Action, Science fiction

BUMBLEBEE (2018) ★★★☆☆


Bumblebee (2018)

 

 

1987. Alors qu’il est en fuite, l’Autobot Bumblebee trouve refuge dans la décharge d’une petite ville balnéaire de Californie. Il est découvert, brisé et couvert de blessures de guerre, par Charlie, une ado qui approche de ses 18 ans et cherche sa place dans le monde. Et quand elle le met en marche, elle se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’une voiture jaune ordinaire.

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Travis Knight
Scénaristes : Christina Hodson
Acteurs : Hailee Steinfeld, John Cena, Jorge Lendeborg Jr., Jason Drucker, Pamela Adlon, Stephen Schneider, Ricardo Hoyos, John Ortiz
Musique : Dario Marianelli
Genre : Action, Science-fiction
Durée : 114 minutes
Date de sortie : 25 décembre 2018 (France)
Année de production : 2018
Sociétés de production : Allspark Pictures, Di Bonaventura Pictures, Tencent Pictures, Bay Films
Distribué par : Paramount Pictures
Titre original : Bumblebee
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« Bumblebee » est un film d’action de science-fiction américain datant de 2018, réalisé par Travis Knight, à qui l’on doit également « Kubo and the Two Strings » (2016). Les acteurs principaux sont Hailee Steinfeld, qu’on a pu voir dans « 3 Days to Kill » (2014), John Cena, qu’on a pu voir dans « The Wall » (2017), Jorge Lendeborg Jr., qu’on a pu voir dans « Alita: Battle Angel » (2019), John Ortiz, qu’on a pu voir dans « Peppermint » (2018), Glynn Turman, qu’on a pu voir dans « Race » (2016), et Len Cariou, qu’on a pu voir dans « Death Wish » (2018).

L’histoire proposée par « Bumblebee » nous invite à suivre Charlie Watson (Hailee Steinfeld), une jeune femme qui vient tout juste de fêter ses 18 ans alors que nous sommes en 1987. Alors qu’elle fouine dans une casse pour voitures, dans le but de récupérer des pièces pour terminer la réparation de sa propre voiture, elle tombe sur une Coccinelle Wolkswagen jaune. Une fois le véhicule ramené dans son garage et alors que Charlie s’apprête à inspecter l’auto, cette dernière se transforme. En effet, le véhicule n’est que le camouflage de B-127, un Autobot envoyé en éclaireur sur Terre par Optimus Prime. Malheureusement, dans un combat, B-127 a perdu la mémoire ainsi que l’usage de la parole. À force de bidouiller dans la carcasse de l’engin, Charlie va déclencher la balise de celui qu’elle a nommé Bumblebee en raison de sa couleur jaune. Rapidement, des Decepticons vont venir sur Terre pour neutraliser B-127, et cela, avec l’aide des autorités américaines, qui espèrent bien tirer profit de cette technologie futuriste….

« Bumblebee » est le sixième métrage de la saga Transformers, et le premier spin-off de la franchise, qui peut d’ailleurs également être vu comme une préquelle à la série de films. En effet, l’action se déroule en 1987, soit une dizaine d’années avant les événements présentés dans « Transformers » (2007) de Michael Bay. Un clin d’œil est d’ailleurs fait à la fin du métrage, Bumblebee se transformant en Chevrolet Camaro 1977… Le film fait donc le lien avec la série de métrages, tout en développant sa propre histoire, mais de manière singulièrement simpliste. B-127 étant en sommeil, ne sachant pas qui il est, ni pourquoi il se retrouve là.

Et c’est d’ailleurs, de notre point de vue, le robot qui s’avère être le plus intéressant des personnages de cette histoire. C’est Dylan O’Brien (oui, oui celui de la franchise Maze Runner) qui prête sa voix Bumblebee, du moins au début, lorsque celui-ci est encore en mesure de parler. Les animations donnant vie à B-127 sont vraiment bluffantes. Le robot offre différentes formes d’émotions humaines et certaines scènes sont amusantes, notamment le passage où Bumblebee visite l’intérieur de la maison familiale des Watson, avec un lot de dégâts impressionnants. À la manière du personnage d’Alita dans « Battle Angel » (2019) de Robert Rodriguez, le robot B-127 va (re)découvrir progressivement ses aptitudes aux combats, enfuies dans sa mémoire.

La photographie qui nous est offerte par Enrique Chediak est très bien exécutée. Ce dernier n’en n’étant pas à son premier coup d’essai, ayant déjà œuvré pour J Blakeson sur « The 5th Wave » (2016), pour Peter Berg sur « Deepwater Horizon« , ou encore pour Michael Cuesta sur « American Assassin« . En effet, les spéciaux sont excellents, et le travail sur les décors et sur les véhicules ordinaires, est parfait afin de reconstituer l’époque et l’atmosphère de la fin des années 1980. Le tournage ayant eu essentiellement lieu en Californie, le directeur de la photographie a pu jouer avec les couleurs naturelles qu’offre cette région des États-Unis.

Malheureusement, c’est à peu près là que s’arrêtent les points positifs concernant « Bumblebee ». L’intrigue est ramenée à sa plus simple expression, et le scénario concocté par Christina Hodson est un peu pauvre. Nous avions nettement mieux apprécié son travail sur « Shut In » (2016) de Farren Blackburn. Le point le plus négatif est probablement la construction du personnage incarnée par Hailee Steinfeld, qui est très proche du pathétique. Le postulat classique de la fille rebelle qui vit mal le décès de son père, et le remariage de sa mère. Une jeune femme qui est prête à se lancer dans l’aventure en compagnie d’un robot venu d’une autre planète, mais qui n’arrive pas à prendre la main de son voisin qui en pince pour elle et qui ne la laisse pas indifférente, c’est lisse, c’est du puritanisme mal sain. Pire encore, le personnage interprété par John Cena est caricatural à l’extrême, n’arrivant finalement jamais à se positionner comme gentil ou méchant. Ce dernier ayant nettement plus de difficulté à s’imposer comme ses anciens collègues de la WWE, tel que Dwayne Johnson ou Dave Bautista.

« Bumblebee » a rapporté 127,2 millions de dollars aux États-Unis et au Canada, et 332,3 millions de dollars dans les autres pays, pour une recette mondiale de 459,5 millions de dollars, contre un budget de production estimé à 135 millions de dollars. En raison des performances du métrage à l’internationale, une suite serait d’ores et déjà fortement envisagée. En mars 2019, le producteur Lorenzo di Bonaventura a déclaré qu’ils développaient des scripts de suites pour « Bumblebee » et « Transformers: The Last Knight » (2017) de Michael Bay.

En conclusion, « Bumblebee » est un bon film de science-fiction, disposant d’une histoire simple, d’une intrigue familière et d’un développement propre mais léger. Le rythme est agréable, le récit est fluide, la narration est linéaire. La photographie est très réussie, les effets spéciaux sont saisissants, et la personnalité de B-127 est amusante. La distribution offre d’honorables prestations au service d’un scénario un peu mince et de personnage familier sans originalités. L’ensemble reste divertissant, mais en rien mémorable.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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