de sa petite amie. Il tente de remonter à la surface en faisant appel à un cocktail d’antidépresseurs et d’alcool. Il cherche à comprendre la signification de ses cauchemars, et s’enfonce dans sa propre investigation, comme une forme de thérapie, mais il porte en lui la solution et sera finalement confronté à des choix compliqués. La seconde offre une jeune femme en perdition, qui se retrouve coincée par son souteneur, obligée de se prostituer dans une boîte crasseuse. Elle-même aux prises avec des cauchemars, elle tente de comprendre, tout en essayant d’obtenir sa liberté. Elle puise sa motivation dans le bien-être de son fils.

« Muse » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 4 avril 2018 chez Warner Home Vidéo France. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Muse » est un très bon film d’horreur disposant d’une histoire très originale, d’une intrigue très bien construite et d’un développement particulièrement bien soigné. Jaume Balagueró, le réalisateur parvient à trouver l’équilibre entre différentes approches de l’horreur, sans trop faire appel aux sempiternels clichés du genre. La photographie est très consciencieuse, jouant astucieusement avec l’éclairage, et offrant des plans originaux, comme la contre-plongée. La distribution offre de très bonnes prestations. L’ensemble est singulièrement plaisant et engageant. Une véritable et agréable surprise. Un métrage que l’on n’hésitera pas à recommander.

 

Bande-annonce :

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

2 réflexions sur “MUSE (2017) ★★★★☆

  1. Tu t’en doutes, celui-là me fait extrêmement envie, j’espère le voir rapidement, ton avis me conforte dans mon idée !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 23/04/2018, 15 03 29 04294
    • Je suis allé vers ce film avec une certaine appréhension, refroidi par la déception de « Verónica » de Paco Plaza, que de ton côté, tu sembles avoir apprécié. Paco Plaza étant, entre autres, le co-réalisateur de « Rec » (2007) avec Jaume Balagueró comme j’ai pu l’expliquer dans ces deux critiques. Du coup, à l’arrivée, ce fut une très agréable surprise. Un scénario vraiment bien écrit, un développement subtil, avec une mise en scène qui flirte avec différentes formes d’horreur. J’ai passé un très agréable moment devant ce film, que je recommande …

      J'aime

      Publié par Olivier Demangeon | 23/04/2018, 15 03 44 04444

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