Action, Crime - Policier, Drame, Thriller

PEPPERMINT (2018) ★★★☆☆


Peppermint (2018)

 

 

Riley North est une jeune mère de famille dont le mari et la petite fille viennent d’être assassinés par un gang. Face à un système judiciaire corrompu qui remet en liberté les meurtriers qu’elle avait pourtant formellement identifiés, Riley décide de prendre les armes pour faire payer tous ceux qui, de prêt ou de loin, sont impliqués

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Pierre Morel
Scénaristes : Chad St. John
Acteurs : Jennifer Garner, John Ortiz, John Gallagher Jr., Juan Pablo Raba, Tyson Ritter, Richard Cabral, Pell James, Chris Johnson, Method Man
Musique : Simon Franglen
Genre : Action, Crime, Drame, Thriller
Durée : 1 heure et 42 minutes
Date de sortie : 12 septembre 2018 (France)
Année de production : 2018
Sociétés de production : Lakeshore Entertainment
Distribué par : STXfilms
Titre original : Peppermint
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« Peppermint » est un thriller d’action américain que l’on peut aisément cataloguer dans le genre vigilante, datant de 2018, réalisé par Pierre Morel, à qui l’on doit également « Overdrive » (2017). Les acteurs principaux sont Jennifer Garner, qu’on a pu voir dans « The Kingdom » (2007), John Ortiz, qu’on a pu voir dans « Kong: Skull Island » (2017), John Gallagher Jr., qu’on a pu voir dans « Hush » (2016), Juan Pablo Raba, qu’on a pu voir dans « Shot Caller » (2017), et Tyson Ritter, qu’on a pu voir dans « Miss You Already » (2015). À noter également la participation du rappeur Method Man dans le rôle de l’agent Barker.

L’histoire proposée par « Peppermint » est on ne peut plus classique, soit un basique récit de vengeance. L’histoire d’une femme, Riley North (Jennifer Garner) à la dérive. Une femme ayant basculé dans la colère, dans la haine, dans la rage, et dans la violence extrême. Une femme qui souffre de l’absence, du vide laissé par la mort tragique de sa fille et son époux, assassinés par les membres d’un gang de dealers de drogue, profondément ancré à Los Angeles et lié à un puissant cartel étranger. Une femme qui s’est retirée des radars pendant cinq années, afin d’approfondir sa maîtrise des armes et du combat à mains. Une femme profondément décidée à faire le nettoyage par le vide… afin d’assouvir sa vendetta personnelle.

Le personnage incarné par Jennifer Garner est donc une femme en complète rupture avec le système, en lutte avec le chef d’un puissant gang criminel, l’intouchable Diego Garcia (Juan Pablo Raba). Mais comme cela ne suffit pas, ce dernier est protégé par une taupe au sein même des services de police du LAPD. Il est défendu par un avocat de grande envergure (Michael Mosley). Il bénéficie de l’appui d’un juge corrompu (Jeff Harlan) et de dizaines d’hommes de main armés jusqu’aux dents. Il appartient donc à Riley North (Jennifer Garner) de faire ce que ce système corrompu ne fera pas, dans un déluge de violence comme Frank Castle (The Punisher), Paul Kersey (Un Justicer dans la Ville / Death Wish), ou encore Harry Callahan (Dirty Harry), l’avaient fait avant elle.

Alors certes, certains aspects du scénario signé par Chad St. John sont bancals, tout en faisant appel à de nombreux clichés, notamment la représentation des méchants de l’histoire. Un gang de latinos stéréotypés. Dealers de drogue armés jusqu’aux dents, ayant pour leur grande majorité le QI d’une huître. Leurs derniers neurones se battant contre l’abus des drogues qu’ils consomment et vendent afin d’enrichir les membres d’un cartel mexicain, à moins qu’il ne soit d’origine colombienne. On peut aussi critiquer la démonstration de force de Riley North (Jennifer Garner) qui manipule parfois des armes qui semblent aussi grosses/grandes qu’elle. En effet, c’est bien loin d’être parfait, mais c’est bien fait. C’est bien fait dans le sens où cela fonctionne. Cela fonctionne dans le sens où, malgré l’ensemble des critiques qu’on peut trouver, relever dans ce récit de punition ultime, on éprouve une véritable empathie pour le personnage principal et on l’accompagne avec plaisir dans sa quête vengeresse.

Et justement, Jennifer Garner offre ici une très bonne prestation. L’actrice trouve un bon équilibre entre la haine, la détermination, la petite pointe de peur, d’appréhension, et la peine, la douleur, la tristesse et la souffrance intérieure. Elle s’inscrit de manière assez cohérente dans l’action, avec des déplacements tactiques très corrects, et la mise en scène lui permet d’aborder son rôle de manière crédible, à travers un personnage qui morfle, qui prend des coups, qui se retrouve blessé, mais dont la volonté profonde lui permet de s’élever afin d’atteindre ses buts.

John Ortiz offre également une bonne prestation, laissant assez longuement croire au spectateur qu’il est la taupe au sein des services de police, qui renseigne secrètement les dealers de drogue du cartel de Diego Garcia, mais on découvrira finalement, dans la dernière partie du métrage, qu’il n’en est rien. J’ai eu un peu plus de doute sur la performance de John Gallagher Jr. qui n’aura pas su me convaincre dans son rôle du détective Moises Beltran. La bande originale, signée Simon Franglen, est plaisante sans pour autant se distinguer. La photographie orchestrée par David Lanzenberg est tout à fait en adéquation avec le récit et l’édition de Frédéric Thoraval permet au métrage de garder une dynamique constante durant l’intégralité des 102 minutes que dure ce « Peppermint ».

En date du 14 septembre 2018, « Peppermint » avait engrangé 19,9 millions de dollars aux États-Unis et au Canada, et 1,4 millions de dollars dans les autres pays, pour un total brut de 21,3 millions de dollars, contre un budget de production de 25 millions de dollars. En France, ce métrage est disponible en salles depuis le mercredi 12 septembre 2018.

En conclusion, « Peppermint » est un film d’action convenable disposant d’une histoire familière, d’une intrigue coutumière, mais d’un développement énergique et percutant. Jennifer Garner offre une excellente prestation, avec un bel équilibre entre haine, hostilité et tristesse, douleur interne. La photographie est ordinaire mais correcte, l’édition apporte du dynamisme et la bande originale est plaisante sans être marquante. L’ensemble, bien que bourré de clichés reste divertissant sans pour autant renouveler le genre.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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