Crime - Policier, Horreur, Thriller

THE SUPER (2017) ★★★☆☆


The Super (2017)

 

 

Un ancien policier est embauché dans un grand immeuble de New York comme agent d’entretien. De mystérieuses disparitions viennent cependant éveiller sa curiosité. Sa famille serait-elle en danger ?

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Stephan Rick
Scénaristes : John J. McLaughlin
Acteurs : Patrick John Flueger, Val Kilmer, Louisa Krause, Mattea Conforti, Taylor Richardson, Paul Ben-Victor, Yul Vazquez
Musique : Jens Grötzschel, Stefan Schulzki
Genre : Crime, Horreur, Thriller
Durée : 90 minutes
Date de sortie : 19 octobre 2018 (États-Unis)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Fortress Features, Wolf Films
Distribué par : GEM Entertainment, Saban Films
Titre original : The Super
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« The Super » est un thriller d’horreur américain datant de 2017, réalisé par Stephan Rick, à qui l’on doit également « The Dark Side of the Moon » (2015). Les acteurs principaux sont Patrick John Flueger, qu’on a pu voir dans « The Tell-Tale Heart » (2016), Val Kilmer, qu’on a pu voir dans « Kiss Kiss Bang Bang » (2005), Louisa Krause, qu’on a pu voir dans « Ava’s Possessions » (2015), Mattea Conforti, qu’on a pu voir dans « 3 Generations » (2015), Taylor Richardson, qu’on a pu voir dans « Slender Man » (2018), Paul Ben-Victor, qu’on a pu voir dans « Blowtorch » (2016), et Yul Vazquez, qu’on a pu voir dans « Capitaine Phillips » (2013).

L’histoire proposée par « The Super » nous invite à suivre Phil Lodge (Patrick John Flueger), un ancien policier. Ce dernier, suite au tragique décès de son épouse, a décidé de quitter son boulot et sa région pour venir s’installer à New-York. Avec ses deux filles, Rose (Mattea Conforti) et Violet (Taylor Richardson) il est accueilli par Monsieur Johnson (Paul Ben-Victor) le manager d’un grand immeuble de la grosse pomme. Phil vient de se faire engager afin d’intégrer le service technique du bâtiment. En attendant qu’un appartement de fonction se libère, ce dernier doit s’installer provisoirement, avec sa petite famille, dans le sous-sol de l’édifice. Des disparitions mystérieuses au sein des résidents de l’immeuble viennent capter l’attention de Phil, et rapidement ses soupçons se portent sur Walter (Val Kilmer), un de ses collègues, taciturne et renfermé, qui s’adonne à une forme de vaudou russe …

Bien que « The Super » soit présenté comme un film d’horreur, il aborde néanmoins plusieurs thématiques et répond donc ainsi à plusieurs genres différents. L’aspect film policier est présent bien qu’il n’y ait pour ainsi dire aucune action directe de la police. C’est donc le côté crime qu’on relèvera ici. Des morts suspects viennent émarger le récit. Bien que présentés comme des disparitions, Stephan Rick, le réalisateur, prend le soin de nous montrer qu’il s’agit bien d’assassinat, sans nous en montrer l’auteur. La scène d’ouverture en est d’ailleurs le parfait exemple. Cette dernière est absolument terrifiante et parfaitement orchestrée. Les autres disparitions sont plus ambiguës, mais tout laisse à penser que les personnes concernées sont passées de « l’autre côté »…

Les éléments du thriller sont également présents. John J. McLaughlin, le scénariste, joue avec nos nerfs, laissant en effet le spectateur s’imaginer toutes sortes d’hypothèses. Le bâtiment new-yorkais, est-il habité par une force maléfique ? Est-ce que cette dernière est aux ordres de Walter (Val Kilmer) ? La tension est prenante et on se demande bien de quoi il retourne. On veut en savoir plus. Cependant, la fin est décevante, ce qui fait perdre beaucoup de points à ce métrage. Là où jusque dans la dernière partie, les personnages avaient des attitudes cohérentes, tout part de travers. En effet, certains personnages réagissent de manière illogique, et on finit par s’énerver tout seul devant son écran….

Le côté horrifique de « The Super » est bien travaillé. On retrouve cependant des éléments classiques du genre. Des portes qui s’ouvrent toutes seules, des ombres qui passent en contre-champ à l’arrière du personnage, des lumières qui ne fonctionnent pas, des ascenseurs capricieux, des fausses pistes sous forme de rêve, etc. L’atmosphère est bien installée, et la photographie proposée par Stefan Ciupek participe grandement à la mise en place de la tension. Le directeur de la photographie joue avec la luminosité afin de rendre les sous-sols du bâtiment particulièrement anxiogènes. À se demander si nous-même irions traîner par là ? Les effets spéciaux sont particulièrement réalistes avec une toute petite pointe de gore. Un travail tout particulier de maquillage a été réalisé sur Val Kilmer afin de le vieillir et de l’enlaidir quelque peu.

D’une durée de 90 minutes, l’édition proposée par Andrew Wesman, déjà à la manette sur « Unfriended » (2014), permet de garder un développement dynamique sans temps mort. La partie la plus dynamique est développée à la fin du métrage, dès lors que les révélations sont présentées. L’histoire se déroule sur quelques jours. Les explications permettant de saisir l’implication réelle des différents protagonistes sont structurées sous forme de quelques flashbacks et une présentation de photographies. Le rythme est plaisant et le récit est fluide. La distribution offre de bonnes prestations bien que je n’ai pas été complètement séduit par la performance de Patrick John Flueger, qui m’est souvent apparu comme détaché de l’action. Val Kilmer offre un personnage mystérieux dont on finit par anticiper la véritable nature ainsi que ses objectifs réels. Yul Vazquez dispose d’un rôle secondaire sans réelle dimension et Louisa Krause est probablement le personnage au comportement le plus saugrenu voire irrationnel. Taylor Richardson incarne la sempiternelle adolescente rebelle avec le lot de clichés qui l’accompagne. Enfin, Mattea Conforti interprète le personnage le plus intéressant qui s’avère être la clé du mystère qui anime ce métrage.

En conclusion, « The Super » est un film d’horreur correct disposant d’une histoire originale, d’une intrigue à forte tension, mais d’un développement saboté par une fin bâclée. La photographie est plaisante jouant avec la luminosité et accompagnée d’effets spéciaux maîtrisés. L’édition permet d’obtenir un film dynamique. La mise en scène aide à instaurer une atmosphère stressante. La bande originale est discrète et la distribution offre de bonnes prestations dans l’ensemble, à quelques exceptions prêtes. L’ensemble est divertissant, sympathique même, mais fortement affaibli par une grosse faiblesse scénaristique dans la dernière ligne droite.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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