Drame, Netflix, Série Télévisée, Science fiction, Thriller

THE RAIN – SAISON 1 (2018) ★★★☆☆


The Rain (2018)

 

 

Après qu’un virus mortel ait éliminé la majeure partie de la population, deux jeunes, un frère et sa sœur, se lancent dans une quête périlleuse afin de se mettre en sécurité.

 

Origine du film : Danemark, États-Unis
Réalisateurs : Kenneth Kainz, Natasha Arthy
Scénaristes : Jannik Tai Mosholt, Lasse Kyed Rasmussen, Marie Østerbye, Poul Berg, Mette Heeno
Nombre d’épisodes : 8
Genre : Drame, Post-apocalypse, Science-fiction, Thriller
Acteurs : Alba August, Lucas Lynggaard Tønnesen, Mikkel Følsgaard, Lukas Løkken, Jessica Dinnage, Sonny Lindberg, Angela Bundalovic, Natalie Madueño, Clara Rosager, Evin Ahmad
Durée : 35-48 minutes
Sociétés de production : Miso Film
Distribué par : Netflix
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« The Rain » est une série post-apocalypse danoise dont la première saison date de 2018, créée par Jannik Tai Mosholt, Esben Toft Jacobsen et Christian Potalivo. Les huit épisodes sont réalisés par Kenneth Kainz et Natasha Arthy. Les acteurs principaux sont Alba August, qu’on a pu voir dans « Becoming Astrid » (2018), Lucas Lynggaard Tønnesen, qu’on a pu voir dans « Les enquêtes du Département V: Miséricorde » (2013), Mikkel Følsgaard, qu’on a pu voir dans « Walk with Me » (2016), Lukas Løkken, qu’on a pu voir dans « En-to-tre-nu! » (2016), Jessica Dinnage, qu’on a pu voir dans « The Guilty » (2018), Sonny Lindberg, qu’on a pu voir dans « Anti » (2016), et Angela Bundalovic, qu’on a pu voir dans « Dark Horse » (2005).

Lorsqu’un virus véhiculé par la pluie anéantit presque tous les humains en Scandinavie, Simone (Alba August) et son frère, Rasmus (Lucas Lynggaard Tønnesen), s’abritent dans un bunker secret. Six ans plus tard, ils sortent de leur cachette afin de retrouver leur père (Lars Simonsen), un scientifique qui les a laissés dans ce bunker, promettant de revenir les chercher, mais qu’ils n’ont jamais revu. Chemin faisant, ils intègrent un groupe de jeunes survivants et parcourent ensemble le Danemark puis la Suède, toujours à la recherche de leur père, espérant trouver des réponses à leurs questions tout en se mettant à l’abri du virus.

Un virus véhiculé par la pluie et je pense tout de suite au récent « The Unthinkable » (2018) de Victor Danell, déjà d’origine scandinave, suédois pour être plus précis. Les gens de cette partie de l’Europe, auraient-ils la pluie en psychose ? Dans le cas présent, la pluie tue. Il convient donc de rester à l’abri dès lors que le ciel devient menaçant. Deux enfants sont mis à l’abri, dans un bunker construit par un groupe nommé Apollon. Rapidement, ces deux enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes, et restent cachés là durant plusieurs années. Et c’est bien entendu à partir du moment où ils sortent, que les choses se compliquent…

Dans l’univers des fictions post-apocalypses, il faut bien l’avouer, ce sont souvent les mêmes thèmes qui reviennent. De ce fait, on éprouve forcément un sentiment de déjà vu. Un groupe d’individus va œuvrer de concert, malgré leurs divergences, malgré leurs désaccords, afin de parvenir à un but, survivre et/ou atteindre une zone de sécurité. Dans les productions récentes, on peut citer quelques exemples où ce schéma est présent, tels que « Bird Box » (2018) de Susanne Bier, « The Silence » (2019) de John R. Leonetti, ou encore la série zombiesque « Black Summer » (2019) de Karl Schaefer et John Hyams.

En ce qui concerne « The Rain », bien que l’histoire propose certaines variations, il n’y a rien de fondamentalement nouveau. Cette série ne propose aucune innovation qui viendrait bouleverser le genre. L’intrigue est travaillée de manière à ce que l’ensemble reste captivant, et bien entendu, la fin, laisse le spectateur avec plus de questions que de réponses… Il faut bien accrocher l’auditoire pour qu’il soit tenter de regarder la deuxième saison, annoncée en diffusion sur Netflix à partir du 17 mai prochain.

Personnellement, ce qui m’agace le plus, que ce soit pour cette série, ou pour toutes les productions allant dans ce sens, c’est l’attitude ridicule, pour ne pas dire stupide, de certains personnages. Leur comportement, leurs réactions, leurs choix sont parfois complètement ridicules. On peut comprendre, que pour Simone et son frère Rasmus, le fait d’être confrontés à des situations particulières, à un contexte dangereux, ils soient stupéfaits, choqués ou même paralysés. On peut mettre cela sur le compte du fait de leur isolement forcé à un âge charnière dans la construction de leur personnalité. Mais il y a quand même une limite à l’ineptie.

Les valeurs de production sont correctes, sans fioritures, dans la simplicité. Les personnages évoluent dans des endroits isolés dans la majorité des cas. Chaque épisode amène un flashback concernant un des personnages. Ceux-ci sont construits le plus souvent de manière à nous faire découvrir ce que le personnage concerné faisait au moment où le cataclysme a débuté. Dans la majorité des cas, on se rend compte que c’est tout simplement la chance/le hasard qui a fait qu’il ne fut pas exposé à la pluie meurtrière. La photographie de Jesper Tøffner et de Rasmus Heise offre des scènes basiques, peu d’effets spéciaux, en dehors des équipements informatiques comme les cartes en trois dimensions alimentées par des drones à déploiement automatique. La bande musicale proposée par Av Av Av est plutôt discrète. L’édition offre des épisodes ayant parfois des séquences un peu poussives.

En conclusion, « The Rain » est une série convenable disposant d’une histoire familière, d’une intrigue cohérente mais usuelle et d’un développement qui se perd parfois dans l’illogisme. Le rythme est parfois poussif, le récit est fluide et la narration fait appel à de nombreux flashbacks qui permettent de situer, à tour de rôle, chaque personnage dans l’histoire. La photographie est correcte, les décors sont généralement simplistes, la bande musicale est sobre et l’édition manque d’équilibre entre les scènes d’action et les séquences consacrées aux conversations. La distribution offre des prestations convenables même si on peine à s’attacher réellement aux personnages. L’ensemble est suffisamment captivant pour qu’on veuille en savoir plus…

 

 

Publicités

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Nombres de Visites

  • 183 640 personnes formidables ont déjà visité ce blog ! Merci !

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :