Crime - Policier, Drame, Mystère, Netflix, Thriller

SERENITY (2019) ★★★☆☆


Serenity (2019)

 

 

Capitaine d’un bateau de pêche, Baker Dill est recontacté par son ex-femme qui lui demande de la sauver elle et son fils de son nouveau mari, un homme violent. Elle le supplie de proposer à son mari une excursion en mer au cours de laquelle Dill le livrerait aux requins infestant l’enclave tropicale de Plymouth..

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Steven Knight
Scénariste : Steven Knight
Acteurs : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Diane Lane, Jason Clarke, Djimon Hounsou, Jeremy Strong
Musique : Benjamin Wallfisch
Genre : Crime, Drame, Mystère, Thriller
Durée : 106 minutes
Date de sortie : 8 mars 2019 -France)
Année de production : 2019
Sociétés de production : Global Road Entertainment, Starlings Entertainment, Nebulastar, Shoebox Films
Distribué par : Aviron Pictures
Titre original : Serenity
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« Serenity » est un thriller américain à connotation mystérieuse, datant de 2019, écrit et réalisé par Steven Knight, à qui l’on doit également « Locke » (2013). Les acteurs principaux sont Matthew McConaughey, qu’on a pu voir dans « The Dark Tower » (2017), Anne Hathaway, qu’on a pu voir dans « Ocean’s 8 » (2018), Diane Lane, qu’on a pu voir dans « Jumper » (2008), Jason Clarke, qu’on a pu voir dans « First Man » (2018), Djimon Hounsou, qu’on a pu voir dans « King Arthur: Legend of the Sword » (2017), et Jeremy Strong, qu’on a pu voir dans « Black Mass » (2015).

L’histoire proposée par « Serenity » nous invite à suivre Baker Dill (Matthew McConaughey), heureux propriétaire d’un petit bateau de pêche, installer sur l’île de Plymouth en mer des Caraïbes. En compagnie de Duke (Djimon Hounsou), ils proposent aux touristes des sorties en mer pour pêcher le requin et éventuellement le thon. Alors que Baker semble souffrir de plus en plus d’un syndrome post-traumatique dû à son passage dans l’armée, Karen Zariakas (Anne Hathaway), son ex-compagne réapparaît dans sa vie pour lui demander de tuer son mari, Frank Zariakas (Jason Clarke), car ce dernier serait de plus en plus violent. Baker hésite et les choses se compliquent avec l’arrivée de Reid Miller (Jeremy Strong) en représentant en matériel de pêche, qui semble en savoir bien plus qu’il ne le devrait sur le passé de Baker Dill

« Serenity » est relativement déstabilisant, car il navigue entre plusieurs genres distincts, et le spectateur ne sait plus sur quel pied danser. Steven Knight, qui endosse avec ce métrage la double casquette de réalisateur et de scénariste, nous a concocté un scénario pour le moins original. Dans un premier temps, nous avons l’impression d’être face à un film noir, une sombre histoire qui se déroule dans un endroit paradisiaque. Un cadre idyllique pour un meurtre crapuleux, avec dix millions de dollars à la clé. Mais plus l’intrigue progresse plus on bascule dans le mystère, pour finalement échouer vers un concept de science-fiction.

La trame de fond est finalement une histoire d’amour accompagnée par le manque, le vide. L’histoire d’un garçon surdoué, qui cherche à combler le manque d’affection de son père, tragiquement disparu en mission lors de la Guerre du Golf. Un petit garçon qui souffre du vide laissé par son père, qu’il ne retrouve absolument pas auprès de son beau-père, alcoolique et violent. Un petit garçon qui s’enferme dans sa bulle pour s’isoler du monde brutal des adultes. Un enfant qui crée tout un univers par rapport au souvenir d’une partie de pêche avec son père.

L’ensemble est sympathique jusqu’au moment où le métrage prend un virage inattendu vers une forme irréelle. Ce changement de direction est trop brusque pour qu’on y adhère pleinement. Le fait de se dire que tout ce que nous avons vu jusqu’à présent est fictif, issu de l’imagination d’un enfant, casse l’empathie que l’on pouvait avoir envers les personnages. On éprouve une sensation étrange face à ce que l’on pourrait nommer une vision insaisissable d’un enfant surdoué. On éprouve de l’impatience face au destin des personnages, et les révélations viennent profondément nous désorienter. Il est clair qu’on ne s’attendait pas à cela. Mais à trop vouloir chercher l’originalité, il est possible que Steven Knight se soit perdu en route…

La photographie signée Jess Hall, qui avait déjà œuvré sur « Transcendance » (2014) de Wally Pfister ainsi que sur « Ghost in the Shell » (2017) de Rupert Sanders, offre de jolis panoramas, profitant au maximum des décors naturels qu’offrent les Antilles. Des séquences splendides, en pleine mer, avec un soleil radieux, suivies de séquences de nuit, sous une pluie diluvienne. Matthew McConaughey, qui incarne le principal protagoniste de cette histoire, passe une bonne partie du film en étant mouillé, que dis-je, détrempé, laissant ainsi profiter le/la spectateur/trice de ses atouts physiques, n’hésitant pas d’ailleurs à montrer ses fesses… La bande originale, orchestrée par Benjamin Wallfisch, à qui l’on doit également l’accompagnement musical de métrages tels que « A Cure for Wellness » (2016), de « Annabelle: Creation » (2017), ou encore de « Blade Runner 2049 » (2017) en association avec Hans Zimmer, vient très agréablement accompagner les moments importants du récit. De son côté, Laura Jennings, livre une édition intéressante, qui nous offre un métrage de 106 minutes.

En conclusion, « Serenity » est un film étrange dont l’histoire évolue bizarrement pour prendre une coloration de science-fiction. L’intrigue se transforme du film noir vers un récit issu de l’imaginaire. Le développement est particulièrement inattendu et désorientant. Le rythme est correct, le récit manque de fluidité dans sa dernière partie, mais la narration est linéaire. La photographie est somptueuse, l’édition offre un métrage serré et la bande originale est très agréable. La distribution offre d’honorables prestations et on appréciera au passage la plastique avantageuse de Matthew McConaughey. L’ensemble est saugrenu et on termine la séance abasourdi, ne sachant pas réellement quoi en penser….

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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