Action, Ciné-Asia, Corée du Sud, Crime - Policier

THE OUTLAWS (2017) ★★★★☆


The Outlaws (2017)

 

Basé sur des événements réels, ce film d’action criminelle décrit les tentatives d’un détective de Séoul pour maintenir la paix alors que plusieurs gangs sino-coréens se disputent le territoire d’un même périmètre.

 

 

Origine du film : Corée du Sud
Réalisateur : Kang Yoon-sung
Scénariste : Kang Yoon-sung
Acteurs : Ma Dong-seok, Yoon Kye-sang, Jo Jae-yoon, Choi Gwi-hwa, Im Hyung-joon, Jin Seon-kyu, Hong Ki-joon, Heo Dong-won, Song Ha-jun, Kim Seong-gyoo, Park Ji-hwan, Cho Jin-woong, Jung In-gi
Musique : Mowg
Genre : Action, Policier
Durée : 121 minutes
Date de sortie : 3 octobre 2017 (Corée)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Hong Film, B.A. Entertainment
Distribué par : Megabox Plus M
Titre original : Beomjoedosi / 범죄도시
Notre note : ★★★★☆

 

 

« Beomjoedosi » (범죄도시) ou « The Outlaws » pour la distribution internationale, est un film d’action policier sud-coréen datant de 2017, écrit et réalisé par Kang Yoon-sung, qui signe là son premier long-métrage. Les acteurs principaux sont Ma Dong-seok, qu’on a pu voir dans « Midnight FM » (2010), Yoon Kye-sang, qu’on a pu voir dans « Minority Opinion » (2015), Jo Jae-yoon, qu’on a pu voir dans « The Prison » (2017), et Im Hyung-joon, qu’on a pu voir dans « Blood and Ties » (2013). À noter également les participations de Cho Jin-woong, qu’on a pu voir dans « The Admiral: Roaring Currents » (2014), et de Jung In-gi, qu’on a pu voir dans « The Spy: Undercover Operation » (2013).

Basée sur des faits réels survenus en 2007 surnommés « l’incident de Heuksapa », l’histoire proposée par « The Outlaws » suit une guerre de territoire qui s’intensifie entre un gang local, dans le quartier de Garibong-dong, dans le district de Guro, à Séoul, et le gang des Heuksapa venu de Chine. La police tente de ramener la paix dans le quartier. Jiang Chen (Yoon Kye-Sang) est originaire de Chine et travaille maintenant comme usurier dans un quartier louche de Chinatown à Séoul. Il est soutenu par deux acolytes sanguinaires Wei Sung-Rak (Jin Seon-Kyu) et Yang-Tae (Kim Sung-Kyu). Jiang Chen est particulièrement brutal dans ses méthodes de collecte de fonds. Pendant ce temps, Ma Suk-Do (Ma Dong-Seok), inspecteur de police dans le quartier chinois de Séoul, tente de maintenir la paix entre deux gangs sino-coréens, mais Jiang Chen a décidé de tout contrôler, quitte à mener une guerre de gangs…

« The Outlaws » est construit comme beaucoup de films coréens récents, en s’articulant sur plusieurs genres qui, grâce au très bon travail d’écriture de Kang Yoon-sung, qui endosse pour son premier-long métrage la double casquette de scénariste et de réalisateur, s’harmonisent très bien. Ainsi, on retrouve l’élément principal, l’intrigue policière. Une équipe de policiers tente de maintenir la paix dans un quartier de Séoul, en tenant les différents gangs qui se partagent le secteur. Mais un nouveau gang, venu tout droit de Chine, avec des méthodes particulièrement violentes, veut s’imposer dans la même zone. Une fois identifiés par la Police, les membres de l’unité spéciale anti-gangs, va tenter de les neutraliser. Pour se faire, les fonctionnaires de police sollicitent l’aide des habitants du quartier, et notamment les commerçants qui sont quotidiennement agressés et rackettés.

La photographie proposée par Ju Sung-lim et Kim Yong-seong est très plaisante. Un très bon travail est observable quant à la représentation des quartiers des bas-fond, où règnent une certaine pauvreté et une certaine terreur imposées par la racaille. Les deux directeurs de la photographie proposent une belle alternance de luminosité, notamment dans les scènes de nuit. Certaines scènes sont particulièrement violentes, que ce soit directement visible, ou simplement suggéré. Les scènes d’action sont très bien chorégraphiées. Ma Dong-seok s’en donne à cœur joie et distribue des baffes monumentales comme le faisait Bud Spencer à son époque. La confrontation finale, dans les toilettes de l’aéroport est particulièrement bien filmée, très réaliste, efficace.

En dehors de l’aspect policier, des investigations, des interrogatoires souvent musclés, et des arrestations tout aussi dynamiques, une part belle est faite à l’humour. Il n’y a bien entendu pas de gags visuels, mais énormément d’esprit et de malice dans les dialogues. Encore une fois, c’est Ma Dong-seok qui bénéficie des plus belles pièces dans les échanges. Son personnage étant légèrement roublard, et peu respectueux dans son discours. Que ce soit envers les truands ou ses collègues de travail, son personnage n’hésite pas à leur parler avec une certaine légèreté, voire de l’irrespect.

A contrario, le principal antagoniste, incarné avec puissance par Yoon Kye-sang, n’a rien d’amusant. Le personnage est singulièrement violent, et manipule avec un certain sadisme la hachette et le couteau, laissant dans la majorité des cas, ses interlocuteur dans un sale état. En effet, Jiang Chen veut s’imposer par la violence, installant dans ses rapports avec les autres gangs un climat de terreur, un respect par la crainte, la peur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela fonctionne. Les chefs de gang adverse, sous leurs airs de « gros durs », n’en mènent pas large face à ce nouveau venu dans la place.

« The Outlaws » a débuté sa carrière en salle, en Corée du Sud, le 3 octobre 2017. Le 23 octobre, il avait déjà rapporté 36,3 millions de dollars pour plus de 5 millions d’entrées. Un mois après sa sortie, le film enregistrait 6,05 millions d’entrées, pour 44,1 millions de dollars de recette. Au 1er décembre, le film avait atteint 6,87 millions de spectateurs pour un montant de 51,8 millions de dollars, ce qui en faisait le 3e film national le plus prolifique de l’année en Corée du Sud et le troisième film coréen le plus rentable de tous les temps.

En conclusion, « The Outlaws » est un très bon film d’action policier disposant d’une histoire captivante, d’une intrigue très bien ficelée et d’un développement dynamique. Le rythme est très soutenu et on ne voit absolument pas passer les 121 minutes du métrage. Le récit est fluide, la narration est complètement linéaire, la photographie est très agréable et la bande originale est plutôt discrète. Les scènes d’action sont rondement menées et souvent empruntes de violence explicite. La distribution offre de très bonnes prestations, mais c’est Ma Dong-seok qui excelle à travers une performance de premier plan dans un rôle qui lui va comme un gant. Un divertissement très agréable que l’on ne peut que recommander…

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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