Horreur, Netflix, Série Télévisée, Science fiction

NIGHTFLYERS -SAISON 1 (2018) ★★★★☆


Nightflyers (2018)

 

 

Une équipe d’explorateurs de l’espace part à la recherche d’un mystérieux navire extraterrestre dans le but de sauver l’humanité.

 

Origine du film : États-Unis
Créateur : George R. R. Martin
Scénaristes : George R. R. Martin
Musique : Will Bates
Nombre d’épisodes : 10
Genre : Horreur, Science-fiction
Acteurs : Eoin Macken, David Ajala, Jodie Turner-Smith, Angus Sampson, Sam Strike, Maya Eshet, Brían F. O’Byrne, Gretchen Mol
Durée : 42 – 44 minutes
Sociétés de production : Fevre River Jacket Co., Gaeta/Rosenzweig, Hypnotic, Universal Cable Worldwide Sales and Distribution
Distribué par : Syfy / Netflix
Notre note : ★★★★☆

 

 

« Nightflyers » est une sérié télévisée américaine de science-fiction datant de 2018, créée par George R. R. Martin, connu pour avoir signé des scénarios pour The Twilight Zone, Beauty and the Beast, ou plus récemment Game of Thrones. Les acteurs principaux sont Eoin Macken, qu’on a pu voir dans « Resident Evil: The Final Chapter » (2016), David Ajala, qu’on a pu voir dans « Jupiter Ascending » (2015), Angus Sampson, qu’on a pu voir dans « Insidious: The Last Key » (2018), Sam Strike, qu’on a pu voir dans « Leatherface » (2017), Maya Eshet, qu’on a pu voir dans « To the Bone » (2017), Brían F. O’Byrne, qu’on a pu voir dans « Brooklyn’s Finest » (2009), et Gretchen Mol, qu’on a pu voir dans « 3:10 to Yuma » (2007). La série est basée sur la nouvelle et la série de nouvelles du même nom de George R. R. Martin. Le 19 février 2019, il a été signalé que Syfy avait annulé la série.

L’histoire proposée par cette série télévisée nous emmène en 2093, où une équipe de scientifiques embarque pour un voyage dans l’espace à bord d’un vaisseau spatial appelé Nightflyer. Ce dernier doit établir un premier contact avec des formes de vie extraterrestres. Cependant, lorsque des événements terrifiants, violents et inexpliqués se produisent à bord, l’équipe commence à s’interroger et à se rendre compte qu’il y a une entité à bord du Nightflyer. Les principaux membres de l’équipage vont devoir tout mettre en œuvre pour poursuivre la mission, sauver le navire et préserver leurs vies.

« Nightflyers » est donc une série qui mélange la science-fiction et le cinéma d’horreur basé sur le travail antérieur de George R.R. Martin et on peut le dire, le contrat est bien rempli. En effet, cette série est une véritable immersion dans l’univers traditionnel de la science-fiction avec une bonne dose de scènes d’horreur, d’épouvante et de violence. Supervisée, écrite et parfois dirigée par Jeff Buhler, l’action se déroule sur le Nightflyer, un vaisseau spatial quittant le système solaire dans le but d’établir un premier contact avec des extraterrestres. L’espoir réside dans le fait que ces derniers puissent nous transmettre des connaissances qui sauveront l’espère humaine.

Le premier épisode indique une situation violente à bord du navire de manière à fixer l’attention du téléspectateur, mettant en scène deux des principaux personnages. On remonte ensuite au début du voyage, montrant l’astrophysicien Karl D’Branin (Eion Mackin) laissant sa femme et sa fille sur Terre afin de diriger la mission. Cependant, rapidement, l’équipage n’inspire absolument pas confiance. Roy Eris (David Ajala), capitaine du Nightflyer, reste enfermé dans sa cabine et n’apparaît à l’équipage que sous la forme d’un hologramme. Lommie (Maya Eshet) peut communiquer avec l’ordinateur de bord en connectant son réseau de neurones à un port dans son avant-bras. Melantha Jhirl (Jodie Turner-Smith) a été conçue génétiquement pour les voyages dans l’espace et s’occupe de l’intendance.

Le capitaine Eris a autorisé un télépathe, nommé Thale (Sam Strike), à prendre place à bord pour le voyage. Ce dernier est accompagné de son soignant, le Dr Agatha Matheson (Gretchen Mol), qui fut autrefois l’ex-compagne de Karl. Thale est à bord au cas où l’équipage aurait besoin de communiquer avec les extraterrestres par un moyen autre que la langue parlée. Il fait son entrée dans une unité de stockage en métal rappelant les conteneurs pour les bébêtes de « Jurassic World » (2015), et s’amuse à transmettre des visions bizarres à quiconque s’approche un petit trop près de lui. Pendant ce temps, l’intelligence artificielle du vaisseau débloque de plus en plus, compliquant sérieusement la vie de l’équipage.

Comme toujours avec les projets de cette nature, l’influence de Stanley Kubrick est importante. Mais on ne retrouve pas uniquement une référence à « 2001: A Space Odyssey » (1968), comme pour exemple la séance de jogging sur l’anneau de centre de gravité, les extérieurs du vaisseau, l’ordinateur de bord malveillant représenté par un œil rouge brillant, etc. En effet, on retrouve également des références à « Shining » (1980) avec des personnages tourmentés par des voix désincarnées, des images cauchemardesques et des souvenirs de traumatismes passés. Comme pour beaucoup d’astronautes dans le monde du cinéma, Karl s’est porté volontaire pour la mission afin de faire face à la perte d’un enfant.

Malheureusement, travailler sur la base de nobles références ne suffit pas à transcender le genre. Les personnages sont relativement bien travaillés, mais à l’arrivée, ils sont trop nombreux et trop complexes dans leur développement pour qu’on puisse s’identifier à l’un d’entre eux. Restent les valeurs de productions qui sont vraiment très bonnes. La photographie est très plaisante, avec une multitude de décors différents malgré l’ambiance proche du huis clos. Les costumes sont également bien travaillés avec un bel équilibre entre le modernisme et le futurisme. L’ambiance est également très bien orchestrée de par l’apport d’une très bonne bande originale et d’un astucieux jeu de lumière. Le rythme est un peu poussif par endroits, mais dans l’ensemble, c’est agréable à suivre, et même captivant à bien des égards.

En conclusion, « Nightflyers » est une très bonne série de science-fiction avec une bonne dose d’épouvante et d’horreur. L’histoire apparaît comme familière, l’intrigue est captivante et le développement est très ancré dans la tradition S-F. Le rythme est poussif par endroits, le récit peut s’avérer abscons et la narration fait appel à plusieurs flashbacks. La photographie est superbe, très futuriste, les effets spéciaux sont parfaitement maîtrisés, les décors et les costumes sont originaux tout en s’inspirant de chose déjà vue. La distribution offre de très bonnes prestations, mais les personnages sont trop nombreux et tous trop complexes pour qu’on l’on puisse pleinement s’y attacher. Reste un divertissement captivant que l’on « avale » avec plaisir.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Une réflexion sur “NIGHTFLYERS -SAISON 1 (2018) ★★★★☆

  1. Ah, une série que je note immédiatement sur ma liste, j’adore la SF, alors ça me tente forcément beaucoup !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 01/05/2019, 10 10 33 05335

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