Action, Aventure, Crime - Policier, Espionnage, Thriller

GOLDFINGER (1964) ★★★★☆


Goldfinger (1964)

 

 

Alors qu’il enquêtait sur la contrebande d’un magnat de l’or, James Bond découvre un complot visant à contaminer la réserve d’or de Fort Knox.

 

 

Origine du film : Royaume-Uni
Réalisateur : Guy Hamilton
Scénaristes : Richard Maibaum, Paul Dehn
Acteurs : Sean Connery, Honor Blackman, Gert Fröbe, Shirley Eaton, Harold Sakata, Tania Mallet, Bernard Lee, Cec Linder, Martin Benson, Desmond Llewelyn, Lois Maxwell, Austin Willis, Michael Mellinger, Burt Kwouk, Richard Vernon, Margaret Nolan, Gerry Duggan, Nadja Regin
Musique : John Barry
Genre : Action, Aventure, Crime, Espionnage, Thriller
Durée :110 minutes
Date de sortie : 19 février 1965 (France)
Année de production : 1964
Sociétés de production : Eon Productions
Distribué par : United Artists
Titre original : Goldfinger
Notre note : ★★★★☆

 

 

« Goldfinger » est un film d’espionnage britannique datant de 1964, dirigé par Guy Hamilton, à qui l’on doit également « Force 10 from Navarone » (1978). Les acteurs principaux sont Sean Connery qu’on a pu voir dans « From Russia with Love » (1963), Honor Blackman, qu’on a pu voir dans « Hotel Babylon » (2009), Gert Fröbe, qu’on a pu voir dans « Bloodline » (1979), Shirley Eaton, qu’on a pu voir dans « The Girl from Rio » (1969), Harold Sakata, qu’on a pu voir dans « Record City » (1978), et Tania Malletn qu’on a pu voir dans « The New Avengers » (1976). Le métrage a été produit par Albert R. Broccoli et Harry Saltzman et a été le premier des quatre James Bond réalisé par Guy Hamilton.

« Goldfinger » a été le premier blockbuster de la série de films dédiés à James Bond, avec un budget égal à celui des deux films précédents combinés. Les principales prises de vue ont eu lieu au Royaume-Uni, en Suisse et aux États-Unis. Le tournage ayant eu lieu de janvier à juillet 1964. C’est la première fois qu’on retrouve la fameuse Aston Martin DB5 dans la franchise. C’est également le premier Bond a remporté un Oscar, soit dans la catégorie « Best Effects, Sound effects« , lors de la cérémonie de 1965.

L’histoire proposée par « Goldfinger » nous invite à suivre l’Agent 007 (Sean Connery) du MI6 à Miami Beach afin qu’il espionne Auric Goldfinger (Gert Fröbe), un trafiquant d’or. De retour à Londres, James Bond est chargé par « M » (Bernard Lee) d’enquêter sur la contrebande que semble organiser Goldfinger. L’Agent 007 se voit remettre une Aston Martin DB5 modifiée par les services de « Q » (Desmond Llewelyn). James Bond reprend contact avec Goldfinger, mais ce dernier lui fait comprendre, par l’intermédiaire de son garde du corps, Oddjob (Harold Sakata) de ne pas s’immiscer dans ses affaires. James Bond va cependant suivre Goldfinger jusqu’en Suisse, se fait cependant capturer, avant de se retrouver aux États-Unis, dans le Kentucky, pour découvrir que Goldfinger veut s’en prendre à la réserve d’or américaine stockée à Fort Knox…

« Goldfinger » permet de poursuivre la création du mythe James Bond. On retrouve le côté auto-dérision, les bons mots, le flegme britannique, les beaux costumes, et la volonté perpétuelle de séduire, et donc de mettre les femmes dans son lit, afin de pouvoir les mettre dans sa poche. L’idée était probablement de faire comme avant, mais avec du plus. Toutefois, on retrouve encore un souci au niveau du rythme, avec une section du métrage qui s’avère très poussive. De plus, les femmes voluptueuses laissent leurs places à une utilisation plus intense des gadgets, là où, de mon point de vue, le fil suivant, « Thunderball » (1965) va permettre de superbement équilibrer la chose.

La photographie signée Ted Moore est superbe, avec une bonne utilisation de décors impressionnants. Il faut savoir que Sean Connery n’a absolument pas mis les pieds aux États-Unis pour le tournage de ce film. Toutes les scènes où il est censé être en Amérique ont en fait été réalisées aux Pinewood Studios en Angleterre. En outre, la séquence où l’on peut voir Goldfinger tenter de découper James Bond en deux en utilisant un laser, est particulièrement innovante, car les lasers industriels de grande puissance n’existaient pas au moment du tournage, ce qui en faisait une nouveauté. Visuellement, le métrage fait appel à de nombreux motifs dorés, reflétant l’obsession du principal antagoniste du film. Le point d’orgue étant l’assassinat du personnage Jill Masterson (Shirley Eaton), le corps nu entièrement peint avec de l’or, scène iconique du métrage.

Les James Bond girl’s sont moins nombreuses que d’habitude dans cet opus des aventures de l’Agent 007. On retrouve bien une escadrille de jolies filles formant une équipe de pilotes regroupée sous le nom de Flying Circus et dirigée par Pussy Galore (Honor Blackman). Le script a d’ailleurs été réécrit pour montrer les compétences de cette dernière en Judo. Gert Fröbe incarne le principal antagoniste de l’histoire, soit un homme riche doublé d’un psychopathe obsédé par l’or. L’acteur ne maîtrisait pas l’anglais et a été doublé par l’acteur Michael Collins au montage.

Harold Sakata incarne Oddjob, qui officie comme serviteur de Goldfinger mais qui s’avère être son homme de main, son assassin personnel. L’acteur coréen fut médaillé olympique avant de se reconvertir en lutteur. Oddjob est finalement un rôle muet, mais s’avère certainement être l’un des grands méchants du cinéma. On retrouve Bernard Lee dans le rôle de « M« , ainsi que Lois Maxwell dans le personnage de Miss Moneypenny. Desmond Llewelyn est également présent dans le rôle de « Q« . C’est ce dernier qui va fournir une Aston Martin DB5 modifiée à l’Agent 007. Guy Hamilton, le réalisateur, a demandé à Desmond Llewelyn d’injecter de l’humour dans le personnage, marquant ainsi le début de l’antagonisme amical en Q et James Bond, qui va devenir une des marques de fabrique de la série de films.

Pour la troisième fois dans le rôle de James Bond, on sent que Sean Connery commence à maîtriser le personnage. L’humour, le flegme britannique, l’élégance, le séducteur et l’homme d’action sont désormais présents dans le même tableau. L’acteur passe de l’un à l’autre en toute fluidité. C’est d’ailleurs à l’occasion du tournage de ce métrage qu’il devint un fan de golf. L’acteur incarne son personnage avec force et détermination, ce qui est plaisant à suivre.

En conclusion, « Goldfinger » est un très bon thriller d’action disposant d’une histoire captivante, d’une intrigue très bien construite et d’un développement enthousiasmant. Le rythme est cohérent, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est agréable bien que de nombreux trucages se voient clairement. Les scènes d’action sont bien orchestrées dans l’ensemble. La bande originale est moderne pour l’époque tout en reprenant le thème habituel. La distribution offre de très bonnes prestations, chacun marquant bien la psychologie de son personnage. Un troisième James Bond qui installe un peu plus le personnage dans son style unique.

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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