Crime - Policier, Drame, Thriller

BAD TIMES AT THE EL ROYALE (2018) ★★★☆☆


Bad Times at the El Royale (2018)

 

 

Sept étrangers, chacun avec un secret à cacher, se retrouvent au El Royale sur les rives du lac Tahoe ; un hôtel miteux au lourd passé. Au cours d’une nuit fatidique, ils auront tous une dernière chance de se racheter… avant de prendre un aller simple pour l’enfer.

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Drew Goddard
Scénariste : Drew Goddard
Acteurs : Jeff Bridges, Cynthia Erivo, Dakota Johnson, Jon Hamm, Cailee Spaeny, Lewis Pullman, Chris Hemsworth
Musique : Michael Giacchino
Genre : Crime, Drame, Thriller
Durée : 2 heures et 21 minutes
Date de sortie : 7 novembre 2018 (France)
Année de production : 2018
Sociétés de production : Goddard Textiles, TSG Entertainment
Distribué par : 20th Century Fox
Titre français : Sale temps à l’hôtel El Royale
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« Bad Times at the El Royale » est un thriller dramatique datant de 2018, écrit, réalisé et produit par Drew Goddard, à qui l’on doit également « The Cabin in the Woods » (2012). Les acteurs principaux sont Jeff Bridges, qu’on a pu voir dans « Only the Brave » (2017), Cynthia Erivo, qu’on va prochainement retrouver dans « Widows » (2018), Dakota Johnson, qu’on a pu voir dans « Black Mass » (2015) et qu’on devrait prochainement retrouver dans « Suspiria » (2018), Jon Hamm, qu’on a pu voir dans « Operation Beyrouth » (2018), Cailee Spaeny, qu’on a pu voir dans « Pacific Rim Uprising » (2018), Lewis Pullman, qu’on a pu voir dans « The Strangers: Prey at Night » (2018), et Chris Hemsworth, qu’on a pu voir dans « 12 Strong » (2018).

L’histoire proposée par « Bad Times at the El Royale » nous invite en 1969 dans un hôtel situé à la frontière entre la Californie et le Nevada, le El Royal, jadis à la pointe de la technologie, apparaît désormais comme miteux et peu fréquenté. Cet établissement est maintenant tenu par un seul employé, le jeune Miles Miller (Lewis Pullman). Il va accueillir et délivrer des chambres au prêtre Daniel Flynn (Jeff Bridges), à la chanteuse Darlene Sweet (Cynthia Erivo), au représentant en aspirateurs Laramie Seymour Sullivan (Jon Hamm) et à Emily Summerspring (Dakota Johnson). Progressivement, on va découvrir que plusieurs clients sont bien loin d’être ce qu’ils prétendent être, graduellement, on va basculer dans la violence. L’arrivée de Billy Lee (Chris Hemsworth) et de ses acolytes va faire monter la pression d’un cran et faire chavirer l’histoire dans le chaos.

Le 8 mars 2017, on apprenait que la société 20th Century Fox avait acheté le scénario du film « Bad Times at El Royale », écrit par Drew Goddard. Ce dernier se chargeant également de la réalisation et de la production du métrage. Le 23 août 2017, Chris Hemsworth et Jeff Bridges ont été choisis pour incarner deux des différents personnages qui se font face dans cet hôtel, près du lac Tahoe en Californie. À la même période, il était rapporté que Tom Holland avait été approché pour un rôle et que Beyoncé avait été sollicitée pour incarner le rôle d’une chanteuse afro-américain. C’est cependant Cynthia Erivo qui a hérité de ce personnage, qui se trouve au mauvais endroit, au mauvais moment. Le tournage principal du film a débuté le 29 janvier 2018 à Vancouver, en Colombie-Britannique. En février 2018, le tournage se faisait à Burnaby. L’apparence et les caractéristiques de l’hôtel El Royale sont assez similaires à celles d’un ancien hôtel-casino, fermé depuis, appelé le Cal Neva Lodge & Casino. Construit en 1926, l’endroit est devenu célèbre lorsqu’on apprit que l’actrice Clara Bow (1925-1965) devait des sommes astronomiques pour l’époque, soit en 1930. Après avoir brûlé dans un incendie en 1937, la structure a été reconstruite en seulement 30 jours. En 1960, Frank Sinatra (1915-1998) a acheté le complexe avec Dean Martin (1917-1995) et Sam Giancana (1908-1975), un gangster de Chicago. L’établissement a été fermé pour rénovation en 2013 et n’a jamais rouvert depuis.

« Bad Times at the El Royale » s’installe rapidement dans une ambiance particulière qui n’est pas sans rappeler les films de Quentin Tarantino. Des plans-séquences assez longs, un développement de l’histoire selon le point de vue des différents personnages, un certain goût du kitch. Ce dernier point étant assez intéressant puisque la trame principale se déroule en 1969 dans un endroit qui apparaît, aux yeux des différents protagonistes de l’affaire, comme old style, dépassé, vieillot. L’édition proposée par Lisa Lassek est d’ailleurs parfaite dans ce sens. Cette dernière ayant déjà collaboré avec Drew Goddard, le réalisateur, notamment sur « The Cabin in the Woods » (2012), et plus récemment sur « The Circle » (2017) de James Ponsoldt. Le développement remonte parfois de quelques minutes le cours du temps afin que l’on puisse appréhender la même scène sous un angle différent avec un autre personnage.

Le rythme est plutôt lent durant une bonne partie du film, ce qui pourra sembler long à certains spectateurs. D’ailleurs, je n’ai jamais vu autant de personnes quitter la salle lors de la projection d’un film que pendant ce métrage. La salle s’étant vidée de moitié. Les 141 minutes et le tempo auront eu raison de leurs nerfs. Ce sont probablement les conséquences du monde du « fast » dans lequel nous vivons. La photographie, signée Seamus McGarvey, est superbe. Ce dernier avait déjà signé, entre autres, les somptueuses images sur « Nocturnal Animals » (2016) avec de nombreuses nominations à la clé. La bande originale n’est pas en reste, orchestrée par Michael Giacchino, elle reprend des standards de l’époque, dont certains sont magnifiquement chantés A cappella par Cynthia Erivo.

Le développement est structuré en deux sections distinctes. La première positionne les différents protagonistes et la seconde offre son lot d’action, de violence et d’hémoglobine. La distribution offre de superbes prestations. Ce sont cependant les performances de Jeff Bridges, de Cynthia Erivo et de Chris Hemsworth qui se distinguent. On peut également saluer le twist proposé autour du personnage campé par Lewis Pullman. En date du 7 novembre 2018, « Bad Times à El Royale » avait rapporté 17,6 millions de dollars aux États-Unis et au Canada, et 11,6 millions de dollars dans les autres pays, pour une recette mondiale actuelle de 29,2 millions de dollars, contre un budget de production de 32 millions de dollars.

En conclusion, « Bad Times at the El Royale » est un bon thriller dramatique disposant d’une histoire originale, d’une intrigue plaisante, mais qui souffre de par son rythme et sa longueur. La photographie est très sympathique permet de bien s’immerger dans l’époque, l’édition est très tarantinesque et la bande originale est somptueuse. La distribution offre de très bonnes prestations. L’ensemble pourra rebuter les impatients, mais saura plaire aux spectateurs aimant la singularité.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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