Action, Horreur, Science fiction

THE MEG (2018) ★★★★☆


The Meg (2018)

 

 

Au cœur de l’océan Pacifique, le sous-marin d’une équipe de chercheurs a été attaqué par une créature gigantesque qu’on croyait disparue : le Megalodon, un requin préhistorique de 23 mètres de long. Le sauveteur-plongeur Jonas Taylor doit risquer sa vie pour sauver les hommes et les femmes prisonniers de l’embarcation… et affronter le prédateur le plus terrible de tous les temps.

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Jon Turteltaub
Scénaristes : Dean Georgaris, Jon Hoeber, Erich Hoeber
Acteurs : Jason Statham, Li Bingbing, Rainn Wilson, Ruby Rose, Winston Chao, Shuya Sophia Cai, Page Kennedy, Robert Taylor, Ólafur Darri Ólafsson, Jessica McNamee, Masi Oka, Cliff Curtis
Musique : Harry Gregson-Williams
Genre : Action, Horreur, Science-fiction
Durée : 1 heure et 53 minutes
Date de sortie : 22 août 2018 (France)
Année de production : 2018
Sociétés de production : Warner Bros. Pictures, Gravity Pictures, Flagship Entertainment, Apelles Entertainment, Di Bonaventura Pictures, Maeday Productions
Distribué par : Warner Bros. Pictures
Titre original / titre français : The Meg / En Eaux Troubles
Notre note : ★★★★☆

 

 

« The Meg » ou « En Eaux Troubles » pour la distribution française, est un film américain d’action, d’horreur et de science-fiction datant de 2018, réalisé par Jon Turteltaub, à qui l’on doit également « Last Vegas » (2013). Les acteurs principaux sont Jason Statham, qu’on a pu voir dans « Fast & Furious 8 » (2017), Li Bingbing, qu’on a pu voir dans « Triple Tap » (2010), Rainn Wilson, qu’on a pu voir dans « Shimmer Lake » (2017), Ruby Rose, qu’on a pu voir dans « John Wick: Chapitre 2 » (2017), Winston Chao, qu’on a pu voir dans « La Filature » (2016), Robert Taylor, qu’on a pu voir dans « Kong: Skull Island » (2017), Masi Oka, qu’on a pu voir dans « Death Note » (2017) et Cliff Curtis, qu’on a pu voir dans « Last Knights » (2015). « The Meg » est librement inspiré du livre Meg: A Novel of Deep Terror de Steve Alten paru en 1997.

Depuis la sortie de « Jaw » en 1974, diffusé en France sous le titre désormais célèbre de « Les Dents de la Mer », qui marquait la deuxième réalisation d’un jeune réalisateur alors âgé de vingt-huit ans, un certain Steven Spielberg, il est devenu quasiment impossible de renouveler le genre, tant l’impact fut puissant. Il n’y a guère que le « The Shallows » (2016) de Jaume Collet-Serra qui aura su trouver grâce à nos yeux ces dernières années. Ainsi donc, « The Meg » de Jon Turteltaub ne viendra en rien remettre en question le règne du réalisateur du récent « Ready Player One » sur ce genre particulier, qui éveille toujours en nous un véritable effroi et nous incite à profiter des joies de la plage avec un regard interrogateur…

Si on veut résumer l’histoire proposée par « The Meg », ce n’est rien de plus qu’un thriller très conventionnel dans lequel un requin aux dimensions gigantesques fait des ravages sur la distribution jusqu’à ce que Jason Statham s’en mêle. La seule vraie question est de savoir si ce dernier va terminer sa participation à ce métrage en faisant office de hors-d’œuvre ou pas à ce squale préhistorique venu directement du fin fond des océans. La bonne nouvelle, c’est que c’est tout de même bien fait, et que ce film apporte une dose correcte de sensations et d’effroi dès lors que le requin surdimensionné apparaît à l’écran.

L’intrigue est donc on ne peut plus basique, et les trois scénaristes, Dean Georgaris, Jon Hoeber, et Erich Hoeber sont parvenus à ajouter quelques intrigues secondaires afin d’apporter un petit peu de substance à cette basique histoire de requin. En effet, la tournure des événements amène un lot de scènes percutantes qui n’échappent cependant pas aux clichés du genre. Les puristes critiqueront probablement la place de l’afro-américain farfelu qui ne sait pas nager, dont le personnage pourrait facilement faire penser à celui qu’incarnait LL Cool J dans « Peur Bleue » / « Deep Blue Sea » (1999). On n’évite pas non plus le début de romance entre les personnages incarnés par Jason Statham et Bingbing Li, ou quand je vous disais qu’il y avait des clichés…

La photographie proposée par Tom Stern est très réussie. Les images matérialisant une partie non explorée de la tranchée des Mariannes, dissimulée sous un nuage de sulfure d’hydrogène, sont tout simplement somptueuses. Les scènes en surface sont très réussies, mettant l’accent sur l’aspect idyllique des lieux tout en jouant sur le contraste de la dangerosité de l’action sous l’eau. Bien qu’avoisinant les deux heures, le métrage garde une certaine dynamique grâce à l’édition de Steven Kemper. La bande originale composée par Harry Gregson-Williams est très agréable.

En date du 10 septembre 2018, « The Meg » avait engrangé 132,1 millions de dollars aux États-Unis et au Canada et 360,4 millions de dollars dans les autres pays pour une recette mondiale de 492,5 millions de dollars. Avec un budget de production compris entre 130 et 178 millions de dollars et 140 millions de dollars supplémentaires consacrés à la publicité, le film devait rapporter au moins 400 millions de dollars pour atteindre le seuil de rentabilité. Mission accomplie.

« The Meg » ne peut en rien être considéré comme un chef-d’oeuvre. L’attaque attendue et inévitable sur une nuée de baigneurs innocents semble bizarrement tronquée et la bataille finale n’est pas aussi palpitante que certaines des premières séquences du métrage. Cependant, ce film parvient à trouver un bel équilibre entre l’action et l’humour, bien supérieur aux films similaires apparus depuis l’évolution des technologies. On le préfère même au charabia proposé par « Jurassic World: Fallen Kingdom » (2018). En outre, lorsque « The Meg » arrive dans la partie la plus référentielle à « Les Dents de la Mer », le film se révèle plus intelligent et plus divertissant que ce à quoi on pouvait s’attendre…

En conclusion, « The Meg » est un film d’action disposant d’une histoire familière, articulée autour d’une intrigue convenue, mais apprêtée avec un développement dynamique. Un métrage qui s’inscrit honorablement dans la succession de l’indétrônable « Jaw » de Steven Spielberg. La photographie est très agréable avec des visuels originaux, parfois angoissants, parfois somptueux. Les effets spéciaux sont corrects et le monstre est impressionnant de par sa taille. La distribution offre de bonnes prestations malgré certains clichés scénaristiques. L’ensemble s’avère être un divertissement qui atteint pleinement son objectif sans pour autant être révolutionnaire dans le genre.

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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