Action, Horreur, Science fiction

UPGRADE (2018) ★★★★☆


Upgrade (2018)

 

 

Dans un futur proche, la technologie a envahi toutes les parcelles du quotidien. Technophobe, Grey se retrouve paralysé suite à une agression qui détruit sa vie, et accepte de participer à une expérience : une puce électronique est implantée en lui…

 

 

Origine du film : Australie
Réalisateur : Leigh Whannell
Scénaristes : Leigh Whannell
Acteurs : Logan Marshall-Green, Betty Gabriel, Harrison Gilbertson, Benedict Hardie, Melanie Vallejo, Clayton Jacobson, Richard Cawthorne, Linda Cropper
Musique : Jed Palmer
Genre : Action, Horreur, Science-fiction
Durée : 1 heure et 40 minutes
Date de sortie : 3 ocotbre 2018 (France)
Année de production : 2018
Sociétés de production : Blumhouse Productions, Goalpost Pictures, Automatik Entertainment, Nervous Tick, Film Victoria
Distribué par : OTL Releasing, BH Tilt
Titre original : Upgrade
Notre note : ★★★★☆

 

 

« Upgrade » est un film d’action et de science-fiction australien datant de 2018, écrit et réalisé par Leigh Whannell, à qui l’on doit également « Insidious: Chapter 3 » (2015). Les acteurs principaux sont Logan Marshall-Green, qu’on a pu voir dans « The Invitation » (2015) et dans « Snowden » (2016), Betty Gabriel, qu’on a pu voir dans « Beyond Skyline » (2017), ainsi que dans « Get Out » (2017), et Harrison Gilbertson, qu’on a pu voir dans « Need for Speed » (2014).

Que voilà un film étonnamment réjouissant, sans prétention apparente, mais terriblement divertissant. L’histoire proposée par « Upgrade » nous invite à suivre Grey Trace (Logan Marshall-Green) un mécanicien complètement réfractaire aux nouvelles technologies. L’espace d’une soirée celui-ci va perdre sa compagne et l’usage de ses jambes suite à une agression. Partant de là, Grey va se voir implanter une puce électronique révolutionnaire, qui non seulement va lui rendre l’usage de ses jambes, mais va le rendre plus fort, plus rapide, plus agile. On se dit alors que Leigh Whannell, le scénariste-réalisateur, va développer la thématique homme-machine comme on aura déjà pu l’expérimenter avec des métrages comme « I, Robot » (2004) d’Alex Proyas, « Autómata » (2014) de Gabe Ibáñez ou encore « Ex machina » (2014) d’Alex Garland. Que nenni chers amis. Leigh Whannell ne perd point de temps à développer cette thématique et préfère offrir une orientation quelque peu plus gore.

Du coup, les fans d’hémoglobine seront ravis. Cependant, Leigh Whannell construit son récit avec d’autres éléments gravitant autour d’une classique trame de vengeance. On retrouve donc une bonne dose de violence, mais également un informaticien du type Dr. Frankenstein, un bar décoré avec des os humains sous la dénomination de Leatherface, et une sous-intrigue mettant en scène une version moderne de K.I.T.T., la voiture que conduisait Michael Knight (David Hasselhoff) dans la série télévisée K 2000, qui vit dans la tête post-accidentée du personnage principal.

On pourrait facilement être tenté de comparer le personnage incarné par Logan Marshall-Green à RoboCop, une autre machine à tuer amorale aux prises avec son âme mortelle, mais la personnalité de Grey Trace n’est pas, comme celle d’Alex Murphy, engloutie dans la machine. Grey Trace encourage activement Stem, l’entité informatique contenue dans la puce électronique, avec laquelle il peut communiquer, de faire tout ce qui est possible pour, d’une part protéger leur corps commun, et d’autre part mener une enquête dans le but de se venger.

Les scènes d’action sont bien orchestrées offrant une belle dynamique à l’histoire. L’aspect robotique du personnage principal permet certaines fantaisies, dans les déplacements, dans les attitudes. Ainsi Logan Marshall-Green navigue à travers l’écran tantôt cloué dans son fauteuil roulant, tantôt en effectuant des sauts périlleux, des parades et autres techniques de self-défense, et même un déséquilibre contrôlé à 45° digne d’un certain Michael Jackson, tout en tirant sur ses adversaires. La photographie proposée par Stefan Duscio est volontairement sombre et crasseuse dans sa présentation d’un monde futuriste. L’édition signée Andy Canny offre un métrage énergique dans un format d’une heure et quarante minutes qui permet au spectateur de rester pleinement concentré sur le développement.

Du côté de la distribution, outre la très bonne prestation de Logan Marshall-Green, on retrouve des rôles de soutien avec Linda Cropper qui incarne la mère du personnage principal, et Betty Gabriel qui endosse le rôle du détective Cortez, personnage très suspicieux qui finalement n’apporte pas grand chose à l’intrigue. Harrison Gilbertson incarne le savant-fou aux cheveux affreusement décolorés qui verra, comme c’est souvent le cas, sa machine se retourner contre lui. Signalons au passage la très plaisante bande originale signée par Jed Palmer. La clé pour apprécier pleinement « Upgrade » est probablement de goûter à ses caractérisations exagérées, ses rebondissements et sa désinvolture.

En conclusion, « Upgrade » est un très bon film de science-fiction disposant d’une histoire originale, d’une intrigue dynamique et d’un développement gore. La photographie est sombre et sordide, l’édition offre une bonne énergie au récit, et la distribution offre de bonnes prestations. Le rythme est plaisant, les scènes d’actions sont bien orchestrées et les effets spéciaux sont maîtrisés. L’ensemble est un divertissement très agréable faisant de ce « petit » film une agréable surprise.

 

Publicités

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Nombres de Visites

  • 127 265 personnes formidables ont déjà visité ce blog ! Merci !

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives

Suivez-nous sur Twitter

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :