Horreur, Mystère, Thriller

SLENDER MAN (2018) ★☆☆☆☆


Slender Man (2018)

 

 

Dans une petite ville du Massachusetts, un groupe d’adolescents, fasciné par la légende Internet de Slender Man, tente de prouver qu’il n’existe pas, jusqu’à ce que l’un d’eux disparaisse mystérieusement.

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Sylvain White
Scénariste : David Birke
Acteurs : Joey King, Julia Goldani Telles, Jaz Sinclair, Annalise Basso, Alex Fitzalan, Taylor Richardson, Javier Botet
Musique : Ramin Djawadi, Brandon Campbell
Genre : Horreur, Mystère, Thriller
Durée : 1 heure et 33 minutes
Date de sortie : 10 aout 2018 (États-Unis)
Année de production : 2018
Sociétés de production : Screen Gems, Mythology Entertainment, Madhouse Entertainment
Distribué par : Sony Pictures Releasing
Titre original : Slender Man
Notre note : ★☆☆☆☆

 

 

« Slender Man » est un film d’horreur et de surnaturel américain, datant de 2018, réalisé par Sylvain White, à qui l’on doit également « The Losers » (2010). Les acteurs principaux sont Joey King, qu’on a pu voir dans « Independence Day: Resurgence » (2016), Julia Goldani Telles, qu’on a pu voir dans « The Wind » (2018), Jaz Sinclair, qu’on a pu voir dans « When the Bough Breaks » (2016), Annalise Basso, qu’on a pu voir dans « Ouija: Origin of Evil » (2016), et Javier Botet, qu’on a pu voir dans « Mama » (2013).

En mai 2016, la société Sony Pictures a commencé à développer le projet Slender Man, un film basé sur le personnage mythique surnaturel créé par Eric Knudsen, avec un scénario écrit par David Birke. En janvier 2017, le réalisateur Sylvain White a été embauché pour diriger le film. Le tournage principal a débuté le 19 juin 2017 à Boston et s’est achevé le 28 juillet 2017. Le casting a été officialisé en mai 2017. Cependant, en juillet 2017, Kevin Chapman, que l’on connaît pour avoir incarné l’inspecteur Lionel Fusco dans la série télévisée Person of Interest, a intégré le casting pour jouer un père alcoolique complètement effondré suite à la disparition de sa fille.

L’histoire proposée par « Slender Man » se déroule dans une petite ville du Massachusetts. Quatre copines de lycée, Wren (Joey King), Hallie (Julia Goldani Telles), Chloe (Jaz Sinclair) et Katie (Annalise Basso) convoquent le Slender Man. Une semaine plus tard, Katie disparaît et les trois autres filles se rendent chez elle pour trouver des indices. Les trois découvrent que Katie était passionnée par l’occultisme et qu’elle vouait une sorte de vénération envers le Slender Man. Les trois filles décident de prendre contact avec le Slender Man afin de récupérer Katie, mais rien ne va se passer comme elles l’espéraient…

Le mythe de Slender Man prend donc naissance sous forme de légende urbaine. Une version revisitée du croque-mitaine qu’on avait déjà pu rencontrer dans des métrages comme « Boogeyman » (2005). Pour diversifier légèrement la chose, on ajoute une dose de kidnapping d’enfant, histoire que les adolescents boutonneux se pissent dessus devant leur PC. Un personnage de type humanoïde, sans visage, qui va exiger des sacrifices et enlever les plus faibles ou les plus simples à manipuler.

Ceci étant dit, on va pouvoir dézinguer ce métrage qui vient honteusement s’aligner sur trois autres atrocités vues cette année, j’ai nommé « The Open House » (2018) de Matt Angel et Suzanne Coote (et dire qu’ils se sont mis à deux pour pondre cette ignominie), « The Vault » (2017) de Dan Bush, et « The Lodgers » (2017) de Brian O’Malley, malgré une affiche qui m’avait envoûté. Toutefois, il faut bien l’avouer, c’est souvent avec les films d’horreur que l’on rencontre les plus mauvaises notes sur ce blog.

« Slender Man » n’est pas sans rappeler « The Ring » (2002) et sa vidéo cassette maudite. Sauf que là, c’est une vidéo sur Internet qui provoque le début des hostilités. On peut donc mettre un trait sur l’originalité. Côté horreur, c’est light. C’est même plus light que light. Les voix, les ombres, les portes, les images vidéos sur le téléphone portable, c’est tout du déjà vu. L’entité maléfique dont on n’apprend finalement pas grand chose, n’a rien de terrifiant. Pour la petite anecdote, c’est Javier Botet qui se colle au personnage du Slender Man. Acteur espagnol qui a déjà prêté sa silhouette longiligne à d’autres monstres du 7eme art, dont « Rec » (2007), « Mama » (2013), « Crimson Peak » (2015), « The Other Side of the Door » (2016), « The Conjuring 2 » (2016), « Baba Yaga » (2016), « The Mummy » (2017) ou encore « Insidious: The Last Key » (2018).

Le scénario de David Birke est vide, et même bondé d’incohérences. L’intrigue est plus que convenue, et la photographie orchestrée par Luca Del Puppo est fade et ne fait appel à aucune originalité. L’édition signée Jake York est insipide, au point que les 93 minutes du métrage finissent par apparaître longues et ennuyeuses. Même la bande originale composée par Ramin Djawadi et Brandon Campbell est tout aussi inexpressive que le reste. Rien n’aura trouvé grâce à nos yeux dans ce métrage. Au point qu’on va même éviter de parler de la distribution…

En date du 25 octobre 2018, « Slender Man » avait rapporté 30,6 millions de dollars aux États-Unis et au Canada, et 20,6 millions dans les autres pays, pour un total mondial de 51,1 millions de dollars, contre un budget de 10 millions de dollars.

En conclusion, « Slender Man » est un film d’horreur médiocre disposant d’une histoire sans consistance, d’une intrigue dénuée d’intérêt ainsi que d’un développement usuel à l’extrême. L’absence d’originalité rend ce métrage très ennuyeux. La photographie, l’édition et la bande originale sont insipides. La distribution n’apporte aucune crédibilité aux différents personnages, où finalement seul Javier Botet fait honorablement le boulot. Un métrage à placer directement aux oubliettes et qu’on s’abstiendra de recommander, à part à un collègue de travail qu’on n’apprécie pas …

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

2 réflexions sur “SLENDER MAN (2018) ★☆☆☆☆

  1. Tellement dommage, il me tentait vachement celui-là, mais là, c’est sûr que je passe mon tour !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 04/11/2018, 11 11 48 114811

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