Horreur, Thriller

MERCY (2014) ★★★☆☆


Mercy (2014)

 

 

Peu de temps après s’être installés chez leur grand-mère avec leur mère, deux garçons découvrent que celle-ci est en réalité une sorcière ayant passé un pacte avec un démon.

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Peter Cornwell
Scénaristes : Matt Greenberg
Acteurs : Chandler Riggs, Joel Courtney, Frances O’Connor, Shirley Knight, Dylan McDermott, Mark Duplass, Amanda Walsh, Harley Graham, Joe Egender
Musique : Reza Safinia
Genre : Horreur, Thriller
Durée : 79 minutes
Date de sortie : 1er avril 2015 (France)
Année de production : 2014
Sociétés de production : Blumhouse Productions, Wonderland Sound and Vision
Distribué par : Universal Pictures
Titre original : Mercy
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« Mercy » est un film d’horreur américain à connotation surnaturelle, datant de 2014, dirigé par Peter Cornwell, à qui l’on doit également « The Haunting in Connecticut » (2009). Les acteurs principaux sont Chandler Riggs, qu’on a pu voir dans « Keep Watching » (2017), Joel Courtney, qu’on a pu voir dans « The River Thief » (2016), Frances O’Connor, qu’on a pu voir dans « The Conjuring 2 » (2016), Shirley Knight, qu’on a pu voir dans « Our Idiot Brother » (2011), Dylan McDermott, qu’on a pu voir dans « Survivor » (2015), et Mark Duplass, qu’on a pu voir dans « The Lazarus Effect » (2015).

L’histoire proposée par « Mercy » nous invite à suivre George (Chandler Riggs), un jeune adolescent qui doit accompagner sa mère, Rebecca McCoy (Frances O’Connor) et son frère aîné, Buddy (Joel Courtney), afin de s’occuper de leur grand-mère, Mercy (Shirley Knight) souffrant apparemment de démence sénile. Cette dernière vit dans un village reculé, dans un endroit relativement isolé. George a toujours été très proche de Mercy, mais cette dernière ne semble plus le reconnaître qu’en dehors de quelques rares moments de lucidité. Des événements paranormaux commencent à se manifester, et différents membres de la famille de Mercy décèdent dans de drôles de circonstances. Une présence maléfique rôderait elle dans le secteur ou Mercy ne serait-elle pas celle qu’on aurait toujours pensé qu’elle était ?

« Mercy » s’avère nettement plus intéressant que l’idée que je m’en faisais. Le scénario, basé sur Gramma (1985), une nouvelle de Stephen King, proposé par Matt Greenberg, à qui l’on doit également le script de « Halloween H20: 20 Years Later« (1998) et de « 1408 » (2007), comporte des éléments familiaux, mais également quelques pistes de réflexions intelligentes. Dans ce secteur, on retiendra essentiellement l’idée de la famille. C’est-à-dire les liens familiaux qui se nouent, les préférences qui peuvent se dégager, et même éventuellement les rancœurs, voir les inimitiés. En substance, on peut également relever la thématique de la maladie mentale qui crée l’isolement, le rejet, la distanciation.

Les éléments horrifique de « Mercy » sont cependant classiques. Des silhouettes qui passent en contre-champs, des bras qui apparaissent soudainement sous un lit pour saisir la jambe du personnage qui se tient juste devant. Des interrupteurs qui ne fonctionnent pas. Une électricité capricieuse. Un personnage dont les traits sont gris, ressemblant ainsi à un cadavre ambulant. Le même personnage qui parle dans une langue satanique. L’ambiance de tension et de peur est renforcée par l’atmosphère lugubre de la maison de la grand-mère, où le temps semble s’être arrêté. Une décoration minimaliste et vieille.

Il existe cependant dans ce métrage, une pointe d’originalité. Celle-ci est introduite par le vieux livre, sorte de grimoire, que George trouve dans une trappe cachée sous un tapis dans la pièce principale de la vieille demeure en bois. Ce dernier, bizarrement, ne contient que des pages blanches. Les deux frangins découvrent que pour faire apparaître le contenu d’une page, il faut que le lecteur verse des larmes de sincérité sur cette dernière. À travers le développement, on sera amené à mesurer les raisons de la situation ainsi que les ramifications.

De l’ensemble de la distribution, on retiendra la performance de Chandler Riggs, que l’on connaît essentiellement pour incarner Carl Grimes dans la série télévisée The Walking Dead. Son personnage semble terriblement mature pour son âge, et comparativement à son frère aîné dans l’histoire. Il éprouve une sorte de vénération envers sa grand-mère, qui, lorsqu’il était plus jeune, l’a toujours encouragé à aller de l’avant. La grand-mère est donc incarnée par Shirley Knight, aujourd’hui âgée de 82 ans. Cette dernière, durant sa carrière, est apparue dans plus de 50 métrages, jouant parfois les rôles principaux. On a également pu la voir dans des séries télévisées et dans des pièces de théâtre à Broadway. Par ailleurs, elle est également membre de l’Actors Studio. Sa prestation ici est assez troublante, à la fois fragile et terrifiante.

Dans l’ensemble, les éléments de productions sont plutôt corrects. L’édition, signée par Toby Yates et William Yeh, est contractée afin d’obtenir un développement sans réel temps mort pour un métrage de 79 minutes, ce qui est plutôt court. La photographie orchestrée par Bryon Shah est basique, et ne met pas assez en valeur l’environnement de la maison principale où se déroule l’action, préférant se centrer sur les intérieurs. La bande originale proposée par Reza Safinia vient adéquatement souligner les moments particuliers du film.

« Mercy » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 1er avril 2015 chez Universal Pictures Vidéo (France). Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Mercy » est un petit film d’horreur sympathique disposant d’une histoire et d’un développement mêlant classicisme et originalité. L’intrigue est familière tout en offrant son lot de singularités. La photographie est un petit peu pauvre tandis que la bande originale vient intelligemment souligner les points clé du métrage. La distribution offre dans l’ensemble d’honorables prestations, cependant dominées par les performances de Chandler Riggs et de Shirley Knight. Un film qui apporte finalement plus de satisfaction qu’on aurait pu le croire. À découvrir…

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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