Action, Aventure, Espionnage, Thriller

YOU ONLY LIVE TWICE (1967) ★★★☆☆


You Only Live Twice (1967)

 

 

L’agent 007, et une unité de Ninja des services secrets japonais, doivent trouver et arrêter le véritable coupable d’une série d’assauts dans l’espace avant qu’une guerre nucléaire ne soit enclenchée.

 

 

Origine du film : Royaume-Uni
Réalisateur : Lewis Gilbert
Scénariste : Roald Dahl
Acteurs : Sean Connery, Akiko Wakabayashi, Tetsuro Tamba, Mie Hama, Teru Shimada, Karin Dor, Donald Pleasence, Bernard Lee, Lois Maxwell, Desmond Llewelyn, Charles Gray
Musique : John Barry
Genre : Action, Aventure, Espionnage, Thriller
Durée : 117 minutes
Date de sortie : 20 septembre 1967 (France)
Année de production :
Sociétés de production : Eon Productions
Distribué par : United Artists
Titre français : On ne vit que deux fois
Notre note : ★★★☆☆

 

 

« You Only Live Twice », ou « On ne vit que deux fois » pour la distribution française, est un film d’espionnage britannique datant de 1967, réalisé par Lewis Gilbert, qui réalise ici son premier James Bond. Les acteurs principaux sont Sean Connery, qu’on a pu voir dans « Thunderball » (1965), Akiko Wakabayashi, qui fut l’une des dernières participations à un métrage, Tetsurō Tamba qui a une carrière cinématographique de cinq décennies mais principalement nippones, Mie Hama, qu’on a pu voir dans « The Lost World of Sinbad » (1963), Teru Shimada, qui est connu pour avoir donné la réplique à Humphrey Bogart dans « Tokyo Joe » (1949), Karin Dor, actrice allemande qu’on a pu voir dans « The Valley of Death » (1968), et Donald Pleasence, qu’on a pu voir dans « Halloween » (1978). À noter, que Bernard Lee, Lois Maxwell et Desmond Llewelyn reprennent leur rôle respectif de « M« , Miss Moneypenny et « Q » . « You Only Live Twice » est le cinquième film dans la franchise James Bond produit par Eon Productions.

L’histoire proposée par « You Only Live Twice » nous invite à suivre James Bond (Sean Connery), envoyé au Japon après la disparition mystérieuse d’un vaisseau spatial américain, puis soviétique, alors qu’ils se trouvaient en orbite. Alors que chaque pays blâme l’autre, relevant ainsi les tensions de la guerre froide, l’Agent 007 se rend secrètement au Pays du Soleil Levant pour identifier les responsables de ces actions et se retrouve en face-à-face avec Ernst Stavro Blofeld (Donald Pleasence), le leader du SPECTRE. Il semblerait que cette organisation criminelle travaille pour le gouvernement d’une puissance asiatique non nommée, supposée être la Chine, afin de provoquer une guerre entre les superpuissances…

À la différence de la plupart des films de la saga James Bond qui mettent en scène différents endroits dans le monde, la quasi-totalité de « You Only Live Twice » se déroule dans un seul et unique pays, soit le Japon. Plusieurs minutes sont d’ailleurs consacrées à un mariage traditionnel nippon. Cela correspond au contenu du roman de Ian Fleming qui y a consacré un certain nombre de pages à une description de la culture japonaise. Par ailleurs, ce sont les célèbres studios Toho, créés en 1932, qui ont offert leur aide en fournissant le personnel et les vedettes nippones.

Le tournage de « You Only Live Twice » s’est déroulé de juillet 1966 à mars 1967, et fut tourné principalement au Japon et de nombreux lieux sont identifiables. Alors qu’il arrive au Japon, James Bond se rend à Tokyo et les scènes initiales se déroulent dans la zone de Ginza. Le château de Himeji, dans la préfecture de Hyôgo, est présenté comme le camp d’entraînement des ninjas de Tanaka. La préfecture de Kagoshima a servi pour tourner diverses séquences mettant en scène la petite Nellie. Le mont Shinmoe-dake sur l’île de Kyûshû fut utilisé pour représenter les installations du SPECTRE.

La première de « You Only Live Twice » s’est déroulée à l’Odeon Leicester Square de Londres en présence de la reine Elizabeth II. Le film a rapporté 43 millions de dollars aux États-Unis et plus de 111 millions de dollars dans le monde, contre un budget de production de 10,3 millions de dollars.

D’une manière générale, ce cinquième opus des aventures de l’Agent 007, est extravagant avec pour la première fois un développement que l’on pourrait qualifier d’invraisemblable. Le pseudo-déguisement physique de James Bond visant à le faire passer pour un Japonais est grotesque, et les spécialistes des arts martiaux doivent s’arracher les cheveux quand ils voient les techniques présentées comme étant du Ninjutsu. Toutefois, en 1967, présenter certains aspects de la vie nippone devait être le summum de l’exotisme. Les effets spéciaux sont très bien réalisés pour l’époque et on peut enfin mettre un visage sur le fameux n°1 du SPECTRE.

On peut s’amuser de ce qui était présenté à l’époque comme étant le top de la technologie et qui apparaît fatalement aujourd’hui comme étant complètement obsolète. Cela dit, Freddie Young, le directeur de la photographie, propose là un excellent travail et son idée de faux fond de volcan est une brillante idée. Probablement l’un des décors les plus impressionnants à ce stade du développement de la franchise.

Le véhicule mis à l’honneur dans ce métrage est la Toyota 2000GT, conduite par Aki (Akiko Wakabayashi), une agente du SIS Japonais qui apporte son assistance à James Bond. Mais c’est essentiellement La Petite Nellie qui retiendra toute notre attention. Il s’agit d’un autogyre britannique mis au point début des années 1960 que l’Agent 007 va utiliser pour un vol de reconnaissance durant lequel il sera pris en chasse par des hélicoptères du SPECTRE. Outre cet engin, James Bond fera également usage d’une cigarette mini-rocket.

En conclusion, « You Only Live Twice » est un film d’action correct disposant d’une histoire un peu loufoque, d’une intrigue absconse et d’un développement exotique pour l’époque. Le rythme est parfois poussif par endroits, le récit manque de fluidité et la narration est linéaire. La photographie est somptueuse, les effets spéciaux impressionnants pour cette période, la bande originale, assurée une nouvelle fois par John Barry, mêle astucieusement le thème de la saga avec des musiques d’origines nippones. L’édition confiée à Peter R. Hunt aurait apporté de la fluidité au métrage en raccourcissant quelque peu le film, notamment la séquence finale qui s’étire en longueur. La distribution offre de bonnes prestations dans l’ensemble, mais Donald Pleasence est légèrement sous-exploité. Un James Bond agréable, mais de loin pas mémorable…

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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