Action, Aventure, Drame, Espionnage, Thriller

ON HER MAJESTY’S SECRET SERVICE (1969) ★★★★☆


On Her Majesty's Secret Service (1969)

 

 

James Bond vient en aide à la fille d’un chef de la mafia corse et tente de se faire passer pour un généalogiste afin d’approcher Blofeld, le leader du SPECTRE, dans sa clinique secrète située dans les Alpes suisses.

 

 

Origine du film : Royaume-Uni
Réalisateur : Peter R. Hunt
Scénariste : Richard Maibaum
Acteurs : George Lazenby, Diana Rigg, Telly Savalas, Bernard Lee, Gabriele Ferzetti, Ilse Steppat, Lois Maxwell, George Baker, Desmond Llewelyn
Musique : John Barry
Genre : Action, Aventure, Drame, Espionnage, Thriller
Durée : 142 minutes
Date de sortie : 18 décembre 1969 (France)
Année de production : 1969
Sociétés de production : Eon Productions
Distribué par : United Artists
Titre français : Au Service Secret de sa Majesté
Notre note : ★★★★☆

 

 

« On Her Majesty’s Secret Service », ou « Au Service Secret de sa Majesté » pour la distribution française, est un film d’espionnage britannique doublé d’un thriller d’action datant de 1969, réalisé par Peter R. Hunt, à qui l’on doit également « Death Hunt » (1981). Les acteurs principaux sont George Lazenby, qu’on a pu voir dans « Who Saw Her Die? » (1972), Diana Rigg, essentiellement connue pour son rôle d’Emma Peel dans la série The Avengers (1965-1968), que l’on connait en France sous le titre de Chapeau Melon et Bottes de Cuir, Telly Savalas, connu essentiellement pour son rôle du Lieutenant Theo Kojak dans la série Kojak (1973-1978) et qu’on a pu voir dans « The Dirty Dozen » (1967), film que l’on retrouve sous le titre de « Les Douze Salopards », Gabriele Ferzetti, qu’on a pu voir dans « End of the Game » (1975), et Ilse Steppat, malheureusement décédée d’une crise cardiaque juste après le tournage du film. À noter que Bernard Lee, Lois Maxwell et Desmond Llewelyn reprennent tous leur rôle respectif, soit « M« , Miss Monypenny et « Q » .

L’histoire proposée par « On Her Majesty’s Secret Service » nous invite à suivre James Bond (George Lazenby) sur deux tableaux. Dans un premier temps, l’Agent 007 va faire la connaissance de la Comtesse Tracy di Vicenzo (Diana Rigg), dont il va tomber amoureux et finalement épouser. Dans un second temps, James Bond va tenter de se faire passer pour un généalogiste de l’autorité héraldique qui siège à Londres, auprès d’Ernst Stavro Blofeld (Telly Savalas), plus connu sous le pseudonyme de n°1, le leader du SPECTRE. Le but étant de découvrir ce que ce dernier trame dans son institut de recherche, présentée comme une clinique contre les allergies, installée au sommet du Piz Gloria, dans les Alpes suisses. Une façade pour organiser une guerre bactériologique dans le monde entier…

Sean Connery ayant décidé de renoncer au rôle de l’Agent 007, c’est donc un illustre inconnu pour l’époque, George Lazenby, d’origine australienne, qui reprend le personnage de James Bond. Cependant, en cours de tournage, celui-ci annonçait que ce serait son unique participation à l’aventure. Après le tournage de « You Only Live Twice » (1967), les producteurs voulaient enchaîner avec « The Man with the Golden Gun » dont le tournage principal devait se faire au Cambodge, tout en faisant appel à Roger Moore pour le rôle principal. Mais l’instabilité politique du pays a forcé les producteurs à renoncer à leur projet et Roger Moore renouvela son engagement sur la série intitulée « The Saint » (1962-1969). Les producteurs reviendront à la charge par la suite…

Les critiques de l’époque ont été très agressives et très négatives envers le métrage, soit envers la réalisation, soit envers George Lazenby, soit carrément envers les deux. Il est fort possible que Sean Connery incarnât finalement avec merveille l’Agent 007, et qu’à travers ce changement, beaucoup de personnes ont perçu l’apport que ce dernier avait insufflé au personnage. Cependant, « On Her Majesty’s Secret Service » n’est de loin pas aussi mauvais que cela, bien au contraire. À ce stade du développement de la franchise, il contient, avec « Thunderball » (Opération Tonnerre), paru en 1965, quelques-unes des scènes d’action les plus exaltantes à ce jour. En outre, le scénario concocté par Richard Maibaum nous offre une histoire d’amour touchante et une belle intrigue secondaire dans laquelle l’Agent 007 menace même de démissionner.

La photographie signée Michael Reed est vraiment excellente. Il a su exploiter à merveille la nature de l’environnement du Piz Gloria, qui a en partie été financé par la production en échange d’une utilisation exclusive durant le tournage. Lieu qui existe toujours de nos jours et est considéré comme le premier restaurant tournant (sur lui-même), toujours en exploitation. Etablissement qui a d’ailleurs gardé le nom qui avait été choisi par les cinéastes au moment du tournage. Les scènes de combat sont nettement mieux chorégraphiées que les films précédents, même si certains trucages sont visibles, notamment les séquences devant le fameux écran vert, mais cela s’améliore.

George Lazenby incarne un James Bond plus sobre, moins fringuant que Sean Connery. L’acteur australien offre un personnage moins caricatural, plus humain. Bien qu’il y ait une flopée de jolies filles, notamment les Blofeld’s Angels of Death, James Bond est un peu moins volage qu’à son habitude. Il va d’ailleurs tomber amoureux et se marier dans la dernière partie du métrage. Diana Rigg incarne donc celle qui va faire chavirer le cœur de l’Agent 007. Elle pourrait être le pendant de celui qui va devenir son époux. Courageuse, aimant l’action, et indomptable dans une certaine mesure. Ernst Stavro Blofeld est donc incarné par Telly Savalas. L’acteur offre un antagoniste dynamique, qui participe lui-même à la poursuite de James Bond, ce qui tranche avec l’interprétation qu’offrit Donald Pleasence avec un personnage plus diminué physiquement. Ceci s’explique par le fait que les films ne suivent pas pleinement l’ordre chronologique des romans.

Bien que Desmond Llewelyn, alias Q, soit présent dans ce film, il n’y a pour ainsi dire aucune utilisation de gadgets. Toutefois, l’Aston Martin DB5 a laissé sa place à l’Austin Martin DBS (1967 – 1972), qu’on ne verra que dans cet opus de la franchise. Les lieux sont peu variés dans ce « On Her Majesty’s Secret Service » avec le Portugal, l’Angleterre et la Suisse. Par contre, on pourra voir James Bond arborer un kilt écossais, dont l’une des charmantes jeunes femmes pourra d’ailleurs vérifier la véracité de la légende…

En conclusion, « On Her Majesty’s Secret Service » est un très bon thriller d’action disposant d’une histoire originale, d’une intrigue captivante et d’un développement sémillant. Le rythme est bien équilibré, le récit est fluide et la narration est fluide faisant appel à un petit flashback qui s’avère être l’unique exemplaire du genre dans cette franchise à ce stade. La photographie est très plaisante, les scènes d’action étant très bien chorégraphiées, mais les effets spéciaux de vol se voient dans beaucoup de séquences. La bande originale est agréable et dans l’ensemble la distribution offre de bonnes prestations. Un James Bond charnière dans l’histoire de l’Agent 007, que beaucoup considèrent comme étant l’un des meilleurs de la saga…

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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