Ciné-Asia, Corée du Sud, Thriller

ENEMY AT THE DEAD END (2010) ★★★★☆


Desire To Kill (2009)

 

Un patient hémiplégique partage sa chambre avec un homme amnésique qui jadis a tué sa bien-aimée. Il n’aura de cesse de tenter de le supprimer avant que celui-ci ne retrouve la mémoire…

 

 

Origine du film : Corée du Sud
Réalisateurs : Jo Won-hee-I, Kim Sang-hwa
Scénariste : Park Soo-jin
Acteurs : Chun Ho-jin, Yoo Hae-jin, Seo Hyo-rim, Lee Jung-hun, Ra Mi-ran, Ahn Eun-jung, Song Seo-yeon, Lee Yoon-jung-I, Lee Yeong-seok, Son Jin-hwan
Musique : Yoon Gun
Genre : Thriller
Durée : 92 minutes
Date de sortie : 26 août 2010 (Corée)
Année de production : 2010
Sociétés de production : Lotte Entertainement
Distribué par : Asian Crush, Digital Media Rights
Titre original : Jook-i-go Sip-eun / 죽이고 싶은
Notre note : ★★★★☆

 

 

« Jook-i-go Sip-eun » (죽이고 싶은) ou « Enemy at the Dead End » pour la distribution internationale, mais que l’on retrouve également sous le titre de « Desire To Kill », est un thriller sud-coréen datant de 2010, écrit et réalisé par Jo Won-hee-I et Kim Sang-hwa. Au premier on doit également « The Sol-Mate » (2018), alors que le second fait ici ses premiers pas à la réalisation. Les acteurs principaux sont Chun Ho-jin, qu’on a pu voir dans « The Chase » (2017), Yoo Hae-jin, qu’on a pu voir dans « 1987: When the Day Comes » (2017), Seo Hyo-rim, qu’on a pu voir dans « Closer to Heaven » (2009), Lee Jung-hun, qu’on a pu voir dans « Tough as Iron » (2013), et Ra Mi-ran, qu’on a pu voir dans « The Last Princess » (2016).

L’histoire proposée par « Enemy at the Dead End » nous invite à suivre Kim Min-ho (Chun Ho-jin), qui se retrouve hospitalisé, paralysé d’un côté, probablement suite à un AVC et qui n’éprouve plus de goût à la vie. Cette situation le motive fortement à se suicider. Après l’une des innombrables tentatives infructueuses, ce dernier se retrouve à devoir partager sa chambre avec un autre patient, Park Sang-eob (Yoo Hae-jin). Celui-ci vient tout juste d’être opéré du cerveau. Il ne peut pas bouger et souffre d’amnésie. Cependant, Min-ho reconnaît en lui le meurtrier de son épouse. Un nouvel objectif se fait jour pour Min-ho : se rétablir du mieux possible pour tuer Sang-eob. L’état physique des deux patients s’améliore de jour en jour, et Min-ho met tout en œuvre afin de se requinquer avant son partenaire de chambrée. Cependant, un nouveau médicament expérimental dont ils bénéficient est source d’effets secondaires tels que cauchemars et hallucinations, de sorte que les deux malades ne savent plus ce qui est de l’ordre du réel…

« Enemy at the Dead End » dispose d’un format relativement court, soit environ 90 minutes, ce qui est assez rare dans le cinéma coréen pour être souligné. Du coup, on se retrouve rapidement dans le vif du sujet. On plonge directement dans l’intrigue et dans le suspense, en cherchant à comprendre, en cherchant à savoir, qui, quoi, où et comment. Bien que la photographie présentée par Choi Chan-min est très minimaliste, se limitant à une chambre d’hôpital et s’apparentant à un hui clos, l’incertitude est de mise sur le devenir des deux principaux protagonistes de cette histoire. Le scénario du duo composé par Kim Sang-hwa et Jo Won-hee-I est astucieux, et nous permet d’avancer petit à petit vers la révélation finale. De nombreux flashbacks laissent entrevoir des éléments d’un événement passé déterminant.

La construction de la trame centrale est très astucieuse, car elle nous offre un premier personnage, Min-ho, qui nous apparaît rapidement comme étant le gentil de l’histoire, là où Sang-eob vient se positionner comme l’antagoniste de l’affaire. Mais la prise médicamenteuse des deux personnages centraux vient brouiller nos certitudes, ne sachant plus ce qui relève de la réalité et de l’hallucination. En outre, cela fonctionne merveilleusement bien grâce aux superbes prestations de Chun Ho-jin et de Yoo Hae-jin, qui portent littéralement le métrage sur leurs épaules.

L’atmosphère est également bien construite, positionnant l’histoire au début des années 1980, l’établissement hospitalier est particulièrement austère, avec des chambres en piteux état. Un humour noir s’installe à travers les tentatives infructueuses orchestrées par Min-ho pour tuer Sang-eob. Les chocs à la tête que reçoit ce dernier tendent à nous faire penser qu’il va sombrer dans l’inconscience, mais celui-ci en ressort systématiquement en meilleure forme que précédemment. La bande originale vient d’ailleurs agréablement accompagner les moments clé du récit, pour se faire plus grave dans la dernière partie du métrage.

En conclusion, « Enemy at the Dead End » est un très bon thriller disposant d’une histoire originale, d’une intrigue captivante, et d’un développement astucieux et rythmé. Le rythme est agréable, le récit est fluide, et la narration fait appel à quelques flashbacks constructifs. La photographie est minimaliste, mais bien orchestrée et la bande originale est plaisante. La distribution offre de très bonnes prestations. L’ensemble offre un divertissement atypique, drôle, tout en étant rugueux dans sa dernière ligne droite. À découvrir…

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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