Crime - Policier, Horreur, Serial Killers, Thriller

HALLOWEEN (1978) ★★☆☆☆


Halloween (1978)

 

 

Il y a 15 ans, dans une petite ville des Etats-Unis, le soir d’Halloween, au cours de laquelle les enfants ont l’habitude de se déguiser, un petit garçon, Michael, épie sa sœur et son ami qui flirtent. Michael les suit et, armé d’un couteau de cuisine, assassine la jeune fille. Quinze ans plus tard, un psychiatre, le docteur Loomis qui étudie le cas du jeune meurtrier, découvre que le criminel s’est échappé : il est revenu sur les lieux de son crime pour continuer son oeuvre…

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : John Carpenter
Scénaristes : John Carpenter, Debra Hill
Acteurs : Donald Pleasence, Jamie Lee Curtis, P. J. Soles, Nancy Loomis, Charles Cyphers, Kyle Richards, Brian Andrews, John Michael Graham, Nancy Stephens, Arthur Malet
Musique : John Carpenter
Genre : Crime, Horreur, , Sérial-killer, Thriller
Durée : 1 heure et 31 minutes
Date de sortie : 14 mars 1979 (France)
Année de production : 1978
Sociétés de production : Compass International Pictures, Falcon International Productions
Distribué par : Compass International Pictures, Aquarius Releasing
Titre original / titre français : Halloween / La Nuit des Masques
Notre note : ★★☆☆☆

 

 

« Halloween » est un film d’horreur américain datant de 1978, co-écrit et réalisé par John Carpenter, qui en signe également la bande originale. Les acteurs principaux sont le regretté Donald Pleasence (1919-1995), qu’on a pu voir prêté ses traits au méchant Ernst Stavro Blofeld dans le James Bond, « You Onlt Live Twice » (1967), Jamie Lee Curtis, qui faisait ici ses premiers pas dans un long-métrage et qu’on a pu voir dans « Veronica Mars » (2014), P. J. Soles, qu’on a pu voir dans « The Devil’s Rejects » (2005), et Nancy Kyes, qu’on a pu voir dans « The Fog » (1980). À noter que c’est Nick Castle qui incarne Michael Myers lorsque ce dernier est masqué. Michael Myers que l’on retrouve sous le pseudonyme de The Shape. Par ailleurs, Nick Castle est scénariste et réalisateur.

L’histoire proposée par « Halloween » nous invite à suivre un patient fortement perturbé mentalement, muet et psychotique, Michael Myers (Nick Castle). Ce dernier a fuit le sanatorium dans lequel il était détenu depuis 15 ans pour avoir tué sa sœur aînée durant son enfance. Il retourne dans sa ville natale, Haddonfield pour y effectuer un massacre. Il traque notamment une baby-sitter adolescente du nom de Laurie Strode (Jamie Lee Curtis). De son côté, le psychiatre, le Dr. Sam Loomis (Donald Pleasence), qui suivait Michael Myers, tente de le localiser pour le neutraliser avec l’aide de la police locale, avant que le carnage ne s’intensifie démesurément.

Plusieurs éléments, nous aurons poussés à voir « Halloween » (1975). On dit parfois que l’occasion fait le larron. Quoi de plus logique que de se projeter un film d’horreur le soir d’Halloween ? N’ayant jamais vu ce film, ni même ses suites, et sachant que nous avons l’intention d’aller voir le « Halloween » (2018) actuellement en salles, c’était l’occasion de combler notre déficience et de visionner le premier opus de cette franchise débutée il y a maintenant quarante ans. À cela, on peut ajouter que ce film est souvent considéré comme étant prépondérant dans la fondation du genre slasher.

C’est donc forcément avec l’œil de 2018 que nous jugeons un film ayant été réalisé il y a plusieurs décennies. Notre regard et notre critique ne peuvent donc pas être aussi objectifs que si nous avions vu ce métrage lors de sa sortie. Du coup, le constat est assez sévère, il n’y a rien dans ce film. Le scénario concocté par John Carpenter et Debra Hill est plutôt simple, pour ne pas dire vide. Ces deux cinéastes avaient déjà œuvré ensemble sur « Assault on Precinct 13 » (1976). Ils récidiveront à plusieurs reprises, tout en ayant, en parallèle, une liaison ensemble. Il n’y a donc rien d’effrayant dans ce métrage. Michael Myers adulte, va tuer trois personnes dans le déroulement de l’histoire. Bien qu’utilisant des armes blanches, il y a une absence totale d’hémoglobine. Cette particularité exclut donc l’aspect gore qu’on retrouve dans de nombreux slasher.

John Carpenter, le réalisateur, aidé par Dean Cundey, son directeur de la photographie, a filmé de nombreuses scènes du point de vue du tueur afin de créer une certaine tension. En outre, John Carpenter signe également la musique du métrage, en singularisant la chose par l’utilisation d’un titre thème pour accompagner les actions du meurtrier. Des particularités qui sont devenues des modèles pour de nombreux autres films d’horreur, tels que « Vendredi 13 » (1980) ou encore « Les Griffes de la Nuit » (1984). Les effets spéciaux apparaissent aujourd’hui comme rudimentaires. On retrouve également des thématiques qui deviendront des classiques, comme le meurtre d’adolescents et la figure rhétorique de la fille qui survit à la fin de l’histoire.

Les personnages agissent de manières presque toujours illogiques. De plus, le jeu des acteurs est très discutable, notamment celui de Donald Pleasence qui semble toujours être à contre-temps dans ses réactions. Les dialogues sont pauvres. La motivation de Michael Myers n’est jamais explicitée en dehors du fait qu’il est le Mal personnifié. Dans la dernière partie du métrage, on peut voir que le personnage est impacté par la douleur, mais apparaît comme immortel, se relevant systématiquement après chaque heurt… De son côté, Jamie Lee Curtis s’en sort plutôt bien dans son rôle de victime, même si dans certaines scènes, elle surjoue manifestement la chose.

« Halloween » a été tourné au printemps de l’année 1978 en Californie du Sud et est sorti en salle le 25 octobre de la même année. Il a rapporté 47 millions de dollars au box-office américain et 23 millions de dollars à l’international pour un total de 70 millions de dollars de recette mondiale, ce qui représenterait environ 277 millions de dollars aujourd’hui. Le budget du métrage est évalué aux alentours de 300 à 350 milles dollars.

« Halloween – La Nuit des Masques » a fait l’objet de plusieurs éditions en DVD ainsi qu’en Blu-ray, dont celle parue le 1er février 2012 chez Fox Pathé Europa. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Halloween » bien que considéré comme un film culte est un métrage moyen disposant d’une histoire sommaire, d’une intrigue dépouillée et d’un développement qui apporte son lot d’originalité pour l’époque, mais qui apparaît clairement comme usuel aujourd’hui. La bande originale est lancinante, mais novatrice dans l’idée de créer un thème singulier pour le meurtrier. La distribution offre des prestations quelque peu poussives. Le rythme est cohérent. Un film qui aura fait son effet à l’époque, qui est constitutif d’un sous-genre, mais qui a très mal vieilli …

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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