Action, Ciné-Asia, Corée du Sud, Drame, Science fiction

SNOWPIERCER (2013) ★★★★☆


Snowpiercer (2013)

 

2031. Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes guidés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…

 

 

Origine du film : Corée du Sud
Réalisateur : Bong Joon-ho
Scénaristes : Bong Joon-ho, Kelly Masterson
Acteurs : Chris Evans, Song Kang-ho, Tilda Swinton, Jamie Bell, Octavia Spencer, Ewen Bremner, Ko Asung, John Hurt, Ed Harris
Musique : Marco Beltrami
Genre : Action, Drame, Science-fiction
Durée : 126 minutes
Date de sortie : 30 octobre 2013 (France)
Année de production :2013
Sociétés de production : Moho Film, Opus Pictures, Stillking Films
Distribué par : RADiUS-TWC
Titre français : Snowpiercer – Le transperceneige
Notre note : ★★★★☆

 

 

« Snowpiercer » est un film de science-fiction et d’action sud-coréen datant de 2013, réalisé par Bong Joon-ho, à qui l’on doit également « Memories of Murder » (2003). Les acteurs principaux sont Chris Evans, qu’on a pu voir dans « Captain America: The Winter Soldier » (2014), Song Kang-ho, qu’on a pu voir dans « The Age of Shadows » (2016), Tilda Swinton, qu’on a pu voir dans « The Grand Budapest Hotel » (2014), Jamie Bell, qu’on a pu voir dans « Man on a Ledge » (2012), Octavia Spencer, qu’on a pu voir dans « The Shape of Water » ‘2017), Ewen Bremner, qu’on a pu voir dans « Renegades » (2017), John Hurt, qu’on a pu voir dans « La Porte des Secrets » (2005), Go Ah-sung, qu’on a pu voir dans « The King » (2017), et Ed Harris, qu’on a pu voir dans « Geostorm » (2017). Ce métrage est basé sur le roman graphique « Le Transperceneige » de Jacques Lob, paru en 1982.

L’histoire proposée par « Snowpiercer » nous emmène en 2031 dans un monde post-apocalypse où presque toute vie s’est éteinte. Quelques années plus tôt, une expérience visant à lutter contre le réchauffement climatique a eu des effets catastrophiques, provoquant un âge de glace. Les seuls survivants humains se retrouvent dans un train gigantesque circulant autour de la planète de manière ininterrompue. Le réseau, le système et la machine ayant été créés par le magnat des transports et inventeur Wilford qui vit désormais dans le premier wagon du train. A l’opposé, les « rebus » vivent dans la queue du train, dans des conditions sordides, encadrés par des gardes brutaux. Mais bientôt, le « petit peuple » va se rebeller…

L’apport de la science-fiction est, somme toute, relativement léger dans ce métrage. En voulant jouer aux apprentis sorciers, les Hommes voulaient lutter contre le réchauffement climatique et ont répandu un gaz dans l’atmosphère qui finalement leur sera fatal. On bascule donc dans un univers dystopique, où les quelques survivants sont condamnés à vivre dans un train autonome qui circule en permanence autour du globe. Un train qui, on le découvrira par la suite, mélange des univers à la fois modernes et singulièrement kitschs par ailleurs. Dans ce sens, on peut saluer ici le travail sur les décors intérieurs du train qui détonnent profondément avec les conditions de vie rudimentaires auxquelles les résidents de la queue du train sont contraints. La photographie signée par Hong Kyung-pyo est très étonnante, avec des visuels très originaux, comme le wagon aquarium par exemple.

La partie action est nettement plus marquée que l’aspect science-fiction. Dans leur progression vers l’avant, les miséreux de la queue du train rencontrent différentes formes de résistances. La séquence, où l’ensemble des protagonistes s’entretue à coups de hache et autres armes blanches, est particulièrement violente et sanglante. Une séquence qui se déroule en partie dans le noir, le train passant dans un tunnel. Une scène qui n’est pas sans rappeler la fameuse scène souvent copiée de « Old Boy » (2003) de Park Chan-wook, dans laquelle on peut voir Choi Min-sik progresser, hache à la main dans un couloir, massacrant ses adversaires.

Toutefois, après ces deux aspects que sont la science-fiction et l’action, ce que l’on peut retenir de ce « Snowpiercer » c’est l’aspect dramatique. Le train de survivants est une forme d’allégorie de la société. On peut clairement relever les différences de mode de vie des différentes classes sociales. À l’arrière les pauvres vivent entassés avec peu d’hygiène, n’ayant accès à aucune forme d’éducation, de loisirs, ou d’occupations, étant uniquement nourris par de petites barres de protéinées gélatineuses, peu ragoûtantes. Ces opprimés sont maintenus dans ces conditions par la force, encadrés par une milice brutale au service des puissants. À l’avant, on retrouve la noblesse, s’adonnant à des activités sans importance, vivant dans l’opulence, le luxe. On retrouve également une génération entre deux âges, fêtards, s’adonnant à l’alcool, la drogue et le sexe, comme pour annihiler leurs situations.

Dans « Snowpiercer » on retrouve la plupart des grands thèmes des films dystopiques comme le concept de l’arche. Le train regorge de compartiments ayant pour vocation de maintenir une continuité de la vie de certaines races d’animaux destinés à alimenter la population de survivants. Une micro-société avec ses propres règles, souvent calquées sur la monarchie, avec des sujets, des servants et la plèbe, réduite à la pauvreté, la misère. On retrouve également la progression d’un héros, et dans ce cas, qui cherche à se libérer, à faire tomber les barrières de dénuement dans lequel il se trouve.

« Snowpiercer, le Transperceneige » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 12 novembre 2014 chez Warner Home Vidéo France. Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.

En conclusion, « Snowpiercer » est un très bon film de science-fiction disposant d’une histoire originale, d’une intrigue conventionnelle et d’un développement allégorique. Le récit est fluide et le rythme est plaisant. Les scènes d’action sont très bien orchestrées et la distribution internationale offre de très bonnes prestations. La photographie est très originale, notamment les différents visuels de l’intérieur du train. La bande originale est plaisante et l’édition permet d’obtenir un métrage de 126 minutes relativement dynamique. Un film qui développe un message qui apparaît aujourd’hui comme terriblement d’actualité…

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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