Drame, Fantastique, Horreur

STEPHANIE (2017) ★★★★☆


Stephanie (2017)*

 

 

Alors qu’un virus mondial décime la population, une petite fille, Stephanie, se retrouve isolée dans une grande maison de banlieue. Des phénomènes étranges viennent perturber ses nuits, jusqu’à l’arrivée de ses parents, qui rapidement après les retrouvailles, adoptent un comportement bizarre…

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Akiva Goldsman
Scénaristes : Ben Collins, Luke Piotrowski
Acteurs : Frank Grillo, Anna Torv, Shree Crooks, Jonah Beres, Lausaundra Gibson, Samantha Smith
Musique : Nathan Whitehead
Genre : Drame, Fantastique, Horreur
Durée : 1 heure et 26 minutes
Date de sortie : 17 avril 2018 (États-Unis)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Blumhouse Productions, Gotham Group
Distribué par : Universal Pictures
Titre original : Stephanie
Notre note : ★★★★☆

 

 

« Stephanie » est un film d’horreur américain datant de 2017, réalisé par Akiva Goldsman, plus connu comme scénariste, comme pour « Da Vinci Code » (2006), « Anges & Démons » (2009) ou encore « La 5ème Vague » (2016). Les acteurs principaux sont Frank Grillo, qu’on a pu voir dans « Beyond Skyline » (2017), Anna Torv, qu’on a pu voir dans « Heavenly Sword » (2014), et Shree Crooks, qu’on a pu voir dans « Captain Fantastic » (2016) ainsi que dans « Le Château de Verre » (2017).

L’histoire proposée par « Stephanie » nous invite à suivre son personnage éponyme, Stéphanie (Shree Crooks), une fillette d’une dizaine d’années, qui a été abandonnée par ses parents dans leur maison familiale, alors qu’une pandémie mystérieuse ravage la population sur l’intégralité de la planète. Faisant la conversation à une peluche tortue et se nourrissant de beurre de cacahuète et autre cochonnerie du genre, la fillette tente de survivre. Cependant, une entité surnaturelle semble également présente, rodant dans la maison de manière inquiétante. Quand la mère (Anna Torv) et le père (Frank Grillo) reviennent, leur comportement est suspect et l’entité se met en colère déclenchant le chaos au sein de la famille.

Il est difficile aujourd’hui de voir des films d’horreur de qualité. Une véritable souffrance quand on est fan du genre. On finit par se jeter sur tout ce que l’on peut trouver, avec plus ou moins de bonheur. Dans la somme des sorties en DVD ou en VOD, on peut, de temps à autre, tomber sur une production qui mérite qu’on s’y intéresse, et/ou qu’on s’arrête dessus. C’est le cas avec « Stephanie » qui propose une forme très originale avec, ce que je me plais à nommer, une intrigue inversée. Pour exemple, je peux citer « Hidden » (2015) des Duffer Brothers avec Alexander Skarsgård dans l’un des rôles principaux.

Le scénario de « Stephanie » est signé par le duo formé de Ben Collins et Luke Piotrowski et offre une histoire très originale. L’intrigue se divise en deux parties distinctes. La première est relativement conventionnelle, avec des manifestations familières d’une présence maléfique. Portes qui s’ouvrent ou qui se ferment, voir claquent, sans que personne n’y ait touché. Bruits de pas, grognements similaires à une bête sauvage que l’on imagine féroce, sans jamais la voir, mais en devinant plus ou moins la forme, la silhouette. La seconde partie change complètement d’orientation, avec la menace représentée par l’arrivée des parents. Leur attitude est donc suspecte, et bien que le père semble aimant, la mère semble nettement plus distante. Ils chuchotent, ils préparent manifestement quelque chose, et le père est armé d’un pistolet qu’il dissimule sous ses vêtements.

La photographie, signée par Antonio Riestra, offre des visuels modernes. La maison est un pavillon de la classe moyenne américaine, avec tout le confort moderne, dans un quartier résidentiel qu’on pourrait juger de huppé. Les manifestations entraînent quelques jumps-scares classiques, mais qui restent efficaces. On joue ici avec l’absence de luminosité, provoquée par des pannes de courant, plongeant la maison dans l’obscurité essentiellement la nuit. Bien évidemment, la bande originale, réalisée par Nathan Whitehead, vient appuyer ces différents effets. Les effets spéciaux, notamment dans la dernière partie, sont très bien maîtrisés, offrant la bonne dose de réalisme pour créer l’effroi.

Du côté de la distribution, on retrouve peu d’acteurs pour ce quasi huis-clos. Frank Grillo incarne le père de famille. L’acteur propose un personnage très aimant envers sa fille. Il communique énormément avec elle, il est très tactile et exprime de manière très réaliste son amour paternel envers son enfant. On est loin des films habituels de l’acteur, avec un rôle en douceur et en sincérité. Anna Torv, que l’on connaît moins bien, est une actrice australienne, qu’on a découverte dans la série télévisée « Fringe » (2008-2013). Anna propose un personnage plus troublant, distant avec son enfant, ayant une attitude louche, mystérieuse, inquiétante. Ces deux acteurs livrent de très bonnes prestations.

Mais le film repose essentiellement sur la performance de la jeune Shree Crooks qui incarne donc le personnage principal. L’actrice, qui est loin d’être une débutante, offre un personnage particulièrement bien maîtrisé. Une enfant classique, qui s’occupe du mieux possible face à la solitude, en faisant des bêtises, mais qui se retrouve terrorisée face aux manifestations surnaturelles qui animent la maison. Tout ceci avant de basculer dans une toute autre dimension. Une jeune actrice très douée, qu’il faut sûrement suivre, et qui pourrait probablement développer une carrière du type de celle de Chloë Grace Moretz, dont on attend d’ailleurs la sortie de son prochain film, « Suspira » de Luca Guadagnino, pour la fin de l’année.

En conclusion, « Stephanie » est un très bon petit film d’horreur disposant d’une histoire originale et d’une intrigue avec un twist bien construit offrant une dernière partie atypique. Le développement est très bien construit, laissant progressivement l’ambiance s’installer pour basculer dans une forme différente de ce que l’on peut voir habituellement. La photographie d’Antonio Riestra est très plaisante, harmonieusement soulignée par la bande originale de Nathan Whitehead, qui appuie logiquement sur les moments clé du récit afin de renforcer l’atmosphère de tension et de crispation du métrage. La distribution offre de très bonnes prestations, mais plus particulièrement la jeune Shree Crooks qui délivre une superbe performance. Un film très plaisant qui mérite qu’on s’y intéresse.

 

 

Publicités

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

2 réflexions sur “STEPHANIE (2017) ★★★★☆

  1. Je suis totalement fan d’Anna Torv, alors évidemment, il me fait extrêmement envie !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 25/05/2018, 16 04 46 05465

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Nombres de Visites

  • 134 506 personnes formidables ont déjà visité ce blog ! Merci !

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives

Suivez-nous sur Twitter

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :