Action, Drame, Netflix, Série Télévisée, Science fiction, Thriller

COLONY – SAISON 1 (2016) ★★★★☆


Colony (2017)

 

 

À la suite d’une invasion extraterrestre, une famille se bat pour rester ensemble dans un nouvel ordre mondial.

 

Origine de la série : États-Unis
Créateurs : Carlton Cuse, Ryan Condal
Réalisateur : Juan José Campanella, Nelson McCormick, Scott Peters, Roxann Dawson, Tim Southam
Scénaristes : Ryan J. Condal, Wes Tooke, Daniel C. Connolly, Anna Fishko & Dre Alvarez, Carlton Cuse, Sal Calleros
Musique : Clinton Shorter
Nombre d’épisodes : 10
Genre : Science-fiction, Dramatique, Action
Acteurs : Josh Holloway, Sarah Wayne Callies, Peter Jacobson, Amanda Righetti, Tory Kittles, Alex Neustaedter, Isabella Crovetti-Cramp, Jacob Buster
Durée par épisode : 42 minutes
Sociétés de production : Carlton Cuse Productions, Cuse Productions, Universal Cable Productions, Legendary Television
Distribué par : USA Network, TF1, Netflix
Notre note : ★★★★☆

 

 

« Colony » est une série télévisée dramatique de science-fiction américaine créée par Carlton Cuse et Ryan J. Condal. Les acteurs principaux sont Josh Holloway, qu’on a pu voir dans « Sabotage » (2014) et qu’on a découvert dans la série télévisée « Lost » (2004-2010), Sarah Wayne Callies, qu’on a pu voir dans « Pay the Ghost » (2015) et qu’on a découvert dans la série télévisée « The Walking Dead » (2010-2013), Peter Jacobson, qu’on a pu voir dans « White House Down » (2013), Amanda Righetti, qu’on a pu voir dans « Captain America: The First Avenger » (2011) et qu’on a découverte dans la série télévisée « The Mentalist » (2008-2015), Tory Kittles, qu’on a pu voir dans « Olympus Has Fallen » (2013), Alex Neustaedter, qu’on a pu voir dans « Walking Out » (2017), et Isabella Cramp, qu’on a pu voir dans « Joy » (2015). La première saison est composée de 10 épisodes.

L’histoire proposée par « Colony » nous plonge dans un futur proche, mais dystopique. Les habitants de Los Angeles vivent sous un régime d’occupation militaire, orchestrée par une organisation qui s’est substituée au système judiciaire et démocratique classique. Cette nouvelle organisation répond au nom d’Autorité de Transition. Celle-ci répond directement aux ordres d’un groupe d’extraterrestres appelés « hôtes », sur lesquels on ne sait que peu de choses. L’Autorité applique la politique des hôtes par le biais d’une police militarisée dont les hommes sont surnommés les « têtes rouges », faisant référence à la couleur de leur casque militaire.

Les hôtes ont pris le contrôle en une seule journée, référencée sous le nom de « Arrivée ». D’énormes blocs rectangulaires sont descendus du ciel et se sont unis pour former un mur qui cloisonne la ville. La hauteur du mur est estimée à une centaine de mètres et de plusieurs mètres d’épaisseur, entourant la partie centrale de Los Angeles. C’est là que l’action principale se déroule. D’autres murs similaires ont été construits autour des zones urbaines voisines, appelées « blocs », l’ensemble étant qualifié de « colonie ». La circulation peut se faire en différents endroits du mur, appelés « passerelles », sous étroites sécurités, permettant ainsi à l’autorité de contrôler de manière stricte les déplacements des personnes et la distribution de biens de consommation, tels que la nourriture et le carburant, qui sont rationnés. L’étendue géographique de l’invasion n’est pas réellement précisée, mais elle est vraisemblablement mondiale.

Une classe d’individus a formé une caste de privilégiés, dénigrés par les autres habitants des blocs, les considérant comme des collaborateurs. Cette caste vit dans un secteur nommé « zone verte » et bénéficie d’un niveau de vie nettement supérieur au reste de la population. A contrario, les forces au pouvoir maintiennent le contrôle en séparant des familles, en imposant un couvre-feu la nuit, en organisant des points de contrôle aléatoires, en limitant l’utilisation des véhicules à moteur, en dirigeant une propagande visuelle omniprésente, en sanctionnant les indésirables au travail forcé dans un endroit appelé « l’usine », et en orchestrant une surveillance électronique avec des drones fournis par les hôtes qui décollent du mur.

De mon point de vue, la série co-créée par Ryan J. Condal, propose une idée intéressante, soit un avenir dans lequel de mystérieux extraterrestres aux technologies avancées ont envahi notre planète, la divisant en colonies murées pour extraire ses ressources, tout en exploitant les êtres humains. L’annulation de cette série après sa troisième saison est une bizarrerie dans la mesure où Hollywood produit de nombreuses productions très similaires, mais bien loin d’être réussies. Je prendrais juste un exemple avec le récent et nullissime « Alien Warfare » (2019). « Colony » amenait des idées nouvelles avec une véritable prise de risque scénaristique.

« Colony » suit l’ancien agent du FBI, Will Bowman (Josh Holloway), sa femme Katie (Sarah Wayne Callies), qui s’avère être un agent de la résistance, et leurs trois enfants, alors qu’ils tentent tous de survivre à Los Angeles où les hôtes sont installés. Personne ne sait qui sont les hôtes, qu’on appelle couramment « raps », référence à rapaces, ni à quoi ils ressemblent. Bien que la grosse partie de la population semble résolue à suivre les directives de l’occupant, servi par quelques individus qui ont été précieusement sélectionnés, une résistance souterraine s’est néanmoins structurée. Ce sont essentiellement les projets rebelles qui constituent la majeure partie de la tension de la série. Katie se retrouve souvent en porte-à-faux avec son mari, se servant des informations que lui donne son mari dans leur intimité. Cependant, ce dernier n’étant pas tombé de la dernière pluie va progressivement comprendre que les fuites de son service sont de son fait…

Il faut bien l’avouer, « Colony » offre une prémisse familière, avec des références à des œuvres antérieures, telles que la série télévisée « Le Maître du Haut Château », « District 9 » (2009) de Neill Blomkamp, ou encore la série à succès « The Walking Dead ». « Colony » fait en effet appel à des thèmes souvent visités dans l’univers dystopique, gouvernement totalitaire, hyper surveillance, robots tueurs et une Résistance. Les personnages livrent parfois des monologues clichés, et souvent l’intrigue est clairement prévisible. Cependant, cette série propose un cadre singulier et fascinant avec un bel équilibre dans les enjeux émotionnels des principaux personnages. Les tout-puissants extraterrestres sont complètement invisibles, à se demander même s’ils existent. Ce ne sera que dans le dernier épisode de cette première saison qu’on sera directement confronté à l’un d’eux.

La distribution offre de très bonnes prestations. Josh Holloway incarne Will Bowman, un ancien agent du FBI, qui accepte avec dépit de travailler pour l’occupant afin de traquer les membres de la Résistance. Il œuvre essentiellement afin de pouvoir retrouver l’un de ses enfants dont sa femme et lui furent séparés au moment de l’Arrivée. L’acteur offre un personnage qui est régulièrement en proie à des choix visant à remplir correctement ses obligations « professionnelles » et le bien-être de sa famille. Sarah Wayne Callies joue Katie Bowman, l’épouse de Will et agent de la Résistance. Elle croit mener une juste cause, mais les véritables motivations de ses supérieurs hiérarchiques dans l’organisation souterraine ne sont pas aussi nobles qu’il n’y parait.

Du reste du casting on peut également nommer Peter Jacobson dans le rôle d’Alan Snyder, un collaborateur ayant le titre de Gouverneur du bloc de Los Angeles, l’un des principaux antagonistes de l’histoire qu’on déteste dès les premières minutes de l’histoire. Tory Kittles dans le rôle d’Eric Broussard, un ancien membre des forces spéciales des Marines, et ancien assassin de la CIA, qui a infiltré les têtes rouges et qui s’avère également être le chef du réseau de résistance dont dépend Katie. L’acteur offre un personnage déterminé et presque toujours lié aux scènes d’action de la série. On reconnaîtra au passage Paul Guilfoyle qui a interprété le rôle du Capitaine Jim Brass dans la série « Les Experts: Las Vegas » de 2000 à 2014, Carl Weathers, essentiellement connu pour avoir incarné Apollo Creed dans la franchise Rocky, Ally Walker, qu’on a pu voir dans le rôle du Docteur Samantha Waters dans la série télévisée « Profiler » (1996-2000), ainsi que Kathryn Morris, qu’on connaît spécifiquement pour avoir incarné l’inspectrice Lilly Rush dans la série télévisée « Clod Case » (2003-2010).

En conclusion, « Colony » est une très bonne série mêlant action, science-fiction et univers dystopique. L’histoire est familière, mais l’intrigue s’articule sur deux visions différentes ayant un but unique. Le concept de la famille est au centre de la trame orchestrée dans un cadre singulier qui conduit à toutes sortes de dangers. Le rythme est très plaisant, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est intéressante avec des vues très originales de Los Angeles, les scènes d’action sont percutantes et les effets spéciaux sont bien réalisés. La distribution offre de très bonnes prestations avec de nombreux acteurs vus dans d’autres séries télévisées à succès. Une série captivante, dynamique et bien équilibrée entre les palabres et l’action.

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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