Biopic, Drame, Historique

FIRST MAN (2018) ★★☆☆☆


First Man (2018)

 

 

Un aperçu de la vie de l’astronaute Neil Armstrong et de la légendaire mission spatiale qui l’a conduit à devenir le premier homme à marcher sur la Lune le 20 juillet 1969.

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Damien Chazelle
Scénaristes : Josh Singer
Acteurs : Ryan Gosling, Claire Foy, Jason Clarke, Kyle Chandler, Corey Stoll, Christopher Abbott, Ciarán Hinds, Pablo Schreiber
Musique : Justin Hurwitz
Genre : Biographie, Drame, Historique
Durée : 141 minutes
Date de sortie : 17 octobre 2018 (France)
Année de production : 2018
Sociétés de production : Universal Pictures, Amblin Entertainment, DreamWorks Pictures, Temple Hill Entertainment, Phantasma
Distribué par : Universal Pictures
Titre français : First Man: Le premier homme sur la lune
Notre note : ★★☆☆☆

 

 

« First Man » ou « First Man: Le premier homme sur la lune » pour la distribution française, est un film historique américain datant de 2018, réalisé par Damien Chazelle, à qui l’on doit également « Whiplash » (2014). Les acteurs principaux sont Ryan Gosling, qu’on a pu voir dans « Blade Runner 2049 » (2017), Claire Foy, qu’on a pu voir dans « Unsane » (2018), Jason Clarke, qu’on a pu voir dans « Everest » (2015), Kyle Chandler, qu’on a pu voir dans « Game Night » (2018), Corey Stoll, qu’on a pu voir dans « Black Mass » (2015), Christopher Abbott, qu’on a pu voir dans « Criminal Activities » (2015), et Ciarán Hinds, qu’on a pu voir dans « Red Sparrow » (2018). Le métrage est basé sur le livre « First Man: The Life of Neil A. Armstrong » de James R. Hansen, paru en 2005.

L’histoire proposée par « First Man » nous invite à suivre une partie de la vie de Neil Armstrong (Ryan Gosling) allant de 1961 à 1969, ce qui correspond aux années qui ont précédé la mission Apollo 11 qui allait voir les premiers hommes marcher sur la Lune. En parallèle, on peut voir la course à l’espace que se livrait à distance l’Union soviétique et les États-Unis. Les Russes ayant, jusqu’à la mission Apollo 11, toujours eu une longueur d’avance.

Autant le préciser tout de suite, je n’ai pas aimé ce film. Et cela pour plusieurs raisons. Déjà, j’ai un souci avec Ryan Gosling. Je crois que je l’ai déjà précisé sur ce blog, mais je le répète quand même. J’ai beaucoup de mal à supporter cet acteur. Je n’aime pas du tout son style et encore moins son jeu. Cela dit son côté chimérique est parfait par rapport à la manière dont Damien Chazelle, le réalisateur, a orienté son métrage. De mon point de vue, il y a beaucoup trop de trous dans la narration qui est proposée. Beaucoup trop d’éléments sont simplement montrés sans explications. Au spectateur de comprendre, voire à deviner ce qui se passe.

Pour exemple, dans la première partie du film, Karen, la fille de Neil Armstrong, âgée de deux ans et demi est suivi pour ce qui semble être une tumeur au cerveau. Son père, tout en tenant un journal détaillé sur ses symptômes, tente fébrilement de trouver un traitement, mais celle-ci décède rapidement, plongeant la famille dans le désarroi. Les collègues de Neil Armstrong, alors pilote d’essai sur l’avion-fusée X-15, semblent penser que ces éléments extérieurs le perturbent dans son travail, et semblent décider de le mettre de côté. Les dialogues sont minimalistes, et c’est à l’auditoire de combler les vides.

L’aspect dramatique est omniprésent. La mission Gemini 8, dont Neil Armstrong sera le commandant, se solde par un échec que les responsables du programme veulent, dans un premier temps, imputé aux astronautes, avant de reconnaître qu’il s’agissait de défaillances techniques et mécaniques du matériel. Plus tard, c’est un incendie qui tue l’équipage d’Apollo 1, dont Ed White (Jason Clarke) ami proche et voisin de Neil Armstrong, plongeant ce dernier dans une forme de déprime. L’année suivante, c’est Armstrong lui-même qui manque de se tuer lors d’un entraînement avec le Lunar Landing Research Vehicle. Le scénario de Josh Singer est particulièrement sombre, mettant en avant l’aspect négatif de la conquête de l’espace.

Cependant, je crois que la pire scène du métrage est la séquence de fin, lorsque Janet Shearon Armstrong (Claire Foy) vient rendre visite à son mari, alors en quarantaine. Alors que ce dernier est présenté par l’ensemble des médias comme un héros de la nation, étant le premier homme a marché sur le sol lunaire. Les deux personnages sont de par et d’autre d’une vitre les séparant. Ils n’échangent pas à un mot, se regardent à peine. C’est vide de sens, c’est pathétique.

Comme il n’y a pas que du négatif dans ce film, il serait de bon ton que de terminer cette critique par une note positive. La photographie proposée par Linus Sandgren est absolument somptueuse. Damien Chazelle et lui, ont décidé de tourner le film dans différents formats. Le 16 mm a été utilisé pour la plupart des scènes se déroulant à l’intérieur de l’engin spatial. Le 35 mm a été utilisé pour les scènes se déroulant dans la maison des Armstrong ainsi que pour les installations de la NASA. Les effets visuels, orchestrés par Paul Lambert, sont d’une grande maîtrise. Des images d’archives inédites furent découvertes durant la préparation du métrage. Elles furent nettoyées, restaurées et utilisées durant le tournage. L’ensemble du travail ainsi fourni permet d’apporter beaucoup de réalisme au film.

« First Man » a rapporté 44,9 millions de dollars aux États-Unis et au Canada et de 55,5 millions de dollars dans les autres pays, pour une recette mondiale de 100,4 millions de dollars, contre un budget de production de 59 millions de dollars.

« First Man – Le Premier Homme sur la Lune » va faire l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, à paraître le 20 février 2019 chez Universal Pictures Vidéo (France). Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « First Man » est un biopic médiocre car Damien Chazelle propose un compte-rendu du voyage de Neil Armstrorng qui se veut réaliste et méthodique. En dehors de la photographie, qui s’avère sublime, rien n’aura su trouver grâce à nos yeux dans ce métrage fade, délibérément vide de poésie et dépouillé à l’extrême de romantisme.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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