Drame, Horreur, Science fiction

THE CURED (2017) ★★★☆☆


The Cured (2017)

 

 

Des années après que l’Europe ait été ravagée par le virus Maze qui transforme les humains en monstres cannibales, un antidote est enfin trouvé. Sean Brown est hanté par ce qu’il a fait. Alors qu’il revient vivre chez sa belle-sœur devenue veuve, la peur et la suspicion risquent de plonger de nouveau le monde dans le chaos.

 

 

Origine du film : Royaume-Uni, Irlande, France
Réalisateur : David Freyne
Scénariste : David Freyne
Acteurs : Ellen Page, Sam Keeley, Tom Vaughan-Lawlor, Stuart Graham, Paula Malcomson, Hilda Fay, Peter Campion, Frank Cannon, Lesley Conroy
Musique : Rory Friers, Niall Kennedy
Genre : Drame, Horreur, Science-fiction
Durée : 95 minutes
Date de sortie : 17 janvier 2018 (France)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Tilted Pictures, Bac Films, Savage Productions
Distribué par : IFC Films
Titre original : The Cured
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« The Cured » est un film d’horreur britannique datant de 2017, écrit et réalisé par David Freyne, qui signe là son premier long-métrage. Les acteurs principaux sont Ellen Page, qu’on a pu voir dans « X-Men: Days of Future Past » (2014), Sam Keeley, qu’on a pu voir dans « Megan Leavey » (2017), Tom Vaughan-Lawlor, qu’on a pu voir dans « The Infiltrator » (2016), et Paula Malcomson, qu’on a pu voir dans la série de films The Hunger Games.

L’histoire proposée par « The Cured » nous emmène en Irlande, un pays ayant fortement été touché par le virus Maze qui transforme les personnes infectées en zombie vorace. Bien qu’un remède ait été trouvé, 25% des personnes atteintes démontrent une résistance au traitement, alors que les autres peuvent être guéries. Ces dernières peuvent réintégrer leur foyer, mais sont fermement rejetées par le reste de la société, ainsi que par leurs familles. Senan Browne (Sam Keeley), un jeune Irlandais de 25 ans, considéré comme un patient guéri, va être accueilli par Abbie (Ellen Page) sa belle-soeur. Cette dernière a perdu son mari, le frère de Senan, durant les violences engendrées par les zombies, dans des circonstances qu’elle ignore. Senan prétend ignorer ce qui s’est passé, mais des flashbacks démontrent le contraire …

« The Cured » aborde différents genres comme la science-fiction, car nous savons tous que les zombies n’existent pas. Cette révélation fracassante va peut-être en décevoir un certain nombre, mais non, ça n’existe pas. Il existe une multitude de virus sur notre planète, et régulièrement, génération après génération, de nouveaux virus font leur apparition, parfois bénins, mais parfois particulièrement virulents pour l’homme, voire mortels. Dans ce métrage, le virus Maze transforme la personne infectée en une sorte de meurtrier aux allures de zombie. Deux options en découlent. Il vous tue en vous dévorant, il vous infecte en vous mordant. Soit vous êtes mort, soit vous vous transformez à votre tour en zombie. Basique. Classique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a une constante dans le postulat de départ. Cependant, avec l’évolution du genre, on se retrouve de plus en plus souvent, face à des zombies véloces, qui courent, grimpent, etc. Une évolution que l’on peut notamment observer depuis l’excellent « World War Z » (2013) de Marc Forster avec Brad Pitt.

L’horreur est donc l’un des genres également abordés. Il subsiste, dans l’histoire de « The Cured », des personnes infectées, que l’on ne peut soigner avec le remède. Bien que les recherches se poursuivent, les autorités envisagent d’éliminer les individus offrant une résistance au traitement. Comme on s’en doute dès le départ, et comme c’est souvent le cas dans les films de ce genre, à un moment donné, ici dans la dernière partie du métrage, les zombies s’échappent de leurs cellules pour aller apaiser leur soif et leur faim de chair fraîche. Le tout étant accompagné de cris, de grognements, de panique, et d’une bonne dose d’hémoglobine. On est donc toujours dans le classique.

Le troisième axe, le troisième genre dans lequel on pourrait classer ce métrage, c’est le drame. L’aspect dramatique est intéressant, offrant une approche originale. David Freyne, scénariste et réalisateur, nous propose, à travers son script, une réflexion sur le rejet face à la maladie, sur le rejet par rapport aux actes antérieurs. Des questions qui sont finalement intemporelles. Quelle est donc notre attitude face à une personne atteinte d’une maladie incurable, face à une personne séropositive ? Comment intègre-t-on les ex-détenus dans la société, dans nos quartiers ? Certaines personnes ne prônent-elles pas l’identification et/ou la dénonciation des délinquants sexuels ? Le drame est double dans « The Cured « , car on peut aisément comprendre le désarroi d’Abbie face à la perte de son époux, et la confusion, les troubles auxquels Senan est confronté se sentant responsable de la mort de son frère. Le malaise qu’il éprouve envers sa belle-sœur est accentué par le fait que le drame s’est déroulé dans la maison qu’ils occupent encore aujourd’hui.

D’une durée de 95 minutes, « The Cured » prend le temps d’installer les personnages dans la première partie, qui aurait certainement gagné à être légèrement plus courte. Les scènes d’action arrivent dans la dernière partie, faisant basculer l’histoire dans le chaos. Cette dernière se déroule sur quelques jours, semaines tout au plus, et suit le personnage principal, Senan, de sa libération du centre de traitement, à sa fuite dans la nature, avec son neveu, épilogue du film. Comme je l’ai précisé auparavant, l’histoire se déroule dans le présent, avec de nombreux flashbacks pointant les actions de Senan lorsqu’il a été infecté ainsi que ses agissements lorsqu’il était zombie. En outre, le métrage s’achève d’une manière ouverte, laissant la porte ouverte à une suite possible.

« The Cured » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 26 juin 2018 chez ESC Distribution. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « The Cured » est un bon film d’horreur disposant d’une histoire originale, d’une intrigue commune au genre et un développement classique. Le rythme est quelque peu poussif dans la première partie. La photographie est légèrement terne, les effets spéciaux sont corrects, et la représentation des zombies est relativement familière. La distribution offre des prestations satisfaisantes. La bande originale est acceptable. Les personnages sont intéressants et le récit est séduisant offrant un contenu différent de ce qui se fait usuellement. Un film au-dessus de la moyenne qui mérite qu’on s’y intéresse…

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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