Drame, Historique

KURSK (2018) ★★★★☆


Kursk (2018)

 

 

Le sous-marin nucléaire russe K-141 Koursk, fait naufrage en mer de Barents le 12 août 2000. A bord du navire endommagé, vingt-trois marins se battent pour survivre. Pendant ce temps, leurs familles luttent contre les blocages diplomatiques qui ne cessent de compromettre l’espoir de les sauver.

 

 

Origine du film : Belgique, France, Luxembourg
Réalisateur : Thomas Vinterberg
Scénaristes : Robert Rodat
Acteurs : Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux, Colin Firth, Peter Simonischek, August Diehl, Max von Sydow, Magnus Millang, Matthias Schweighöfer, Steven Waddington, Michael Nyqvist
Musique : Alexandre Desplat
Genre : Drame, Historique
Durée : 117 minutes
Date de sortie : 7 novembre 2018 (France)
Année de production : 2018
Sociétés de production : EuropaCorp, Belga Productions, VIA EST
Distribué par : STX Films
Titre original : Kursk
Notre note : ★★★★☆

 

 

« Kursk » est un film dramatique franco-belge datant de 2018, réalisé par Thomas Vinterberg, à qui l’on doit également « The Commune » (2016). Les acteurs principaux sont Matthias Schoenaerts, qu’on a pu voir dans « Red Sparrow » (2018), Léa Seydoux, qu’on a pu voir dans « The Grand Budapest Hotel » (2014), Colin Firth, qu’on a pu voir dans « Bridget Jones’s Baby » (2016), Peter Simonischek, qu’on a pu voir dans « Toni Erdmann » (2016), August Diehl, qu’on a pu voir dans « Allied » (2016), et Max von Sydow, qu’on a pu voir dans « Three Days of the Condor » (1975). Ce métrage est basé sur des faits réels.

En effet, l’histoire proposée par « Kursk » est basée sur la catastrophe qui a frappé le sous-marin K-141 Kursk en 2000, au cours duquel 118 marins russes ont trouvé la mort. Le Kursk a coulé lors d’un exercice naval russe dans la mer de Barents après des explosions survenues dans le compartiment des torpilles, à l’avant du bâtiment. Vingt-trois marins ont survécu à l’accident et ont désespérément attendu de l’aide, alors que leur oxygène s’épuisait minute après minute. Le gouvernement russe à refusé l’aide de gouvernements étrangers pendant cinq jours avant de finalement accepter l’intervention d’équipe de sauvetage britannique et norvégienne…

À travers le récit on va essentiellement suivre le capitaine Mikhail Averin (Matthias Schoenaerts), qui va se retrouver à la tête du groupe de survivants, dans la neuvième section du navire, à l’arrière du sous-marin. Il va coordonner le travail visant à réduire les brèches dans la coque, la mise en place du pompage, le rationnement de la nourriture et l’économie des batteries de secours. Il va également tenter de maintenir le moral de ses camarades qui sombrent progressivement dans la panique. En parallèle, on va suivre les efforts de Tanya (Léa Seydoux), l’épouse de Mikahil, qui, avec quelques femmes de marins également embarqués dans le Kursk, se heurtent au manque de communication de la part de la hiérarchie militaire.

Le métrage montre, dans sa première partie, la déchéance de la marine russe, et la pauvreté dans laquelle les marins vivent, regroupés dans des HLM délabrés, vivant dans des appartements vétustes et démodés. Tous souffrent des retards dans le paiement de leur salaire, et c’est par la débrouille qu’ils doivent organiser la fête de mariage de l’un des leurs. À bord du Kursk, la situation n’est guère plus reluisante, le matériel est vétuste, et on se rendra compte que bien des équipements nécessaires à la survie seront absents ou défectueux. Partout, c’est le système D qui règne…

Dans la seconde partie, on peut prendre conscience de l’aberration du mode de pensée russe, héritage soviétique, ou par orgueil et autre fierté mal placée, les autorités tardent à solliciter l’aide d’autres pays afin de venir au secours de leurs hommes coincés dans l’épave du Kurk, gisant au fond de la mer. L’amiral en charge de la flotte du Nord, incarné par Peter Simonischek, chargé du sauvetage, va aller de déconvenues en déconvenues dans ses tentatives visant à sauver les rescapés du naufrage. Matériel inadapté, pièces de rechange indisponibles, et finalement limogeage pour avoir sollicité l’aide étrangère.

La photographie proposée par Anthony Dod Mantle, met l’accent sur le niveau de pauvreté des hommes et la vétusté du matériel. Les couleurs sont ternes, grises, afin de renforcer le sentiment de misère. Cette approche est renforcée dès lors que le Kursk sombre au fond de la mer. Le froid, le manque de nourriture, l’absence de repos et finalement le désespoir marquent les visages des différents survivants. La bande originale orchestrée par Alexandre Desplat vient subtilement souligner cette descente aux enfers, avec des accents russes offrant aux passages les plus dramatiques une coloration mélancolique. L’ensemble de la distribution offre de très bonnes prestations, avec un focus particulier sur Matthias Schoenaerts et Léa Seydoux, qui, chacun dans son registre, proposent des personnages terriblement réalistes dans la juste mesure afin d’éviter l’excès de mélodramatique.

En conclusion, « Krusk » est un très bon film dramatique disposant d’une histoire forte, d’une intrigue tragique et d’un développement mettant l’accent sur l’incohérence d’un système tragiquement obsolète. Le rythme est cohérent, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie offre une atmosphère sombre et une ambiance sinistre. La bande originale vient subtilement souligner le climat général de l’histoire. La distribution offre de très bonnes prestations. Un métrage qui vient écorcher un régime archaïque et obsolète.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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