Action, Crime - Policier, Drame, Thriller

MISS BALA (2019) ★★★☆☆


Miss Bala (2019)

 

 

Une jeune Américaine va découvrir qu’elle possède une force intérieure qu’elle n’aurait jamais soupçonné alors qu’elle se retrouve entraînée dans un monde dangereux de criminels transfrontaliers.

 

 

Origine du film : États-Unis, Mexique
Réalisateur : Catherine Hardwicke
Scénaristes : Gareth Dunnett-Alcocer
Acteurs : Gina Rodriguez, Ismael Cruz Córdova, Matt Lauria, Ricardo Abarca, Cristina Rodlo, Sebastián Cano, Damián Alcázar, Anthony Mackie, Aislinn Derbez
Musique : Alex Heffes
Genre : Action, Crime, Drame, Thriller
Durée : 104 minutes
Date de sortie : 1er février 2019
Année de production : 2019
Sociétés de production : Columbia Pictures, Canana Films, Misher Films
Distribué par : Sony Pictures Releasing
Titre original : Miss Bala
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« Miss Bala » est un thriller d’action américain datant de 2019, réalisé par Catherine Hardwicke, à qui l’on doit également « Twilight » (2008). Les acteurs principaux sont Gina Rodriguez, qu’on a pu voir dans « Annihilation » (2018), Ismael Cruz Córdova, qu’on a pu voir dans « Exposed » (2016), Matt Lauria, qu’on a pu voir dans « Ma » (2015), Ricardo Abarca, qu’on a pu voir dans « Pacífico » (2016), Damián Alcázar, qu’on a pu voir dans « Forgotten » (2013), et Anthony Mackie, qu’on a pu voir dans « Io » (2019).

L’histoire proposée par « Miss Bala » nous invite à suivre Gloria Fuentes (Gina Rodriguez) une latino-américaine vivant à Los Angeles qui se rend à Tijuna, au Mexique, pour rendre visite à son amie Suzu Ramós (Cristina Rodlo), afin de la soutenir car cette dernière va se présenter à un concours de beauté local. Le soir même, elles se rendent dans une boîte de nuit de la ville mexicaine frontalière. Durant la soirée un groupe d’hommes armés attaque l’établissement afin de tuer l’un des hauts dignitaires de la police. Dans la panique, les deux jeunes femmes sont séparées. Gloria se retrouve embringuer par les membres du gang local et Suzu semble s’être volatilisée. Gloria va tenter de retrouver Suzu, d’échapper aux griffes de Lino Esparza (Ismael Cruz Córdova), le chef des Las Estrallas, un gang de Tijuana, d’éviter les pièges tendus par Brian Reich (Matt Lauria), un officier de la DEA qui veut l’utiliser pour piéger le gang, et d’éviter de finir dans le lit de Rafael Saucedo (Damián Alcázar), le sordide chef de la police de Tijuana….

Le scénario signé par Gareth Dunnett-Alcocer peut sembler abscons au premier abord, mais s’avère finalement relativement simple. C’est l’histoire du jeune femme qui n’a pas de chance. Elle parvient à éviter de se faire tuer lorsque les balles fusent dans tous les sens dans une discothèque, prise en les tirs des malfrats et des garde du corps du chef de la police. Lorsqu’elle veut témoigner, le policier chargé de l’accompagner au commissariat la livre aux membres d’un gang. Quand elle se débarrasse du gang et de la police mexicaine, elle se retrouve arrêtée par des agents de la CIA… Quand elle parvient à nouveau à s’échapper du gang, les agents de la DEA la laissent tombée la forçant à retourner dans le gang. Ce dernier la force à participer au concours de beauté en le truquant pour qu’elle gagne. Cette victoire lui donne accès au chef de la police qui veut la mettre dans son lit. Quand elle se débarrasse du gang et de la police mexicaine, elle se retrouve arrêtée par des agents de la CIA… Vie de merde ou quand tu as la scoumoune !

Honnêtement, je m’attendais à quelque chose de plus percutant. Un film plus dans l’esprit de « Colombiana » (2011) d’Olivier Megaton. Mais Gloria est une jeune femme ordinaire qui se retrouve simplement dans une spirale de malchance dont on se demande comment elle va s’en sortir. Elle trouve effectivement les ressources pour ne pas s’effondrer, et la réalisatrice, Catherine Hardwicke, nous emmène, durant un petit moment, sur une fausse piste, laissant croire que la principale protagoniste va basculer dans le fameux syndrome de Stockholm, tomber amoureuse du chef de gang latino, et basculer dans une vendetta envers les forces de l’ordre. Mais que nenni. Dans la dernière ligne droite, la belle s’aligne sur le droit chemin, motivée comme jamais afin de sauver la pauvre Suzu, transformée en esclave sexuelle.

Catherine Hardwicke en profite pour poser un regard critique sur l’attitude machiste des latinos qui traitent les femmes comme de la merde, juste bonnes à faire la cuisine et à écarter les cuisses pour satisfaire ses messieurs. Le respect de la vie n’est guère mieux apprécié par ses individus qui tuent sans vergogne dès lors que quelqu’un se place sur leur chemin. N’ayant pas vu le métrage d’origine, je ne peux donc pas porter de jugement sur la plus-value éventuelle apportée par cette version. La photographie livrée par Patrick Murguia est plutôt plaisante et propose une vision moderne de Tijuana en évitant les sempiternelles images des quartiers pauvres. Certaines séquences en décors naturels sont splendides montrant les charmes que peut apporter cette région pour peu qu’on évolue loin des gangsters. L’édition réalisée par Terilyn A. Shropshire offre un métrage de 104 minutes très dynamiques sans temps mort inutile. Enfin, la bande originale orchestrée par Alex Heffes est plus que plaisante avec une musique moderne et des titres de rap mexicains originaux qui viennent bien s’insérer dans l’esprit du métrage.

En conclusion, « Miss Bala » est un thriller d’action correct disposant d’une histoire basique, d’une intrigue solide et d’un développement classique. Il manque une pointe d’originalité pour que  le film s’élève franchement au-dessus de la mêlée et ainsi récolte plus de points. Le rythme est plaisant, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est très agréable, l’édition dynamique et la bande originale offre plusieurs passages très sympathiques. La distribution offre de bonnes prestations et la performance de Gina Rodriguez laisse suggérer que l’actrice a un avenir possible avec les personnages d’action, à l’instar de Michelle Rodríguez, bien que n’ayant aucun lien familial. L’ensemble est divertissant sans pour autant être transcendant…

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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