Aventure, Catastrophe, Drame, Mystère, Science fiction

THE ABYSS (1989) ★★★★★


The Abyss (1989)

 

 

Une équipe de plongée civile est chargée de rechercher un sous-marin nucléaire perdu. Chemin faisant, ils vont devoir faire face à l’inconnu en rencontrant une espèce aquatique exotique.

 

 

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : James Cameron
Scénariste : James Cameron
Acteurs : Ed Harris, Mary Elizabeth Mastrantonio, Michael Biehn, J.C. Quinn, Leo Burmester, Kimberly Scott, Todd Graff, John Bedford Lloyd, Chris Elliott
Musique : Alan Silvestri
Genre : Aventure, Drame, Mystère, Science-fiction
Durée : 145 minutes
Date de sortie : 27 septembre 1989 (France)
Année de production : 1989
Sociétés de production : 20th Century Fox
Distribué par : 20th Century Fox
Titre français : Abyss
Notre note : ★★★★★

 

 

« The Abyss » est un film de science-fiction américain datant de 1989, réalisé par James Cameron, à qui l’on doit également « Aliens » (1986). Les acteurs principaux sont Ed Harris, qu’on a pu voir dans « Phantom » (2013), Mary Elizabeth Mastrantonio, qu’on a pu voir dans « Class Action » (1991), Michael Biehn, qu’on a pu voir dans « Aliens » (1986), J. C. Quinn, qu’on a pu voir dans « The Prophecy » (1995), Leo Burmester, qu’on a pu voir dans « The Legend of Zorro » (2005), Kimberly Scott, qu’on a pu voir dans « World Trade Center » (2006), Todd Graff, qu’on a pu voir dans « An Innocent Man » (1989), et Chris Elliott, qu’on a pu voir dans « Groundhog Day » (1993).

L’histoire proposée par « The Abyss » nous invite à suivre une équipe civile spécialisée dans les travaux en grands fonds, dirigée par Virgil « Bud » Brigman (Ed Harris). Il vit désormais séparé de son épouse, le Dr. Lindsey Brigman (Mary Elizabeth Mastrantonio), le concepteur de la plate-forme sous-marine. Cette dernière va venir les rejoindre à bord de la plate-forme lorsque les autorités militaires sollicitent leur aide afin de localiser un sous-marin nucléaire ayant coulé suite à une collision supposée avec un engin soviétique. Une fois sur place, rien ne va se passer comme prévu. Les incidents se multiplient et la présence d’une entité extraterrestre va rajouter de la tension…

James Cameron, qui endosse la double casquette de scénariste et de réalisateur, nous offre, avec « The Abyss », un excellent métrage et surtout un bel exercice d’équilibriste, mêlant harmonieusement plusieurs genres. On retrouve, dès les premières minutes, le concept de la catastrophe sous-marine, avec un submersible américain qui vient heurter violemment une paroi dans les grands fonds. Le navire sombre et les autorités militaires veulent récupérer le matériel sensible qui se trouve à bord. Il s’agit là d’une prémisse familière. On va donc basculer dans la mission de sauvetage. Une équipe de spécialistes dans les travaux en extrême profondeur est sollicitée, moyennant finance, leur aide pour tenter de sauver ce qui peut encore être sauvé. Une petite équipe de Navy SEAL embarque à bord de la plate-forme d’intervention, ce qui laisse rapidement entrevoir qu’il y a une anguille sous la roche…

Le métrage bascule dans le film catastrophe lorsque la plate-forme subit d’importants dégâts. En surface, le navire auquel est reliée la plate-forme est pris dans une très forte tempête. Suite à un jeu de circonstances imputables à l’attitude négative des militaires, l’équipe qui se trouve donc au fond de la mer n’arrive pas à se détacher à temps du « cordon ombilical » qui relie la plate-forme au bateau. Tous doivent œuvrer afin de sauver les meubles, mais certains membres périssent dans l’inondation d’une partie de leur installation tout en endommageant les systèmes d’alimentations électriques, permettant ainsi au métrage de basculer dans le drame.

Deux axes vont se développer pour compliquer les choses. Le Lieutenant Hiram Coffey (Michael Biehn) souffre du syndrome dû à la haute pression et bascule dans une forme de paranoïa. D’un côté l’équipage est confronté à une manifestation extraterrestre, cependant non-hostile à l’inverse de ce que nous avons l’habitude de voir, comme dans des métrages tels que « Revolt » (2017), « Beyond Skyline » (2017), ou encore le récent « Rim of the World » (2019). Ces « aliens » apparaissent, non seulement comme pacifiques, mais également comme bienveillants. Le problème, c’est que nous avons à bord un paranoïaque, prêt à utiliser une ogive nucléaire pour exprimer la bienvenue aux petits bonhommes lumineux.

« The Abyss » va, à ce point, basculer dans une forme de mélodrame très bien dosé. Dans un premier temps, le personnage qu’incarne Mary Elizabeth Mastrantonio va devoir se noyer volontairement afin de réintégrer la plate-forme pour y être réanimée. Expérience risquée et très bien mise en scène par James Cameron. Dans un deuxième temps, le personnage incarné cette fois par Ed Harris va devoir plonger dans les abîmes, équipé d’un scaphandre expérimental, afin de neutraliser l’ogive nucléaire expédiée précédemment par le militaire disjoncté. À ce stade du métrage, la photographie, signée par Mikael Salomon, devient somptueuse, et, dans une certaine mesure, offre un avant-goût de ce que sera « Avatar » quelques années plus tard…

Les effets spéciaux offerts dans « The Abyss » sont absolument somptueux et occultent probablement que ce métrage est aussi un thriller totalement captivant, claustrophobe et complété par une intéressante galerie de personnages. L’ensemble est tellement captivant qu’on ne ressent absolument pas de gêne face aux 140 minutes du métrage. « The Abyss » offre un voyage émouvant et passionnant dans les hauts-fonds. Le message livré en substance peut, aujourd’hui, 30 années plus tard, apparaître très naïf, voire niais. Arrêter de détruire la planète, arrêter de vous entre-tuer, aimez-vous, entraidez-vous, sinon on vous botte le cul… C’est beau, mais tellement utopique !

En conclusion, « The Abyss » est un excellent film de science-fiction disposant d’une histoire captivante, d’une intrigue claustrophobique et d’un développement très harmonieux. Le rythme est parfait, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est somptueuse, les effets spéciaux sont très avant-gardistes pour l’époque, la bande musicale est plaisante et l’édition est cohérente. La distribution offre de très bonnes prestations et l’association entre Mary Elizabeth Mastrantonio et Ed Harris est originale, mais match très bien. L’ensemble est fascinant, original et probablement culte… A voir et/ou à revoir !

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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