Horreur, Science fiction

HUNGERFORD (2014) ★★☆☆☆


Hungerford (2014)

 

 

La vie d’un groupe d’adolescents est bouleversée lorsque leur ville est envahie par une force mystérieuse…

 

 

Origine du film : Royaume-Uni
Réalisateur : Drew Casson
Scénaristes : Drew Casson, Jess Cleverly, Sarah Perugia
Acteurs : Georgia Bradley, Sam Carter, Drew Casson, Mark Cusack, James Haslam, Nigel Morgan, Colin Murtagh
Genre : Horreur, Science-fiction
Durée : 79 minutes
Date de sortie : 3 mai 2014 (Angleterre)
Année de production : 2014
Sociétés de production : Wildseed Studios
Distribué par : Netflix
Titre original : Hungerford
Notre note : ★★☆☆☆

 

 

« Hungerford » est un film d’horreur britannique datant de 2014, co-écrit et réalisé par Drew Casson, qui s’octroie également le premier rôle. Ainsi donc, outre Drew Casson qu’on a pu voir dans « The Borderlands » (2013), on retrouve également Georgia Bradley, qu’on a pu voir dans « The Darkest Dawn » (2016), Mark Cusack et Sam Carter, qu’on retrouve également dans « The Darkest Dawn » (2016).

L’histoire proposée par « Hungerford » nous invite à suivre Cowen Rosewell (Drew Casson), un étudiant qui décide de se filmer pour un projet scolaire. Sa vie consiste essentiellement à faire la fête avec ses colocataires et à essayer de se souvenir de ce qu’il a fait la veille. Rien d’intéressant donc, jusqu’à ce qu’une invasion extraterrestre vienne semer le désordre dans la petite ville…

Était-il nécessaire de proposer un nouveau film de zombies à petit budget ? Non. Était-il nécessaire de proposer une nouvelle histoire tournée en found footage ? Non. Malheureusement, « Hungerford » est un mauvais des deux. Depuis les débuts du found footage, dont on accorde la paternité à « The Blair Witch Project » (1999), on observe que beaucoup de cinéastes utilisent ce procédé afin de produire un film bon marché. De plus, bien souvent, le format conditionne l’histoire qui s’y adapte, alors que c’est clairement l’inverse qu’il faudrait faire. En outre, cela permet également d’offrir des effets spéciaux d’un bien piètre niveau, étant donné que la caméra ne s’attardera pas dessus.

L’intrigue est tout ce qu’il y a de plus classique. Un bruit fracassant attire l’attention des principaux protagonistes, qui se précipitent à l’extérieur pour comprendre ce qu’il se passe. Un énorme nuage de couleur pourpre plane au-dessus de la ville de Hungerford. Rapidement, on va découvrir que ce nuage a apporté avec lui des insectes extraterrestres de la taille d’un chat. Ces insectes s’enfoncent dans la nuque de leurs victimes et prennent ainsi le contrôle de leurs hôtes. Une fois infectés, les hôtes agissent tels les zombies, en courant vers les non-infectés… Classique donc.

Nos protagonistes, Cowen Rosewell (Drew Casson) et ses amis, Adam (Tom Scarlett), Kipper (Sam Carter) et Janine (Kitty Speed) doivent se faufiler dans les petites rues, en évitant les « zombies » pour sauver Phil (Georgia Bradley), qui a été enlevé et séquestré dans une ancienne usine désaffectée. Ces zombies n’offrent rien de particulier et surtout aucune innovation. Ils agissent de manière caricaturale, comme on a déjà pu le voir à maintes reprises. Pire encore, ils n’ont pas vraiment l’air menaçant, et lorsqu’ils attaquent, c’est toujours de manière très théâtrale. Cela n’amène aucune scène d’épouvante, et c’est à peine gore, à une ou deux reprises.

On se demande bien où tout ceci va nous emmener. La réponse est aussi déconcertante que le reste : nulle part. La photographie est donc assez pauvre, mais c’est certainement du côté de la distribution que ça peine le plus. Drew Casson, lui-même n’est guère convainquant. Bien que se positionnant comme le leader de ce petit groupe, il n’affiche aucune autorité et le degré de gravité est très léger. L’attitude, les décisions prises, et les échanges entre les personnages sont peu pertinents, voire même illogiques, pour ne pas dire stupides. Du coup, le métrage perd beaucoup de points en terme de divertissement.

En conclusion, « Hungerford » est un film d’horreur médiocre disposant d’une histoire usuelle, d’une intrigue classique et d’un développement frôlant le ridicule. Le rythme est irrégulier, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est très simpliste, la bande musicale inexistante, et l’édition laisse à désirer. La distribution n’est guère convaincante. Et ce n’est guère plus rutilant du côté des scènes d’action et des effets spéciaux. Un métrage qui heureusement ne dure que 79 minutes et il va falloir fortement se motiver pour regarder sa suite, en espérant qu’elle sera plus dynamique et plus riche dans tous les domaines.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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