Horreur

MALEVOLENT (2018) ★★☆☆☆


Malevolent (2018)

 

 

De faux médiums spécialisés dans les phénomènes paranormaux se retrouvent victimes de leur propre escroquerie quand une mission tourne soudain au cauchemar.

 

 

Origine du film : Royaume-Uni
Réalisateur : Olaf de Fleur
Scénaristes : Ben Ketai, Eva Konstantopoulos
Acteurs : Florence Pugh, Celia Imrie, Ben Lloyd-Hughes, Scott Chambers, Georgina Bevan, Stephen McCole
Musique : Al Hardiman
Genre : Horreur
Durée : 88 minutes
Date de sortie : 5 octobre 2018 (France)
Année de production : 2018
Sociétés de production : Netflix, Catalyst Global Media, Sigma Films, Thruline Entertainment
Distribué par : Netflix
Titre français : Les Mauvais Esprits
Notre note : ★★☆☆☆

 

 

« Malevolent » ou « Les Mauvais Esprits » pour la distribution française, est un film d’horreur britannique datant de 2018, réalisé par Olaf de Fleur Johannesson, à qui l’on doit également « City State » (2011). Les acteurs principaux sont Florence Pugh, qu’on a pu voir dans « The Commuter » (2018), Celia Imrie, qu’on a pu voir dans « Finding Your Feet » (2017), Ben Lloyd-Hughes, qu’on a pu voir dans « Divergent » (2017), Scott Chambers, qu’on a pu voir dans « Carnage: Swallowing the Past » (2017), et Georgina Bevan, qu’on a pu voir dans « Juliet, Naked » (2018).

L’histoire proposée par « Malevolent » nous ramène en 1986 en Écosse afin de suivre Jackson (Ben Lloyd-Hughes) et Angela (Florence Pugh), frère et sœur qui, accompagnés par deux autres comparses, ont monté une petite équipe d’enquêteurs paranormaux afin d’escroquer des clients qui croient que leurs maisons sont hantées. L’équipe utilise des éléments tels que des enregistrements et d’autres astuces pour convaincre les clients de la véracité de leurs actions. En outre, ils utilisent la réputation de la mère de la fratrie pour promouvoir les pseudos pouvoirs d’Angela en tant que médium. Une nouvelle cliente, Madame Green (Celia Imrie) les sollicite pour faire stopper les cris d’enfants qu’elle entend dans son manoir. L’équipe s’installe espérant tirer profit de la situation, mais « tel est pris qui croyait prendre » et la situation échappe complètement à leur contrôle les mettant en péril…

Dès le départ, on comprend que le scénario concocté par le duo formé de Ben Ketai et d’Eva Konstantopoulos nous propose une histoire du type « Grave Encounters » (2011) ou plus récemment « Gonjiam: Haunted Asylum » (2016), le found footage en moins. Une équipe de pseudos spécialistes en paranormal qui utilise des trucs et astuces pour faire de l’audience dans le cadre d’émissions diffusées sur Internet. Dans le cas présent, c’est plus sournois, car il s’agit de soutirer de l’argent à des personnes en détresse faces à ce qu’elles pensent être des manifestations d’esprits de membres décédés de leur famille. L’esprit reste cependant le même, des personnes mal intentionnées qui se retrouvent prises à leur propre « jeu »…

La seule originalité de « Malevolent » réside dans le changement de direction dans le développement. On part sur l’idée des forces paranormales qui vont piéger des personnes soit-disant expertes dans le domaine, pour basculer vers le slasher le plus pur. Certains aspects du récit manquent cruellement de fluidité, et c’est au spectateur de combler certains trous dans la narration. Les effets classiques de frayeur, du type portes qui claquent, portes qui s’ouvrent toutes seules, silhouettes qui passent en arrière-plan, fillettes qui apparaissent, etc., laissent la place à des scènes de violence gore. Le principal antagoniste, incarné par Celia Imrie, frappe ses victimes avec un marteau et un burin, leur coud la bouche pour les empêcher de parler, de crier…

La photographie est plutôt pauvre, et le seul intérêt qu’il y avait à positionner l’histoire en 1986 est certainement dû au fait de pouvoir justifier l’absence de technologie actuelle, comme les téléphones portables par exemple. Les quelques effets spéciaux, notamment le maquillage présentant les blessures, sont bien orchestrés. Les scènes de violence sont plus suggérées que montrées. Le cadrage permettant d’éviter l’action, laissant le spectateur se créer mentalement ses propres images, en se référant à la situation et aux effets sonores. La bande musicale du métrage, orchestrée par Al Hardiman, est plutôt discrète et classique.

En conclusion, « Malevolent » est un film d’horreur médiocre disposant d’une histoire classique, d’une intrigue familière et d’un développement insuffisamment gore. Le rythme est poussif par endroits, le récit manque de fluidité, et la narration laisse trop de trous à combler au spectateur. La photographie est modeste, utilisant abusivement de l’obscurité. Les effets de frayeur tout comme les scènes de violence n’offrent aucune originalité. La distribution offre de convenables prestations dominées avec brio par la performance de Celia Imrie dans le rôle de la principale source d’hostilité. Un film qui ne produit pas l’effet escompté…

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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