Crime - Policier, Drame, Mystère, Thriller

A SIMPLE FAVOR (2018) ★★★★☆


L'ombre d'Emily (2018)

 

 

Stéphanie cherche à découvrir la vérité sur la soudaine disparition de sa meilleure amie Emily.

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Paul Feig
Scénariste : Jessica Sharzer
Acteurs : Anna Kendrick, Blake Lively, Henry Golding, Andrew Rannells, Linda Cardellini, Jean Smart, Rupert Friend, Eric Johnson, Dustin Milligan
Musique : Theodore Shapiro
Genre : Crime, Drame, Mystère, Thriller
Durée : 117 minutes
Date de sortie : 26 septembre 2018 (France)
Année de production : 2018
Sociétés de production : Lionsgate, Feigco Entertainment, Bron Studios
Distribué par : Lionsgate
Titre français : L’Ombre d’Emily
Notre note : ★★★★☆

 

 

« A Simple Favor » ou « L’Ombre d’Emily » pour la distribution française, est un thriller criminel datant de 2018, réalisé par Paul Feig, à qui l’on doit également « Ghostbusters » (2016). Les acteurs principaux sont Anna Kendrick, qu’on a pu voir dans « The Accountant » (2016), Blake Lively, qu’on a pu voir dans « The Shallows » (2016), Henry Golding, qu’on a pu voir dans « Crazy Rich Asians » (2018), et Andrew Rannells, qu’on a pu voir dans « Why Him? » (2016). Le scénario est basé sur le roman du même nom, signé par Darcey Bell.

L’histoire proposée par « A Simple Favor » nous invite à suivre Stéphanie Smothers (Anna Kendrick), une jeune mère veuve qui gère un vlog (blog qui utilise la vidéo comme support principal de son contenu) proposant des trucs et astuces pour la maison ainsi que des recettes de cuisine. Son fils fréquente la même école que celui d’Emily (Blake Lively), une femme active, directrice des relations publiques pour une grosse entreprise de mode. Emily et Stéphanie deviennent très proches et s’échangent des confidences sur leurs vies respectives. Du jour au lendemain, Emily disparaît, laissant son fils Nicky (Ian Ho) à la charge de Stéphanie. On finit par retrouver le corps d’Emily au fond d’un lac du Michigan. Stéphanie commence alors à se rapprocher de Sean (Henry Golding), le mari de la défunte Emily. Mais l’ombre de cette dernière rôde…

« A Simple Favor » s’articule autour de plusieurs thématiques. On peut voir ce métrage affubler d’une catégorisation de comédie. Il n’en est rien, même s’il y a quelques dialogues croustillants. On retrouve essentiellement le concept du thriller et du mystère dans ce film. Le mystère, car la trame principale, dans la partie centrale du métrage, est construite autour de la disparition d’Emily. Alors qu’elle est censée s’être rendue à Miami pour son travail, cette dernière ne donne plus signe de vie. Les appels téléphoniques et autres SMS restent sans réponse. Dans un second temps, après la découverte du décès d’Emily, le mystère se déplace sur l’identité de celle-ci, son enfance, sa famille. Comme souvent, là où il y a du mystère, on retrouve du thriller. L’intrigue évolue à plusieurs reprises. Le twist principal est un petit peu trop prévisible pour que l’on soit vraiment surpris, mais, à la limite ce n’est pas vraiment un problème car il devient un élément constituant de la dernière partie et du développement. On peut donc voir ce métrage en quatre actes distincts, avec des développements spécifiques et un arc de narration propre à chaque section.

À travers le scénario concocté par Jessica Sharzer, qui était déjà à l’écriture de « Nerve » (2016), adaptant ici le roman de Darcey Bell paru en 2017, on se focalise essentiellement sur le personnage de Stéphanie (Anna Kendrick). Cette dernière apparaît rapidement comme une mère de famille ingénue, quelque peu nunuche, légèrement niaise et singulièrement naïve. Ses choix vestimentaires sont très discutables et son vlog semble être à son image. Son état d’esprit évolue à travers le développement du film, sa curiosité la pousse à être de plus en plus entreprenante. Elle perd progressivement sa naïveté, au point même, qu’on envisage, un temps durant, qu’elle pourrait être la responsable de la disparition d’Emily.

Pour donner vie à ces différents personnages, la mise en scène de Paul Feig repose sur une distribution de qualité. Dans le personnage de Stephanie Smothers, on retrouve donc Anna Kendrick, un des piliers de la série de films Pitch Perfect. L’actrice apporte une touche candide à son personnage, qui finalement est moins crédule qu’il n’y parait. Animée par une soif de curiosité qui la désinhibe complètement. Blake Lively, après en avoir décousu avec un grand requin blanc dans le film de Jaume Collet-Serra en 2016, offre son physique de mannequin au personnage d’Emily. Directe, franche, elle impose son franc-parler et son apparent désir d’indépendance à son amie. Un personnage avec un côté secret, énigmatique, c’est à travers le développement de l’intrigue qu’on va finalement découvrir la véritable nature de cet étrange protagoniste. La prestation de Henry Golding est très plaisante, très naturelle. L’acteur semble très à l’aise devant la caméra sachant qu’on peut presque le considérer comme un débutant, ayant fait ses premiers pas dans un long-métrage en début d’année. Sa prestation aura probablement séduit le réalisateur Paul Feig, car ce dernier lui a offert l’un des rôles principaux dans son prochain film, « Last Christmas » dans lequel il joue au côté d’Emilia Clarke. En outre, le physique d’Henry Golding ne devrait pas laisser les dames insensibles…

Des éléments de production, on peut saluer la photographie proposée par John Schwartzman, qu’on connaît pour œuvrer sur des métrages comme « Jurassic World » (2015), « Dracula Untold » (2014) ou encore « The Amazing Spider-Man » (2012). Les décors sont vraiment excellents, et la maison du couple EmilySean est une pure merveille, à en rêver la nuit. On ne peut pas passer à côté de la bande originale de ce métrage, orchestrée par Theodore Shapiro et qui reprend des standards de la variété française avec des interprétations de Cœur de Pirate, de Françoise Hardy, de Brigitte Bardot, de Zaz, de Jacques Dutronc ou encore de France Gall. En outre, on retrouve également le titre « Ante Up » de M.O.P. et on conclut même avec « Changement » d’Orelsan.

En date du 29 décembre 2018, « A Simple Favour » avait rapporté 53,5 millions de dollars aux États-Unis et au Canada, et 42 millions de dollars dans les autres pays, pour un total mondial brut de 95,6 millions de dollars, contre un budget de production de 20 millions de dollars.

« L’Ombre d’Emily » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 8 février 2019 chez Seven7. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « A Simple Favour » est un thriller mystérieux très accrocheur, disposant d’une histoire originale, d’une intrigue évolutive et d’un développement anticonformiste. La photographie et les décors sont très plaisants. La bande originale est très originale et distrayante. La distribution offre de très bonnes prestations. Le rythme est accrocheur et le récit est fluide. Les dialogues sont croustillants et l’édition permet aux 117 minutes de rester attractives. Une agréable surprise et donc un métrage que l’on peut recommander.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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