Ciné-Asia, Corée du Sud, Crime - Policier, Drame

HEART BLACKENED (2017) ★★★★☆


Heart Blackened (2017)

 

 

Le monde de Tae-san s’écroule lorsque sa célèbre fiancée meurt dans un horrible accident. Lorsque sa fille unique devient le principal suspect de cette mort, Tan-san élabore un plan risqué pour trouver le vrai tueur et prouver l’innocence de sa fille.

 

 

Origine du film : Corée du Sud
Réalisateur : Jung Ji-woo
Scénariste : Jung Ji-woo
Acteurs : Choi Min-sik, Park Shin-hye, Ryu Jun-yeol, Lee Soo-kyung, Park Hae-joon, Jo Han-chul, Lee Hanee
Genre : Crime, Drame
Durée : 2 heures et 5 minutes
Date de sortie : 2 novembre 2017 (Corée)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Yong Film
Distribué par : CJ Entertainment
Titre original : Chimmuk / 침묵
Notre note : ★★★★☆

 

 

« Chimmuk » ou « Heart Blackened » pour la distribution internationale, est un thriller dramatique datant de 2017, écrit et réalisé par Jung Ji-woo, à qui l’on doit également « A Muse » (2012). Les acteurs principaux sont Choi Min-sik, qu’on a pu voir dans « The Tiger: An Old Hunter’s Tale » (2015), Park Shin-hye, qu’on a pu voir dans « My Annoying Brother » (2016), Ryu Jun-yeol, qu’on a pu voir dans « A Taxi Driver » (2017), Lee Soo-kyung, qu’on a pu voir dans « Coin Locker Girl » (2015), Park Hae-joon, qu’on a pu voir dans « Monster Boy » (2013), et Lee Hanee, qu’on a pu voir dans « Fabricated City » (2017). « Heart Blackened » est un remake de « Silent Witness » (2013), un thriller chinois de Fei Xing. Le film combine des séquences juridiques du procès avec des éléments de film policier autour d’une intrigue pleine de rebondissements.

Mi-ra (Lee Soo-kyung), la fille d’Im Tae-san (Choi Min-sik), le patron d’une grosse société, a des difficultés à accepter la nouvelle compagne de son père, une célèbre chanteuse, Park Yoo-na (Lee Ha-nui). Lors d’une soirée en boîte de nuit, alors qu’elle est saoule, et peu de temps avant le mariage de son père, la jeune femme visionne une sexe-tape que sa future belle-mère a tourné dans le passé et décide de la rencontrer pour lui dire ses quatre vérités. Le lendemain, Yoo-na est retrouvée morte et Mi-ra est arrêtée, étant la principale suspecte, bien qu’elle prétend ne se souvenir de rien. Tae-san embauche Choi Hee-jeong (Park Shin-hye), une jeune avocate, pour défendre sa fille. Cependant, Dong-myeong (Ryu Jun-yeol), un fan obsédé par la défunte chanteuse, se manifeste prétendant être en possession d’un enregistrement vidéo montrant ce qui s’est réellement passé.

Jung Ji-woo, le scénariste-réalisateur, tisse une toile complexe qui se focalise autour de l’enregistrement vidéo et la volonté d’un homme à basculer dans l’extrême, usant de son pouvoir considérable, essentiellement grâce à l’argent, pour sauver sa fille. Cependant, et c’est regrettable, le scénario se perd par moment avec des intrigues secondaires sans réelle importance et sans réel intérêt, comme l’obsession de Dong-myeong envers Yoo-na ou encore l’amitié qui apparaît entre Hee-jeong et le procureur sans en expliquer l’origine. La deuxième partie, après le monologue de Tae-san à la cour, est nettement plus clair, et vient préciser les événements développés dans la première partie, avec en prime de belles scènes d’émotion.

En substance, Jung Ji-woo nous offre une vision très esthétique de la vie d’une personne riche et célèbre, mais également ses travers et la tentation d’utiliser son pouvoir et son argent pour s’arranger avec la vérité, avec la justice. Avec cette approche, le réalisateur construit la trame centrale de son histoire. Quelle est l’influence que les riches et/ou les puissants peuvent réellement avoir sur la justice ? Des questions qui ne trouveront pas pleinement une réponse morale dans ce film.

La photographie proposée par Kim Tae-kyng est très bien orchestrée avec des visuels très différents, incluant des scènes en discothèque, dans différentes sortes de restaurants, des visuels nautiques, une boutique faite de bric et de broc électroniques jusqu’à la salle d’audience, toujours avec une très bonne harmonie s’inscrivant pleinement dans l’esprit du film. La bande originale est discrète et vient bien souligner les moments importants du métrage. Enfin, l’édition réalisée par Wang Sung-ik est optimum dans la dernière partie de « Heart Blackened », laissant une belle part à l’émotion.

Du côté de la distribution, on retrouve une nouvelle fois un excellent Choi Min-sik. L’acteur offre un personnage rusé, mais à la logique quelque peu cruelle, obsédé à l’idée de protéger sa fille quoi qu’il en lui coûte. Bien que l’histoire tourne autour de son personnage, Lee Soo-kyung dispose finalement d’un rôle secondaire dans le développement. Lee Ha-nui nous offre une jolie séquence lorsqu’on peut suivre son personnage dans l’interprétation d’une très belle chanson. Park Hae-joon, est quelque peu caricatural dans son personnage de procureur, tandis que Park Shin-hye offre une bonne prestation dans son rôle d’avocate. Le personnage le plus énigmatique et peut être le plus intéressant est assuré par Ryu Jun-yeo qui n’en finit pas de faire parler de lui ces derniers temps avec des rôles très bien incarnés dans des films comme « The King » (2017) et « A Taxi Driver » (2017) et qu’on devrait encore retrouver cette année dans « Little Forest » de Yim Soon-rye, « Believer » de Lee Hae-young, ainsi que « Money » de Park Noo-ri.

En conclusion, « Heart Blackened » est un très bon thriller policier et juridique, disposant d’une intrigue très bien ficelée et d’un développement particulièrement accrocheur. L’histoire offre un bon lot de rebondissements et c’est dans la dernière partie que le puzzle prend finalement forme. Le scénario se perd quelque peu par moment, mais l’essentiel est grandement assuré. La photographie est très plaisante et le rythme est cohérent. L’engagement est tel qu’on ne voit pas les 125 minutes défiler. La distribution offre de très bonnes prestations avec à sa tête un excellent Choi Min-sik et une mention spéciale au jeune Ryu Jun-yeol. Un métrage qui remplit pleinement sa fonction de divertissement.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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