Crime - Policier, Drame, Mystère, Netflix, Serial Killers, Thriller

THE INVISIBLE GUARDIAN (2017) ★★★★☆


El Guardian Invisible (2017)

 

 

Une inspectrice de police doit identifier et neutraliser un tueur en série dans le village de son enfance. Outre ses investigations, elle devra faire face aux fantômes de son passé.

 

 

Origine du film : Espagne
Réalisateur : Fernando González Molina
Scénaristes : Luiso Berdejo, Dolores Redondo
Acteurs : Marta Etura, Elvira Mínguez, Francesc Orella, Itziar Aizpuru, Miquel Fernández, Pedro Casablanc, Colin McFarlane, Benn Northover, Paco Tous, Manolo Solo, Ramón Barea, Patricia López
Musique : Fernando Velázquez
Genre : Policier, Thriller
Durée : 129 minutes
Date de sortie : 3 mars 2017 (Espagne)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Nostromo Pictures, Atresmedia Cine, Nadcon Film, Zweites Deutsches Fernsehen (ZDF), ARTE
Distribué par : DeAPlaneta, Netflix
Titre original : El guardián invisible
Notre note : ★★★★☆

 

 

« El Guardián Invisible », ou « The Invisible Guardian » pour la distribution internationale, est un thriller criminel espagnol datant de 2017, dirigé par Fernando González Molina, à qui l’on doit également « Palmiers dans la Neige » (2015). Les acteurs principaux sont Marta Etura, qu’on a pu voir dans « The Impossible » (2012), Elvira Mínguez, qu’on a pu voir dans « Pasaje al Amanecer » (2017), Francesc Orella, qu’on a pu voir dans « The Invisible Guest » (2017), Colin McFarlane, qu’on a pu voir dans « The Commuter » (2018), et Benn Northover, qu’on a pu voir dans « Harry Potter and the Deathly Hallows – Part 1 » (2010). Ce métrage est basé sur le roman éponyme écrit par Dolores Redondo.

L’histoire proposée par « The Invisible Guardian » nous invite à suivre Amaia Salazar (Marta Etura), une inspectrice de police fédérale, formée auprès du FBI, qui vit à Pampelune avec son mari américain, James (Benn Northover), un artiste. La jeune femme doit retourner dans sa ville natale de Baztan, au Pays basque, pour enquêter sur le meurtre d’une adolescente de 13 ans. Cette dernière semble avoir été tuée selon un rituel singulier, nue, visage nettoyé, cheveux brossés, bras en croix, paumes des mains vers le ciel, un gâteau local placé sur son pubis rasé. Ce meurtre n’est cependant pas le premier du genre, et surtout pas le dernier. Amaia Salazar doit identifier et neutraliser un tueur en série, mais son passé dans cette petite ville va rapidement venir la hanter…

Le scénario concocté par Luiso Berdejo, à qui l’on doit également le script de l’excellent « [Rec] » (2007), offre un pur thriller de premier ordre. À l’arrivée, l’histoire mélange plusieurs thèmes. Une partie importante du métrage est consacrée à l’enfance d’Amaia, l’enquêtrice principale. Une enfance terrible qui fut particulièrement traumatisante. Sa mère la maltraitait horriblement et a même tenté de la tuer. Elle a fini son enfance, puis son adolescence chez sa tante, s’éloignant par la même occasion de ses sœurs, et de l’entreprise familiale, une boulangerie. Ce dernier aspect tient une importance dans l’intrigue, chaque meurtre étant signé, entre autres, par la présence d’un gâteau local, déposé sur le corps dénudé.

On aborde également, mais sans fortement s’y attarder, avec un bon équilibre, permettant uniquement d’ouvrir la porte au surnaturel, un aspect mystique, avec la présence d’un pseudo être mythique, qui s’apparente au Bigfoot présent dans la mythologie canadienne et américaine. Toutefois, cette approche est l’une des sous-intrigues la moins efficace et la moins développée dans « The Invisible Guardian ». Un prétendu gardien de la forêt censé protéger les habitants de la région, mais qui aurait été aperçu dans le secteur où furent retrouvées les filles assassinées.

A contrario, le point fort du film, c’est l’histoire construite autour du personnage incarné par Marta Etura. Une inspectrice de police déterminée, courageuse et excellente dans son travail, qui va cependant se heurter à imbécillité de sa hiérarchie. Elle entretient de très bons rapports avec son compagnon, mais ce dernier va découvrir qu’elle n’a pas été totalement honnête par rapport à son passé. Bien qu’elle ait surmonté les difficultés liées à son enfance, elle s’y retrouve à nouveau confrontée et doit puiser dans sa force intérieure afin d’y faire face à nouveau. Le fait qu’elle se retrouve dans cette petite ville de son enfance, et que plusieurs éléments nous dirigent vers sa famille, on peut facilement anticiper le fait que le meurtrier s’avère être un de ses proches.

Les valeurs de production sont d’une très bonne qualité, largement au-dessus de la moyenne. L’histoire se déroule dans une période à cheval entre l’automne et l’hiver. Il pleut constamment, offrant au film une ambiance digne de « Seven » (1995) de David Fincher. L’action se déroule dans le nord de l’Espagne, dans le Pays Basque, offrant au directeur de la photographie, Flavio Martínez Labiano, la possibilité de réaliser de très belles images de la montagne, de la forêt, et d’une petite ville dans une vallée traversée par une rivière.

L’ensemble de la distribution offre de très bonnes prestations. Marta Etura livre un personnage au caractère bien trempé, laissant progressivement entrevoir les fissures de sa personnalité. Elvira Mínguez incarne la sœur d’Amaia. L’actrice offre un personnage très dur, qui officie comme la nouvelle matriarche de la famille, avec un comportement hostile et castratrice. Colin McFarlane joue le conjoint du personnage principal, un rôle de soutien qui n’est pas déterminant. L’acteur espagnol Nene incarne un inspecteur de police qui va fortement aider aux investigations. Un rôle simple auquel l’acteur donne de la consistance avec une bonne présence.

En conclusion, « The Invisible Guardian » est un très bon thriller disposant d’une histoire captivante, d’une intrigue bien construite et d’un développement enthousiasmant. Le rythme est cohérent, le récit est fluide et la narration fait appel à quelques flashbacks permettant de s’immerger dans l’enfance du personnage principal. Le scénario se perd cependant dans une sous-intrigue plus ou moins mystique sans intérêt. La photographie est très attrayante, la bande musicale est sympathique et le montage permet d’obtenir un métrage de 129 minutes très prenantes. La distribution offre de très bonnes prestations. L’ensemble est singulièrement divertissant et les fans de suspense seront probablement comblés.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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